dimanche 13 janvier 2019

Bananiers à perte de vue…

Lors du yoga des yeux sur le balcon, je vois des fidèles de la chapelle de l’Ermita del Calvario qui suivent la messe depuis des sièges supplémentaires installés dehors devant le parvis.

J’accompagne Patrick dans son jeûne pour le déjeuner. Vers treize heures, nous sommes dans la voiture garée à proximité de chez nous. Le stationnement au bord des rues est gratuit. Patrick entre dans le GPS les coordonnées de notre destination. Le ciel est grand bleu et le soleil darde de chauds rayons. Une journée d’été en hiver s’annonce. La magie du voyage permet d’improviser la journée.

Nous longeons la côte. Nous traversons le tunnel El Guincho, un ouvrage impressionnant dont la partie latérale est ajourée d’une enfilade de cercles en béton ouverts sur l’océan tels les hublots d’un improbable navire. Le village très touristique de Garachico, fondé à la fin du quinzième siècle par le banquier génois Christobal del Ponte, est traversé. La commune florissante avec son port important vit sa prospérité chuter en 1706 lors de l'éruption du Pico Viejo, un cratère secondaire du volcan Teide. Aucun  mort ne fut à déplorer, toutefois la lave recouvrit en grande partie la cité, les vignobles et le port. Après cet épisode remarquable, les marchands se déplacèrent à Puerto de la Cruz, près de La Orotava. Le dôme « Montaña de Taco » s’offre aux regards à la sortie du village dont le cône du cratère volcanique a été transformé en réservoir d’eau dont la capacité avoisine le million de mètres cubes. Le réservoir alimente la vaste région agricole où la culture bananière, qui couvre la majorité du littoral, représente le plus grand site de production de bananes de l'archipel des Canaries. Nous traversons ensuite tour à tour le village de Los Silos et celui de Buenavista del Norte baptisé ainsi par les conquérants castillans quand ils virent la beauté du paysage.

Tout au long du trajet, des bananiers s’offrent aux regards à perte de vue. Notre destination se voit interdite sur la route TF-445 fermée à la circulation du jeudi au dimanche de quatorze à dix-huit heures. La voiture est garée sur un terre-plein rocailleux aménagé à proximité du barrage contrôlé par un agent. Nous cheminons sur la chaussée en direction de notre objectif qui, toutefois, ne sera pas atteignable à pied. La route grimpe et le paysage magnifique se dévoile progressivement. Des réservoirs d’eau se dessinent dans le paysage. La montagne, qui surplombe la chaussée, impressionne par ses diverses strates de lave accumulée au fil du temps lors des éruptions passées ; des cratères semblables à des grottes troglodytes présentent des formes dantesques. L’ouvrage de soutènement de la route, superbement intégré dans le décor, se montre magistral. Des géraniums rouges se prélassent au bord de la route. Le tumulte impétueux des vagues écumeuses qui se jettent sur les rochers en contrebas nous accompagne. Nous atteignons la « Carretera Punta de Teno » qui termine notre grimpée ; la suite de la route, riche en tunnels le long de la corniche, est praticable seulement en voiture ou à vélo. Un piton rocheux, en équilibre depuis des lustres, est admiré avant de redescendre.

De retour à la voiture, nous décidons de trouver la route pour accéder à la « Playa Punta del Fraile », repérée depuis le sommet. Nous parvenons à destination après un parcours sinueux et souvent étroit. La plage présente une multitude de galets et de roches escarpées. Une crique, qui ressemble à celle de San Juan de la Rambla, se dévoile. Nous nous approchons de l’eau. Nous nous asseyons sur les galets. Des photos immortalisent les vagues fougueuses qui déferlent en éclatant joyeusement sur les roches et la mer de galets noirs continuellement trempés. Les minutes défilent agréablement, l’ouïe baignée du ressac incessant qui métamorphose les vagues en mousse blanche et frémissante. Après ces instants de détente paisible, nous retournons tranquillement à la voiture. Une odeur soufrée accompagne nos pas. Des grappes vertes mystérieuses, qui se dorent au soleil, bordent le chemin par endroits…

De retour à Icod, la voiture est garée sur la calle Rafael Fleytas, à environ trois cents mètres de l’appartement. Patrick se prépare un jus d’orange avec les fruits offerts par Penelope. Les photos sont chargées. À dix-sept heures, je sirote un cacao au lait de riz avec un carreau de chocolat noir… et la narration de la journée commence.


Lors du dîner, une pomme du sud-tyrol, une banane de Tenerife, un gâteau aux carottes « La Granja », une Roo’bar datte, amande et cacao… et quelques arachides composent la partition de mon repas. Nous retrouvons ensuite Violette, Klaus, et Prunille pour la suite de leurs aventures...

des fidèles de la chapelle de l’Ermita del Calvario suivent la messe sur le parvis.

Patrick entre dans le GPS les coordonnées de notre destination

La magie du voyage permet d’improviser la journée.
une enfilade de cercles en béton ouverts sur l’océan tels les hublots d’un improbable navire

tunnel El Guincho

Le dôme « Montaña de Taco »


Des réservoirs d’eau se dessinent dans le paysage

L’ouvrage de soutènement de la route

la « Playa Punta del Fraile » repérée depuis le sommet


la route TF-445 fermée à la circulation du jeudi au dimanche de quatorze à dix-huit heures

les vagues fougueuses qui déferlent en éclatant joyeusement sur les roches et la mer de galets noirs 

les vagues fougueuses qui déferlent en éclatant joyeusement sur les roches et la mer de galets noirs 

Des grappes vertes mystérieuses

village très touristique de Garachico

village très touristique de Garachico



Des géraniums rouges se prélassent au bord de la route

dôme « Montaña de Taco » au lointain

des cratères semblables à des grottes troglodytes 

Nous atteignons la « Carretera Punta de Teno »... Un piton rocheux, en équilibre... 


la « Playa Punta del Fraile »

la « Playa Punta del Fraile »

la « Playa Punta del Fraile »

la « Playa Punta del Fraile »

la « Playa Punta del Fraile »

la « Playa Punta del Fraile »


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire