Midi
sonne au clocher. Nous allons effectuer des courses sur la calle Francisco
Miranda. Dans le paysage des poules picorent en contrebas de l’avenida 25 de
Abril ; un coq chante. À treize heures, nous pique-niquons comme hier. Après le
repas, nous nous rendons au centre-ville. La carte d’anniversaire de Myriam et
des cartes postales sont glissées par Patrick dans la boîte Correos au bas de
la rue, à côté de la station de taxis. Vers quatorze heures quinze, nous
atteignons un site réputé d’Icod, la « Mariposario del Drago » sur l’avenida de
Canarias, proche du Drago milenario.
Laura
nous accueille. Nous réglons dix-sept euros pour les deux billets d’entrée. Un
prospectus en français nous est remis avec le sourire. Nous pénétrons dans une vaste
serre dont l’entrée est équipée de lames verticales en plastique pour éviter de
faire sortir les lépidoptères. Une vue en hauteur nous offre d’embrasser le
panorama luxuriant, une vallée de verdure, de plantes et de fleurs où volent en
toute liberté les quelque huit cents papillons [mariposas] exotiques du monde
entier. Une pièce d’eau et un pont en bois se dessinent au cœur de ce lieu de
vie foisonnante. Nous descendons une rampe inclinée et nous nous promenons.
Des
informations concernant la naissance et la reproduction des papillons sont
présentées sur des supports aux murs. Telle l'ambassadrice Delenn dans son
cocon sur Babylon 5, les insectes aux ailes couvertes de minuscules écailles
subissent une métamorphose fabuleuse ;
de larve (chenille), ils deviennent nymphe (chrysalide) par la magie de
la vie. Ces créatures diaphanes, plus d’une centaine d’espèces différentes,
vivent en moyenne deux à trois semaines dans le « Maryposium »…
avant de mourir naturellement. Une grande partie de ces papillons se reproduit
dans la végétation luxuriante du jardin dans un environnement identique au
milieu naturel, avec 80° d’humidité et une température oscillant entre 24 et
29° Celsius. Les étapes de leur fascinant cycle biologique se dévoilent dans la
maternité de la serre. Nous regardons des chenilles et des chrysalides
verticales, venues parfois de très loin, placées dans des cases à éclosion, qui
sont contrôlées en permanence. Une employée est présente, car chaque jour de
nouveaux papillons naissent sous ses yeux. Une ferme entomologique et
biologique, située dans le nord de Tenerife, au climat tempéré, permet d’élever
des papillons toute l’année. Ils croissent dans des conditions optimums. Le
centre enfante annuellement plus de trente mille cocons dont la plupart sont
destinés à la « Mariposario del Drago » et à celle de Benalmadena. Les autres
sont répartis dans d’autres parcs en Espagne et dans le reste de l’Europe.
Nous
prenons le temps de flâner dans les allées où les papillons se partagent la
vedette avec les superbes plantes riches en nectar pour leur subsistance. Des
plantes hôtes spécifiques pour la reproduction côtoient des plantes d’ornement,
choisies pour leur rareté et leur beauté. Les gracieux volatiles volettent sans
se préoccuper des Humains qui les mitraillent avec leur appareil photo et
smartphones. Une musique douce, diffusée en permanence, favorise la sensation
de beauté et de quiétude. Nous nous attardons deci delà pour percevoir sur les
végétaux les papillons en repos. Les écailles de leurs ailes participent à leur
individualité en dévoilant des motifs et des couleurs propres à chacune des innombrables
espèces créées par la vie. Un papillon noir et rouge sur une fleur vermeille en
forme de pompon ébouriffé aspire le nectar. Un autre se pose délicatement sur
une branche jaune. Un autre, en apesanteur sur une feuille verte nervurée de
jaune, aux ailes hyalines bordées de brun, nous permet de discerner nettement
ses veines. Un superbe hibiscus jaune attire mon regard. Un Monarque, une
espèce très connue, se repose au cœur d’un végétal aux feuilles vertes en
lanières. Un lis blanc en guirlande parsemé de nuances pourpre et une cañagria
rouge se laissent admirer. Un papillon aux ailes translucides se prend pour un colibri. Un papillon majoritairement noir se prélasse sur une
orchidée blanche. Un papillon aux écailles vert et noir semble être mort sur
une coupelle d’aliments sucrés. Un autre, ressemblant à une tapisserie, immobilisé
sous une feuille, est-il vivant ? De superbes papillons aux écailles bleues
cernées de noir voltigent sans se poser, contrairement aux papillons de nuit,
utilisés pour la production de soie, endormis sur des écorces. Éphémères, ces
papillons de nuit, privés d’organe digestif, vivent quatre à six jours. Un « Papilio
lowii », au « design » noir et blanc très élaboré, tourbillonne et finit par se
poser pour une photo. Nous sortons du Mariposario, après quinze heures, les
yeux, emplis de beauté et de magie.
Un
peu avant seize heures, nous sommes de retour chez nous, le cœur léger, pour
vivre tranquillement la suite de l’après-midi. Le blog est actualisé avant la
pause de dix-sept heures trente. Le cacao au lait de riz est délayé sur la
plaque à induction avec une demi-barre pour chocolat chaud « La Legalidad »,
fabriquée à Icod depuis 75 ans dans la chocolaterie à deux pas de chez nous sur
la calle los Reyes. Je regarde les blogs Patrick. Je débute la narration des
instants atemporels passés avec les papillons.
Je
prépare pour le dîner un smoothie de moras (mûres), achetées ce matin chez
Super Dino, mixées avec une banane et deux dattes Medjool. Après un temps de lecture
sur le Kindle, deux épisodes de la série « Please like me » agrémentent la
soirée…
 |
| Dans le paysage des poules picorent |
 |
| nous pique-niquons chez nous |
 |
| des cartes postales sont glissées par Patrick dans la boîte Correos au
bas de la rue |
 |
| Entrée de la « Mariposario del Drago » |
 |
| Entrée de la « Mariposario del Drago » |
 |
| Entrée de la « Mariposario del Drago » |
 |
| Une vue en hauteur nous offre d’embrasser le panorama luxuriant |
 |
| Une vue en hauteur nous offre d’embrasser le panorama luxuriant |
 |
| Une vue en hauteur nous offre d’embrasser le panorama luxuriant |
 |
| Un « Papilio lowii », au « design » noir et blanc très élaboré,
tourbillonne et finit par se poser pour une photo |
 |
| Un papillon noir et rouge sur une fleur vermeille en forme de pompon
ébouriffé aspire le nectar |
 |
| Un autre se pose délicatement sur une branche jaune |
 |
| Un autre, en apesanteur sur une feuille verte nervurée de jaune, aux
ailes hyalines bordées de brun, nous permet de discerner nettement ses veines |
 |
| Un superbe hibiscus jaune attire mon regard |
 |
| Un Monarque, une espèce très connue, se repose au cœur d’un végétal aux
feuilles vertes en lanières |
 |
| Un papillon aux ailes translucides se prend pour un colibri |
 |
| Un papillon majoritairement noir se prélasse sur une orchidée blanche. |
 |
| une cañagria rouge se laissent admirer |
 |
| Un papillon aux écailles vert et noir semble être mort sur une coupelle
d’aliments sucrés |
 |
| Nous regardons des chrysalides verticales |
 |
| Nous regardons des chenilles |
 |
| Un autre, ressemblant à une tapisserie, immobilisé sous une feuille, est-il
vivant ? |
 |
| De superbes papillons aux écailles bleues cernées de noir voltigent sans
se poser |
 |
| papillons de nuit, utilisés pour la production de soie, endormis sur des
écorces |
 |
| Nous sortons du Mariposario, après quinze heures, les yeux, emplis de
beauté et de magie |
 |
| Je prépare pour le dîner un smoothie de moras... |
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire