Lors du
yoga des yeux sur le balcon, je vois des fidèles de la chapelle de l’Ermita del
Calvario qui suivent la messe depuis des sièges supplémentaires installés
dehors devant le parvis.
J’accompagne
Patrick dans son jeûne pour le déjeuner. Vers treize heures, nous sommes dans
la voiture garée à proximité de chez nous. Le stationnement au bord des rues
est gratuit. Patrick entre dans le GPS les coordonnées de notre destination. Le
ciel est grand bleu et le soleil darde de chauds rayons. Une journée d’été en
hiver s’annonce. La magie du voyage permet d’improviser la journée.
Nous
longeons la côte. Nous traversons le tunnel El Guincho, un ouvrage
impressionnant dont la partie latérale est ajourée d’une enfilade de cercles en
béton ouverts sur l’océan tels les hublots d’un improbable navire. Le village
très touristique de Garachico, fondé à la fin du quinzième siècle par le
banquier génois Christobal del Ponte, est traversé. La commune florissante avec
son port important vit sa prospérité chuter en 1706 lors de l'éruption du Pico
Viejo, un cratère secondaire du volcan Teide. Aucun mort ne fut à déplorer, toutefois la lave recouvrit
en grande partie la cité, les vignobles et le port. Après cet épisode remarquable,
les marchands se déplacèrent à Puerto de la Cruz, près de La Orotava. Le dôme «
Montaña de Taco » s’offre aux regards à la sortie du village dont le cône du
cratère volcanique a été transformé en réservoir d’eau dont la capacité
avoisine le million de mètres cubes. Le réservoir alimente la vaste région
agricole où la culture bananière, qui couvre la majorité du littoral,
représente le plus grand site de production de bananes de l'archipel des
Canaries. Nous traversons ensuite tour à tour le village de Los Silos et celui de
Buenavista del Norte baptisé ainsi par les conquérants castillans quand ils
virent la beauté du paysage.
Tout au
long du trajet, des bananiers s’offrent aux regards à perte de vue. Notre destination
se voit interdite sur la route TF-445 fermée à la circulation du jeudi au
dimanche de quatorze à dix-huit heures. La voiture est garée sur un terre-plein
rocailleux aménagé à proximité du barrage contrôlé par un agent. Nous cheminons
sur la chaussée en direction de notre objectif qui, toutefois, ne sera pas
atteignable à pied. La route grimpe et le paysage magnifique se dévoile
progressivement. Des réservoirs d’eau se dessinent dans le paysage. La
montagne, qui surplombe la chaussée, impressionne par ses diverses strates de
lave accumulée au fil du temps lors des éruptions passées ; des cratères
semblables à des grottes troglodytes présentent des formes dantesques.
L’ouvrage de soutènement de la route, superbement intégré dans le décor, se
montre magistral. Des géraniums rouges se prélassent au bord de la route. Le
tumulte impétueux des vagues écumeuses qui se jettent sur les rochers en
contrebas nous accompagne. Nous atteignons la « Carretera Punta de Teno » qui
termine notre grimpée ; la suite de la route, riche en tunnels le long de la
corniche, est praticable seulement en voiture ou à vélo. Un piton rocheux, en
équilibre depuis des lustres, est admiré avant de redescendre.
De
retour à la voiture, nous décidons de trouver la route pour accéder à la «
Playa Punta del Fraile », repérée depuis le sommet. Nous parvenons à
destination après un parcours sinueux et souvent étroit. La plage présente une
multitude de galets et de roches escarpées. Une crique, qui ressemble à celle
de San Juan de la Rambla, se dévoile. Nous nous approchons de l’eau. Nous nous
asseyons sur les galets. Des photos immortalisent les vagues fougueuses qui
déferlent en éclatant joyeusement sur les roches et la mer de galets noirs
continuellement trempés. Les minutes défilent agréablement, l’ouïe baignée du
ressac incessant qui métamorphose les vagues en mousse blanche et frémissante.
Après ces instants de détente paisible, nous retournons tranquillement à la
voiture. Une odeur soufrée accompagne nos pas. Des grappes vertes mystérieuses,
qui se dorent au soleil, bordent le chemin par endroits…
De
retour à Icod, la voiture est garée sur la calle Rafael Fleytas, à environ trois
cents mètres de l’appartement. Patrick se prépare un jus d’orange avec les
fruits offerts par Penelope. Les photos sont chargées. À dix-sept heures, je
sirote un cacao au lait de riz avec un carreau de chocolat noir… et la
narration de la journée commence.
Lors du
dîner, une pomme du sud-tyrol, une banane de Tenerife, un gâteau aux carottes «
La Granja », une Roo’bar datte, amande et cacao… et quelques arachides
composent la partition de mon repas. Nous retrouvons ensuite Violette, Klaus,
et Prunille pour la suite de leurs aventures...
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| des fidèles de la chapelle de l’Ermita del Calvario suivent la messe
sur le parvis. |
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| Patrick entre dans le GPS les coordonnées de notre destination |
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| La magie du voyage permet d’improviser la journée. |
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| une enfilade de cercles en béton ouverts sur l’océan tels les hublots
d’un improbable navire |
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| tunnel El Guincho |
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| Le dôme « Montaña de Taco » |
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| Des réservoirs d’eau se dessinent dans le paysage |
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| L’ouvrage de soutènement de la route |
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| la « Playa Punta del Fraile » repérée depuis le sommet |
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| la route TF-445 fermée à la circulation du jeudi au dimanche de quatorze
à dix-huit heures |
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| les vagues fougueuses qui déferlent en éclatant joyeusement sur les
roches et la mer de galets noirs |
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| les vagues fougueuses qui déferlent en éclatant joyeusement sur les
roches et la mer de galets noirs |
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| Des grappes vertes mystérieuses |
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| village très touristique de Garachico |
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| village très touristique de Garachico |
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| Des géraniums rouges se prélassent au bord de la route |
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| dôme « Montaña de Taco » au lointain |
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| des cratères semblables à des grottes troglodytes |
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| Nous atteignons la « Carretera Punta de Teno »... Un piton rocheux, en équilibre... |
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| la « Playa Punta del Fraile » |
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| la « Playa Punta del Fraile » |
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| la « Playa Punta del Fraile » |
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| la « Playa Punta del Fraile » |
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| la « Playa Punta del Fraile » |
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| la « Playa Punta del Fraile » |
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