mercredi 23 janvier 2019

Candelaria Perez Garcia…

            Sur le balcon, la présence de nuages devant l’astre empêche la salutation au soleil. Depuis hier, sur Internet, des milliers de personnes pour chaque contribution ont répondu à la lettre du Président Macron. La fiscalité emporte les suffrages avec plus de dix mille réponses. Patrick termine les siennes vers dix heures trente. Je poursuis la narration de la journée d’hier. Le blog est actualisé à midi trente.

            Une quinzaine de minutes plus tard, nous rencontrons la préposée qui relève le courrier de la boîte aux lettres au bas de chez nous. Cette synchronicité offre à Patrick de lui confier les dernières cartes postales écrites. Nous grimpons ensuite la calle del Calvario où je remarque des poules derrière des barreaux dans un magasin de vente en gros de semences et autres produits agricoles. Plus haut sur la rue, un hibiscus rouge se laisse admirer. Une fois dans la voiture, nous prenons la direction du village de Garachico. Nous allons déjeuner au restaurant « Candelaria La Cocinera » repéré lors de notre précédente venue. Pepa nous accueille vers treize heures dix ; son prénom serait une variante de Josepe. L’homme à la confortable bedaine, un membre de la famille de la fondatrice, se montre attentionné et courtois. La carte, choisie en anglais, propose une page de mets végétariens. Lors de la commande, Pepa décline la double commande des papas, un seul plat étant suffisant pour deux personnes. Son intégrité, libre du chiffre d’affaires à tout prix, m’épate. Il nous apporte un pain fait maison aux céréales et graines juste sorti du four. Un ramequin de mayonnaise au persil faite en cuisine, digne de celle de Francette, escorte la miche à laquelle je fais immédiatement honneur. Je me régale et modère ma gourmandise afin de pouvoir savourer les mets concoctés en cuisine. Les murs blancs de la salle sont égayés de photos agrandies pour la décoration. Candelaria Perez Garcia, la fondatrice du restaurant apparaît sur tous les clichés. Le plat de « papas arrugadas » [pommes de terre ridées] arrive avec les deux « mojos », les sauces typiques des îles Canaries ; je décèle la présence de coriandre dans la verte et de paprika dans la rouge. Trois convives remplacent les villageois venus boire un apéritif ; assises côte à côte, elles pianotent sur leur smartphone comme des automates.

            Candelaria vit le jour au printemps en 1915 et rendit son dernier souffle cinquante années plus tard à l’automne en 1965. Elle commença sa carrière de cuisinière dans sa prime jeunesse à San Cristóbal de la Laguna dans la famille d’Arencibia Montes de Oca. Sa créativité et son sérieux furent appréciés, mois après mois, année après année, pendant que les aiguilles se promenaient sur la trame temporelle. Elle convola en justes noces l’année de ses vingt ans. De son mariage, naquirent huit enfants. Femme exceptionnelle, elle parvint à s’occuper de ses enfants, de son ménage et de sa vie professionnelle. Elle excella comme cuisinière au Casino dans la Cité du Drago. Sa réputation fut telle qu’elle obtint le titre de meilleure cuisinière de la ville, rebaptisée Icod de los Vinos le jeudi 11 mai 1950. Outre son restaurant gastronomique au succès devenu légendaire, elle fut célèbre sur toutes les îles Canaries en devenant le traiteur attitré de nombre de cérémonies de mariage. Oubliant de ménager sa monture, elle tomba malade mais continua de poursuivre ses activités jusqu’à sa mort. Elle laissa son héritage aux générations futures qui surent en prendre soin…

            Aujourd’hui, nous profitons du fruit du travail sans relâche de Candelaria en nous régalant dans la bonne humeur de ses recettes d'antan. Les « lasaña de berenjena » se dévoilent à nos regards éblouis. Nos papilles chantent dès les premières bouchées. La légèreté de la préparation efface le côté bourratif des pâtes ; nous savourons avec appétence la totalité des lasagnes d'aubergines. De la camomille Montecelio et de l’eau gazeuse accompagnent le festin. Les quatorze heures quarante s’annoncent quand nous réglons la cuenta [addition] à Pepa qui nous remercie du pourboire en posant une main sur son cœur.

            Nous marchons sur la calle el sol où se situe le restaurant. En dessus du parc de la Puerta de Tierra, un chemin incliné, pavé de galets de lave, me fait signe. Nous grimpons les allées en zigzags, bordées de murets en roches volcaniques, qui nous conduisent sur les hauteurs du village. À mi-parcours, un obélisque s’élève devant nos yeux. Le monolithe, en pierre et en bronze, commémore le tri centenaire de l'éruption du Pico Viejo du mercredi 5 mai 1706 qui mit fin à la prépondérance commerciale du port. Tout au long de la montée, des massifs de bougainvilliers, fuchsia, rouge, orange et jaune, embellissent le décor. La vue panoramique embrasse le village et le littoral.

            Plus tard, nos pas nous emmènent à la boulangerie « Le Pâtissier »… fermée le mercredi. L’achat de barres à la banane est reporté à une autre fois. Nous allons marcher sur la jetée où les vagues fougueuses prennent d’assaut les rochers. La température de vingt degrés, annoncée sur la devanture d’une pharmacie, est tamisée par les ardeurs du vent. Avant de retourner chez nous, nous visitons le magasin de souvenirs « El Limonero », superbement approvisionné. Des sets de table artisanaux bleus ajourés en forme de pétales de fleurs sont admirés. Une fontaine avec des coquillages trône dans un bassin au centre du magasin. Des mannequins témoignent de la pêche et de la vigne à Garachico dans des scènes de vie d’autrefois. Un livre pour enfants illustre la légendaire île de San Borondón.

            Nous sommes de retour à Icod après seize heures. J’achète des myrtilles chez Dino avant de garer la voiture devant la « Carpintería [Menuiserie] Ouanche » sur la calle Rafael Fleytas. J’œuvre sur l’ordinateur. L’ouvrage se termine une quarantaine de minutes plus tard. Avec une petite pensée pour ma cousine Sonia qui vit à Córdoba, je publie un « clin d’œil » sur le blog avec une photo de la Mariposario de Benalmádena, une commune de la province de Malaga, en Andalousie, située à moins de deux cents kilomètres de Cordoue. Les messageries sont consultées ; les blogs de Patrick visités. Sur un tweet, je lis une citation de Christian Bobin : « Ce qui est blessé en nous demande asile aux plus petites choses de la terre et le trouve. » Un voisin de notre montée hisse par les escaliers une nouvelle machine à laver le linge.

            Lors de la pause, je me prépare un cacao avec du lait de riz « Yosoy » composé de 16% de riz, de noisettes et d’agua [eau] du parc naturel du Montseny, situé à environ soixante-dix kilomètres de Barcelone. Une réponse est envoyée au mail de Carole et, ensuite, à celui de Jean-Marc. Les photos du jour sont chargées. La narration de la journée commence. Je prépare pour le dîner un smoothie arándanos [myrtilles], banane et dattes. Je le savoure avec du cake aux amandes acheté hier. Patrick parle d’une « prison ouverte », un lieu humanisé, en Finlande. À Suomenlinna, charmant îlot rocheux au large d’Helsinki, cette utopie concrète apparaît comme l’antithèse des mitards glauques et surchargés à la française. Là-bas, il n’y a pas de clé. La clé, c’est la confiance. Nous embarquons ensuite sur le vaisseau spatial Star Trek Discovery où nous assistons au sauvetage de Sarek rendu possible grâce à une fusion mentale vulcaine avec Michael…

https://usbeketrica.com/article/finlande-prison-ouverte-suomenlinna

la présence de nuages devant l’astre empêche la salutation au soleil

nous rencontrons la préposée qui relève le courrier de la boîte aux lettres au bas de chez nous

des poules derrière des barreaux dans un magasin de vente en gros 

un hibiscus rouge se laisse admirer

les villageois venus boire un apéritif 

Candelaria avec deux de ses fils

La carte propose une page de mets végétariens

Candelaria 

un pain fait maison aux céréales et graines juste sorti du four et le ramequin de mayonnaise 

la camomille Montecelio et de l’eau gazeuse accompagnent le festin

Candelaria en famille...

La table où nous déjeunons

Le plat de « papas arrugadas » [pommes de terre ridées] arrive avec les deux « mojos »

« lasaña de berenjena » 

Elle convola en justes noces l’année de ses vingt ans. 

restaurant « Candelaria La Cocinera » 

Garachico 

Fleurs à Garachico 

Garachico 

Nous grimpons les allées en zigzags

Le monolithe, en pierre et en bronze, commémore le tri centenaire de l'éruption du Pico Viejo

La lave se répand sur Garachico lors de l'éruption du Pico Viejo

des bougainvilliers, fuchsia, rouge, orange et jaune, embellissent le décor

La vue panoramique embrasse le village et le littoral

La vue panoramique embrasse le village et le littoral

La vue panoramique embrasse le village et le littoral

les vagues fougueuses prennent d’assaut les rochers

magasin de souvenirs « El Limonero » 

Une fontaine avec des coquillages trône dans un bassin au centre du magasin

Des mannequins témoignent de la pêche et de la vigne à Garachico 

Un livre pour enfants illustre la légendaire île de San Borondón

entrée du magasin de souvenirs « El Limonero »

la « Carpintería [Menuiserie] Ouanche » 
 
un smoothie arándanos [myrtilles], banane et dattes savouré avec du cake aux amandes

Décoration murale dans la cuisine

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