Dans
la matinée, je regarde avec Patrick, avec émotion, deux courtes vidéos publiées
sur un de ses blogs ; je les partage sur
mon blog « La joie d’être ». Un peu avant treize heures, nous effectuons des
courses à l’épicerie Virce au coin de la rue pour déjeuner chez nous. Un avocat
mûr, un concombre, des chips, des tamarillos et du fromage genre sérac composent
notre sélection. Une grosse boule de pain moelleux est choisie à la
boulangerie. Pendant le repas, nous parlons de Bilal Hassani qui représentera
la France au prochain concours de l’Eurovision. Sa différence génère des
réactions affligeantes.
Dans
l’après-midi, Patrick se détend avec le film « Beyond skyline ». L’intrigue
fait suite à une invasion extraterrestre. Il porte le casque acheté avant-hier.
Je reprends la narration de la journée d’hier sur le chronojournal qui s’achève
pour l’entracte vers dix-sept heures trente. Nous allons nous promener au
centre-ville. Sur la calle San Agustín, au numéro quarante-sept, j’admire une
magnifique porte en bois sombre, magnifiquement ouvragée et sculptée. Chez «
Redi Movil », Casa, un jeune asiatique, encaisse les huit euros d’un câble
audio pour pouvoir brancher deux casques sur le téléviseur Sogo. En face du
magasin, je remarque une affiche à propos de la « Gran Fiesta de Máscaras» qui
se déroulera après-demain à Icod. Au-dessus d’un centre auditif, j’admire le
balcon, muni d’un corps central surmonté d’une terrasse à la balustrade
blanche, d’une ravissante maison rose soulignée de blanc. Chez Arte Ycodem, la
dame à la caisse nous reconnaît et bavarde un instant avec nous après l’achat
de cartes postales et de timbres. Nous traversons le square au kiosque, nous
descendons la calle Hércules, nous prenons à droite dans la calle Pepe Floro et
nous entrons dans la « Frutería La Magalona » à l’angle de la calle Francisco
Miranda. Le magasin de fruits et légumes, bien approvisionné, laisse découvrir
des figues de Barbarie et autres produits locaux. Nos emplettes, réglées à
dix-huit heures trente-six à une charmante jeune fille qui parle uniquement sa
langue natale, se composent d’une barquette de fresas Granel, de deux figues mûres de Barbarie et
d’une barquette de « higos picos limpios », des figues de Barbarie mondées,
bien mûres, prêtes à déguster. Les huit fruits de la barquette reviennent à un
euro quarante-cinq.
Les
« tunos » ou figuiers de Barbarie, appréciés par les cochenilles, aux fruits
orange ou blancs protégés par des épines, aux multiples vertus, prolifèrent à
Tenerife dans les plaines et sur les collines. Ils appartiennent à la famille
des cactus et comprennent d'innombrables variétés. Leur présence sur Terre
remonterait à des millions d'années. Plante attrayante, pouvant
atteindre cinq mètres de hauteur, elle a la particularité de pouvoir supporter un
fort rayonnement solaire et de retenir dans ses larges feuilles rondes et
charnues de belle réserve d’eau. Les « Tuneras común » ou « Higos picos »,
d'origine américaine, furent apportées par les Castillans dans les îles
Canaries. La pulpe du fruit, composée principalement d'eau, constitue une
excellente source de calories, de vitamines et de minéraux. Laxatif efficace,
ami du système immunitaire et cardiovasculaire, le figuier de Barbarie
constitue une source inépuisable pour ses usages cosmétiques et médicinaux…
Pour
la petite histoire, selon une légende, en février 1959, le jour où ma
grand-mère maternelle décéda, Winston Churchill et son épouse Clementine passèrent
une journée dans le nord de Tenerife en compagnie du milliardaire grec Aristote
Onassis et de son épouse Athina. Le yacht d’Aristote fut ancré à Santa Cruz.
Les quatre visiteurs se rendirent en voiture à Puerto de la Cruz. Au cours du
trajet de l’île, Winston, tel un intrépide chenapan de 85 ans, entra dans une
propriété privée et déroba une belle cueillette de figues de Barbarie.
Gourmand, il les dégusta sans attendre dans le véhicule qui les ballottait sur
une route tortueuse. Il en fit une indigestion. Une fois son estomac apaisé, il
se détendit avec ses complices dans un bar sur la Plaza de San Telmo...
Une
dizaine de minutes plus tard, nous sommes de retour chez nous. La chance opère
pour la mise à jour du blog. Patrick a trouvé comment réduire en une seule
opération sur PhotoFiltre toutes les photos à publier sur la page du jour. Avec
son aide pour cette première fois, les photos sont réduites en un tournemain et
la journée d’hier est actualisée avant le repas. Cerise sur le gâteau, Patrick
ayant publié sur « Google Photos » les photos des poupées prises hier, j’ajoute
le lien direct après la narration https://photos.app.goo.gl/U4HvdgAvHJEEWC2p6.
Lors
du dîner, je croque une pomme Golden, je savoure un smoothie figue de Barbarie
et banane, deux fruits de Tenerife. Je termine le repas avec une barre El
Almendro et une barre Naturjube à la banane agrémentée de graines de tournesol,
de sésame, de lin et de pavot. Confortablement installé sur le canapé vert à côté
de Patrick, je commence sur le Kindle la lecture du livre « Le Contact Divin »
de Melvin Morse. Une aventure sur le vaisseau Star Trek Discovery nous offre de
découvrir le peuple des Pahvans. Michael, Tyler et Saru entrent fortuitement en
contact avec la vie immatérielle de la planète Pahvo qui vibre à l’unisson dans
une harmonie cristalline. Les trois humanoïdes sont entourés par des flocons
d’énergie bleutée, brumeux et intangibles, qui flottent telles des nuées évanescentes…
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| Un avocat mûr, un concombre, des chips, des tamarillos et du fromage
genre sérac composent notre sélection |
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| Trajet de la promenade à pied... |
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| une magnifique porte en bois sombre, magnifiquement ouvragée et sculptée |
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| Chez « Redi Movil », Casa, un jeune asiatique, encaisse les huit euros
d’un câble audio |
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| je remarque une affiche à propos de la « Gran Fiesta de Máscaras» qui se
déroulera après-demain à Icod |
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| j’admire le balcon [...] d’une ravissante maison rose soulignée de blanc |
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| Chez Arte Ycodem, la dame à la caisse nous reconnaît et bavarde un
instant avec nous après l’achat de cartes postales et de timbres |
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| Nous traversons le square au kiosque |
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| nous descendons la calle Hércules |
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| Nos emplettes [...] se composent d’une barquette
de fresas Granel, de deux figues mûres
de Barbarie et d’une barquette de « higos picos limpios » |
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| « Frutería La Magalona » à l’angle de la calle Francisco Miranda |
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| barquette
de fresas Granel, deux figues mûres
de Barbarie et barquette de « higos picos limpios » |
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| Les huit fruits de la barquette reviennent à un euro quarante-cinq |
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| je savoure un smoothie figue de Barbarie et banane |
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| Confortablement installé sur le canapé vert à côté de Patrick... |