Sur
le balcon, la présence de nuages devant l’astre empêche la salutation au
soleil. Depuis hier, sur Internet, des milliers de personnes pour chaque
contribution ont répondu à la lettre du Président Macron. La fiscalité emporte
les suffrages avec plus de dix mille réponses. Patrick termine les siennes vers
dix heures trente. Je poursuis la narration de la journée d’hier. Le blog est
actualisé à midi trente.
Une
quinzaine de minutes plus tard, nous rencontrons la préposée qui relève le
courrier de la boîte aux lettres au bas de chez nous. Cette synchronicité offre
à Patrick de lui confier les dernières cartes postales écrites. Nous grimpons
ensuite la calle del Calvario où je remarque des poules derrière des barreaux dans
un magasin de vente en gros de semences et autres produits agricoles. Plus haut
sur la rue, un hibiscus rouge se laisse admirer. Une fois dans la voiture, nous
prenons la direction du village de Garachico. Nous allons déjeuner au restaurant
« Candelaria La Cocinera » repéré lors de notre précédente venue. Pepa nous
accueille vers treize heures dix ; son prénom serait une variante de Josepe.
L’homme à la confortable bedaine, un membre de la famille de la fondatrice, se
montre attentionné et courtois. La carte, choisie en anglais, propose une page
de mets végétariens. Lors de la commande, Pepa décline la double commande des
papas, un seul plat étant suffisant pour deux personnes. Son intégrité, libre
du chiffre d’affaires à tout prix, m’épate. Il nous apporte un pain fait maison aux
céréales et graines juste sorti du four. Un ramequin de mayonnaise au persil
faite en cuisine, digne de celle de Francette, escorte la miche à laquelle je fais
immédiatement honneur. Je me régale et modère ma gourmandise afin de pouvoir
savourer les mets concoctés en cuisine. Les murs blancs de la salle sont égayés
de photos agrandies pour la décoration. Candelaria Perez Garcia, la fondatrice
du restaurant apparaît sur tous les clichés. Le plat de « papas arrugadas
» [pommes de terre ridées] arrive avec les deux « mojos », les sauces typiques
des îles Canaries ; je décèle la présence de coriandre dans la verte et de
paprika dans la rouge. Trois convives remplacent les villageois venus boire un
apéritif ; assises côte à côte, elles pianotent sur leur smartphone comme des
automates.
Candelaria
vit le jour au printemps en 1915 et rendit son dernier souffle cinquante années
plus tard à l’automne en 1965. Elle commença sa carrière de cuisinière dans sa
prime jeunesse à San Cristóbal de la Laguna dans la famille d’Arencibia Montes
de Oca. Sa créativité et son sérieux furent appréciés, mois après mois, année
après année, pendant que les aiguilles se promenaient sur la trame temporelle.
Elle convola en justes noces l’année de ses vingt ans. De son mariage,
naquirent huit enfants. Femme exceptionnelle, elle parvint à s’occuper de ses
enfants, de son ménage et de sa vie professionnelle. Elle excella comme
cuisinière au Casino dans la Cité du Drago. Sa réputation fut telle qu’elle
obtint le titre de meilleure cuisinière de la ville, rebaptisée Icod de los
Vinos le jeudi 11 mai 1950. Outre son restaurant gastronomique au succès devenu
légendaire, elle fut célèbre sur toutes les îles Canaries en devenant le
traiteur attitré de nombre de cérémonies de mariage. Oubliant de ménager sa
monture, elle tomba malade mais continua de poursuivre ses activités jusqu’à sa
mort. Elle laissa son héritage aux générations futures qui surent en prendre
soin…
Aujourd’hui,
nous profitons du fruit du travail sans relâche de Candelaria en nous régalant
dans la bonne humeur de ses recettes d'antan. Les « lasaña de berenjena » se
dévoilent à nos regards éblouis. Nos papilles chantent dès les premières
bouchées. La légèreté de la préparation efface le côté bourratif des pâtes ;
nous savourons avec appétence la totalité des lasagnes d'aubergines. De la
camomille Montecelio et de l’eau gazeuse accompagnent le festin. Les quatorze
heures quarante s’annoncent quand nous réglons la cuenta [addition] à Pepa qui nous
remercie du pourboire en posant une main sur son cœur.
Nous
marchons sur la calle el sol où se situe le restaurant. En dessus du parc de la
Puerta de Tierra, un chemin incliné, pavé de galets de lave, me fait signe.
Nous grimpons les allées en zigzags, bordées de murets en roches volcaniques,
qui nous conduisent sur les hauteurs du village. À mi-parcours, un obélisque
s’élève devant nos yeux. Le monolithe, en pierre et en bronze, commémore le tri
centenaire de l'éruption du Pico Viejo du mercredi 5 mai 1706 qui mit fin à la
prépondérance commerciale du port. Tout au long de la montée, des massifs de
bougainvilliers, fuchsia, rouge, orange et jaune, embellissent le décor. La vue
panoramique embrasse le village et le littoral.
Plus
tard, nos pas nous emmènent à la boulangerie « Le Pâtissier »… fermée le
mercredi. L’achat de barres à la banane est reporté à une autre fois. Nous
allons marcher sur la jetée où les vagues fougueuses prennent d’assaut les
rochers. La température de vingt degrés, annoncée sur la devanture d’une
pharmacie, est tamisée par les ardeurs du vent. Avant de retourner chez nous, nous
visitons le magasin de souvenirs « El Limonero », superbement
approvisionné. Des sets de table artisanaux bleus ajourés en forme de pétales
de fleurs sont admirés. Une fontaine avec des coquillages trône dans un bassin
au centre du magasin. Des mannequins témoignent de la pêche et de la vigne à
Garachico dans des scènes de vie d’autrefois. Un livre pour enfants illustre la
légendaire île de San Borondón.
Nous
sommes de retour à Icod après seize heures. J’achète des myrtilles chez Dino
avant de garer la voiture devant la « Carpintería [Menuiserie] Ouanche » sur la
calle Rafael Fleytas. J’œuvre sur l’ordinateur. L’ouvrage se termine une quarantaine
de minutes plus tard. Avec une petite pensée pour ma cousine Sonia qui vit à
Córdoba, je publie un « clin d’œil » sur le blog avec une photo de la
Mariposario de Benalmádena, une commune de la province de Malaga, en
Andalousie, située à moins de deux cents kilomètres de Cordoue. Les messageries
sont consultées ; les blogs de Patrick visités. Sur un tweet, je lis une
citation de Christian Bobin : « Ce qui est blessé en nous demande asile aux
plus petites choses de la terre et le trouve. » Un voisin de notre montée hisse
par les escaliers une nouvelle machine à laver le linge.
Lors de la pause, je me prépare un cacao avec du lait
de riz « Yosoy » composé de 16% de riz, de noisettes et d’agua [eau] du parc
naturel du Montseny, situé à environ soixante-dix kilomètres de Barcelone. Une
réponse est envoyée au mail de Carole et, ensuite, à celui de Jean-Marc. Les
photos du jour sont chargées. La narration de la journée commence. Je prépare
pour le dîner un smoothie arándanos [myrtilles], banane et dattes. Je le savoure
avec du cake aux amandes acheté hier. Patrick parle d’une « prison ouverte »,
un lieu humanisé, en Finlande. À Suomenlinna, charmant îlot rocheux au large
d’Helsinki, cette utopie concrète apparaît comme l’antithèse des mitards
glauques et surchargés à la française. Là-bas, il n’y a pas de clé. La clé,
c’est la confiance. Nous embarquons ensuite sur le vaisseau spatial Star Trek
Discovery où nous assistons au sauvetage de Sarek rendu possible grâce à une
fusion mentale vulcaine avec Michael…
https://usbeketrica.com/article/finlande-prison-ouverte-suomenlinna
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| la présence de nuages devant l’astre empêche la salutation au soleil |
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| nous rencontrons la préposée qui relève le courrier de la boîte aux
lettres au bas de chez nous |
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| des poules derrière des barreaux dans un magasin de vente en gros |
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| un hibiscus rouge se laisse admirer |
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| les villageois venus boire un apéritif |
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| Candelaria avec deux de ses fils |
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| La carte propose une page de mets végétariens |
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| Candelaria |
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| un pain fait maison aux céréales et
graines juste sorti du four et le ramequin de mayonnaise |
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| la camomille Montecelio et de l’eau gazeuse accompagnent le festin |
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| Candelaria en famille... |
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| La table où nous déjeunons |
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| Le plat de « papas arrugadas » [pommes de terre ridées] arrive avec
les deux « mojos » |
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| « lasaña de berenjena » |
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| Elle convola en justes noces l’année de ses vingt ans. |
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| restaurant « Candelaria La Cocinera » |
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| Garachico |
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| Fleurs à Garachico |
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| Garachico |
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| Nous grimpons les allées en zigzags |
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| Le monolithe, en pierre et en bronze, commémore le tri centenaire de
l'éruption du Pico Viejo |
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| La lave se répand sur Garachico lors de
l'éruption du Pico Viejo |
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| des bougainvilliers, fuchsia, rouge, orange et jaune, embellissent le
décor |
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| La vue panoramique embrasse le village et le littoral |
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| La vue panoramique embrasse le village et le littoral |
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| La vue panoramique embrasse le village et le littoral |
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| les vagues fougueuses prennent d’assaut les rochers |
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| magasin de souvenirs « El Limonero » |
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| Une fontaine avec des coquillages trône dans un bassin au centre du
magasin |
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| Des mannequins témoignent de la pêche et de la vigne à Garachico |
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| Un livre pour enfants illustre la légendaire île de San Borondón |
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| entrée du magasin de souvenirs « El Limonero » |
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| la « Carpintería [Menuiserie] Ouanche » |
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| un smoothie arándanos [myrtilles], banane et dattes savouré avec du cake aux amandes |
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| Décoration murale dans la cuisine |
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