jeudi 3 janvier 2019

À 9 :30, nous montons dans la navette de Joël qui nous dépose à l’aéroport de Cointrin. Nous patientons dans le salon British Airways avant de prendre le vol de 12 :25 pour Madrid qui partira avec vingt minutes de retard. Je lis le journal Le Temps, dont un article sur Mireille Mathieu âgée de 72 ans maintenant. Nous savourons une part de quiche poireau pomme de terre avant de rejoindre la salle d’embarquement A8. Nous voyageons en classe business. Un repas nous est servi. Je teste en dessert la saveur de la fraise d’un yaourt Pastoret - La Segarra - Familia Pont.
Dans l’aéroport de Madrid-Barajas, qui se propulse dans une nouvelle dimension avec la superbe toiture futuriste qui ondule sur nos têtes telles des ailes de mouettes, des candélabres garnis d’une couronne de fête souhaitent un joyeux Noël à l’entrée des boutiques dans différentes langues.
Nous sirotons une boisson chaude au salon Priority Pass avant d’embarquer pour Tenerife. Patricia nous accueille avec le sourire dans l’Airbus qui décolle pour Tenerife vers seize heures trente. Elle est aux petits soins pour nous durant le vol d’environ deux heures quarante. La superficie de Tenerife équivaut à environ la moitié de celle de la Haute-Savoie pour une population plus nombreuse. À l’aéroport de Tenerife Nord, nos deux valises sont absentes du tapis roulant numéro un ; nous attendons jusqu’à la fin et quand le tapis s’arrête, environ une heure s’est écoulée. Patrick s’informe au guichet d’Iberia. De mon côté une employée, qui discute avec une dame dans la même situation que nous, me conseille, quand je lui dis venir de Genève via Madrid, d’aller voir sur le tapis roulant numéro 5. Bingo ! les deux valises sont sagement sur le tapis roulant arrêté. Nous patentions ensuite au guichet de Hertz dans la salle des arrivée de bagages. Une charmante jeune femme, à qui je demande si sa journée s’est bien passée, nous attribue une voiture de location. Elle a hâte de rentrer chez elle. Elle contrôle la location en enchaînement en nous laissant le choix de garder le même véhicule ou d’en changer le moment venu.
Nous arrivons, une dizaine de kilomètres plus loin, à Tacoronte un peu avant vingt-et-une heures. Quand la voix du GPS nous dit que nous sommes arrivés à destination, aucun hôtel n’est en vue. La voiture est garée après une brève recherche. Au café-restaurant El Brasero La Alhóndiga sur la Calle del Calvario, le barman entre deux âges présent au comptoir, affairé à servir ses nombreux clients au bar, nous indique le chemin à suivre. Après une fausse piste vite abandonnée, nous parvenons à l’hôtel Emblemático Casa Casilda, noyé dans les bâtisses qui s’alignent le long de la rue du calvaire. Un couple de clients, qui s’apprête à sortir, nous aide complaisamment le temps de trouver le maître de maison, un peu dur d’oreille, qui nous escorte jusqu’à la chambre baptisée Jules Leclerq. Le confort se fraye lentement son chemin dans la chambre privée de chauffage ; un radiateur est activé par Manuel. Jules, romancier, a écrit notamment le Voyage aux îles Fortunées et Le pic de Ténériffe et les Canaries, parus aux éditions Pion à Paris en 1880. Nous entrons dans les bras de Morphée après vingt-et-une heure trente sans dîner ; en France les vingt-deux heures trente sont passées…







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