Lors du petit
déjeuner, comme le vendredi 3 août. Patrick me parle de la lettre d’Emmanuel
Macron aux Français, du grand débat national ; une initiative inédite pour
transformer les colères en solutions, qui se déroulera jusqu’au 15 mars 2019 avec
l’invitation à chaque citoyen de s’exprimer sur Internet notamment pour faire
valoir ses propositions et ses idées, où aucune question ne sera interdite. L’expression
personnelle qui correspondant à chaque histoire, à chaque opinion, à chaque
priorité est attendue, sans distinction d’âge ni de condition sociale.
Dans la
matinée, j’envoie un mail à Jean-Marc, le fils d’un des fabricants de salons
avec qui je travaillais, suite à la présence de ses parents dans un rêve. Je
sirote du « Eko » avec une tombée de lait de riz ; ce succédané de café se
compose d’orge, de seigle et de chicorée.
Nous
sortons vers midi trente. Un régime de bananes de Tenerife, accroché à la
charnière de la porte d’entrée dans l’épicerie au coin de la rue, est acheté et
déposé dans l’appartement. La grille de la chapelle est ouverte. Nous nous
glissons à l’intérieur du parc pour admirer dans son enceinte l’ensemble
paysagé arboré. Des hibiscus fragilis s’épanouissent. Une fourmi se promène sur
le bord d’un des pétales d’une des mandrinettes. Au début des années
soixante-dix, Andy Warhol réalisa des impressions de la fleur de mandrinette,
chacune représentant des pétales de différentes couleurs. Une photographie du
bâtiment où se situe notre chez-nous à Icod est prise depuis le parc.
Nous
allons déjeuner chez « Ciao Bella ». Nous suivons la rue commerçante San
Agustín dont les commerces ferment majoritairement à treize heures pour
réouvrir à seize heures trente. Nous entrons chez Mama Tierra pour acheter du
chocolat Viviani aux cerises… et un bonbon à la figue « Calabacita » de
chez Ecoficus, farcie de praliné aux amandes et baignée de chocolat belge, cultivée
à Almoharín dans la région de l'Estrémadure au sud-ouest de l'Espagne. Le
restaurant italien se situe sur la calle San Sebastián, à deux pas de l’hôtel
de ville. Nous nous installons en terrasse ; les treize heures s’éloignent. Le
jeune serveur nous apporte une bouteille de Magma de Cabreiroá, une eau gazeuse
à base de bicarbonates et de lithium, née dans le sous-sol granitique de la
région d’Orense, une ville de la Galice en Espagne. Nous savourons chacun une «
parmigiana » d'aubergines avant de se partager une pizza aubergine, courgette,
oignon et poivron rouge et noir. La pizza, dont la pâte se révèle croustillante
et parfumée, régale les papilles.
Après le
repas, nous grimpons les marches pour découvrir l’esplanade de la Mairie [Ayuntamiento],
étoffée de statues, de candélabres, de bancs circulaires en pierre et
d’ornements végétaux. Nous prenons ensuite la direction de la plaza de la Pila
pour aller flâner dans les ruelles qui sillonnent le versant nord du mont
Teide. Nous grimpons la calle San Antonio où un charmant balcon ancien retient
l’attention. Sur la plaza José Manuel Cabrera, un Drago âgé de plus de deux
cents ans, blessé profondément au tronc il y a une trentaine d’années, tenu par
des tenseurs, se dresse de ses quelque vingt mètres de hauteur dans le ciel bleu.
La route grimpant « sans fin », nous prenons à gauche dans la calle el
Agua où, au numéro quatorze, une porte d’entrée est ouverte. Sur le dessus d’une
console en bois couleur merisier aux pieds avant galbés, des cadres de
portraits sont posés en oblique devant une composition florale. Le premier
montre le visage d’une belle jeune femme blonde au regard énigmatique. Au fond
du long corridor étroit, une volée de marches conduit à un jardin intérieur qui
s’annonce luxuriant.
Dans la
calle el Amparo, nous pénétrons dans un charmant petit sentier bordé de chaque
côté d’un mur empierré où la végétation s’exprime sans contraintes. Une vieille
porte en bois chancelle dans son chambranle d’un autre âge. La sensation
paisible d’être en pleine campagne me fait penser à Annemasse, la ville «
bétonnée ». La qualité de vie à Icod s’exprime sur un territoire étendu. La
population, inférieure d’environ trente pour cent à celle d’Annemasse,
s’épanouit sur quelque cent kilomètres carrés. À Icod, environ deux cent
quarante habitants vivent au kilomètre carré… pour sept mille habitants à
Annemasse. Le chemin bifurque à gauche pour descendre sur la calle el Beco.
Nous prenons à droite où le panorama s’élargit. Je remarque à une courte
distance sur la calle Mencey de Icoden une maison peinte en bleu égyptien qui
charme mon regard. Nous nous approchons. Au regard de la pente du terrain, les
escaliers sont à l’honneur dans cette demeure sur plusieurs niveaux,
prisonnière de ses murs d’enceinte, bleus également. Des statues, des
balustrades en fer forgé ouvragé ciselé d’or aux poteaux intermédiaires
surmontés de superbes vases égyptiens ou
grecs, participent à conférer une aura fastueuse à la résidence.
Après un
crochet dans la calle Siervo de Dios, nous suivons la calle el Durazno où une
fresque attire mon attention. Je peux lire les mots « Las tablas de San Andrés
». Plus loin, je m’attarde devant la devanture du « Centro de Ocio Infantil
Mágico », un centre de loisirs pour enfants, fermé lors de notre passage, où
une fée et une lampe d’Aladin animent l’enseigne. Soudain, contre toute attente
pour moi, je reconnais la rue suivante, celle de notre appartement. Les minutes
se sont agréablement envolées lors de cette flânerie ensoleillée dans les
ruelles sinueuses d’Icod.
Les
photos sont chargées sur l’ordinateur. La narration de la journée, ponctuée de
recherches captivantes sur Internet, commence. À dix-sept heures trente, je
sirote un cacao au lait de riz avec un carreau de chocolat noir. Par ricochet,
suite à une recherche Internet sur la figue de Calabacita, j’ajoute dans
Trello, l’outil de gestion de projets en ligne, un possible voyage dans la
province autonome de l'Estrémadure dans le sud-ouest de l’Espagne, à la
frontière avec le Portugal, pour découvrir un jour l’incomparable Théâtre
romain à Mérida, construit entre seize et quinze avant Jésus-Christ par le
consul Marcus Vipsanius Agrippa. Les photos sont choisies pour illustrer la
journée sur le blog.
Après le
dîner, où une pomme du Sud-Tyrol, une
banane de Tenerife et un gâteau aux carottes « La Granja » sont appréciés, la
soirée se déroule à bord du vaisseau spatial expérimental Discovery où nous voyageons en compagnie de la xéno-anthropologiste
Michael Burnham…
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| Un régime de bananes de Tenerife |
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| Une fourmi se promène sur le bord d’un des pétales d’une des
mandrinettes |
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| La pizza, dont la pâte se révèle croustillante et parfumée, régale les
papilles |
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| Nous allons déjeuner chez « Ciao Bella » |
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| l’esplanade de la Mairie |
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| la Mairie [Ayuntamiento] d'Icod |
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| la Mairie [Ayuntamiento] d'Icod |
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| un charmant balcon ancien retient l’attention |
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| un Drago âgé de plus de deux cents ans |
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| Vue depuis le Drago âgé de plus de deux cents ans |
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| Vue depuis le Drago âgé de plus de deux cents ans |
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| des cadres de portraits sont posés en oblique devant une composition
florale |
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| Une vieille porte en bois chancelle dans son chambranle |
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| un charmant petit sentier |
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| la végétation s’exprime sans contraintes |
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| une maison peinte en bleu égyptien |
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| une maison peinte en bleu égyptien |
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| Des statues, des balustrades en fer forgé ouvragé ciselé d’or |
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| la calle el Durazno |
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| la calle el Durazno |
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| centre de loisirs pour enfants |
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