mardi 22 janvier 2019

Opportunités…

            Les rites matinaux, le petit déjeuner, le yoga des yeux et la salutation au soleil sur le balcon se succèdent. Sur la page de dimanche du blog, j’ajoute une réflexion liée aux apparences trompeuses, venue à l’esprit durant le petit déjeuner, à propos d’une scène magistrale à la fin du film PK. Durant la matinée, Patrick répond sur Internet à quelques questions nées de la lettre de Emmanuel Macron. La narration d’hier se poursuit. Le blog est actualisé à midi.

            Nous partons quelques instants plus tard pour La Orotava. Sur l’avenida Príncipe de España, nous faisons le premier plein de carburant au numéro 40, à la station service « Disa ». Le litre de super « Eco 95 » se monte à 0,919 centimes d’euro. Un plein d’un peu plus de quarante-quatre litres revient 41 € ; en France, nous aurions dépensé quelque 70 €. Un employé attentif approche et nous montre courtoisement l’astuce pour bloquer la gâche de la pompe à essence le temps du remplissage du réservoir. Je procède au règlement à midi trente ; la dame avenante présente à la caisse se montre tout sourires. Je donne un pourboire au pompiste avant de rejoindre Patrick dans la voiture. Je me sens le cœur léger ; quelle différence avec les stations des supermarchés en France qui sont déshumanisées.

            Nous arrivons un peu avant treize heures au centre commercial La Villa. Le vent souffle sur l’esplanade du centre El Trompo. Nous déjeunons chez Foster’s Hollywood. José, avenant et décontracté, qui s’apprêtait à préparer le guacamole devant moi lors d’un précédent repas, nous accueille et s’emploie à nous cocoler. Nous optons chacun pour un wook végétarien poêlé à la sauce teriyaki avec du riz blanc Basmati « al dente », du poivron rouge et vert, des oignons sautés, des tomates cerises, des asperges… le tout saupoudré de graines de sésame et de coriandre fraîche. De l’eau gazeuse et une manzanilla espagnole [camomille] Montecelio accompagne les mets. Un jeune couple avec un bébé prend place à une table voisine. La poussette, version 4x4, au pare-soleil rose, s’impose avec son look urbain et moderne où se cache peut-être un concentré de technologies. Des habitués, comme nous maintenant, nous reconnaissent avec un sourire.

            Nous sortons vers quatorze heures quinze. Nos pas nous conduisent chez Conforama où nous regardons les téléviseurs. Plus tard, chez El Campo, avant d’effectuer des courses, nous procédons à une comparaison des prix et des modèles. Nous retournons chez Conforama. Vanessa s’occupe de nous. Une opportunité se présente. Nous profitons de l’offre exceptionnelle sur un téléviseur LED à écran plat de quarante-neuf pouces SS-5007 de la marque espagnole Sogo, avec un rabais de soixante-dix pour cent. Vanessa, souriante et sympathique, pianote avec dextérité sur son terminal d’ordinateur pour entrer nos coordonnées ; elle s’y reprend avec bonne humeur à trois fois devant la machine récalcitrante. Le règlement est effectué à quinze heures vingt-quatre. Nous allons chercher la voiture pour la positionner devant le magasin afin de charger notre achat dans le coffre ; les sièges arrière se rabaissent en un tournemain. Un employé, efficace et rôdé au maniement, ouvre le colis, vérifie l’état du téléviseur et le remet dans l’emballage. Joyeux comme des gamins, nous retournons chez nous pour installer le nouvel écran.

            Je stationne la voiture devant l’entrée de l’appartement le temps pour Patrick de décharger le colis. Les éboueurs arrivent, je libère l'espace qui leur est réservé, je pars chercher une place de parking. Mon mari me rejoint sur la calle Rafael Fleytas où je fais un créneau après une vaine tentative de stationnement plus près de l’appartement. L’installation du nouveau téléviseur se déroule en quelques minutes grâce à l'habileté de Patrick ; bientôt le sigle Netflix apparaît sur l’écran. Tout est opérationnel pour ce soir. À notre départ, nous offrirons le téléviseur à Penelope. Une carte postale est écrite pour notre ami Ron à New York. J’allume l’ordinateur pour commencer la narration du jour. À dix-sept heures trente, un cacao au lait de riz, délayé avec une demi-barre de chocolat « La Legalidad », est siroté avec un carreau de chocolat noir. Une promenade s’offre à nous après ces instants de détente.

            La lettre de Ron est postée au bas de la rue. Nous décidons de marcher sur la l’avenida Príncipe de España. Le jour commence lentement à décliner. Une cinquantaine de mètres plus loin, j’entre dans la panaderia [boulangerie] Altesa où deux « sneken mantequilla » [pains aux raisins, crème et beurre] sont achetés à Silvia qui, enjouée et souriante, s’amuse à comparer l’aspect des douceurs à des coquilles d’escargots [caracoles]. Nous ajoutons un cake aux amandes… à un euro. Plus avant, au numéro 86, j’arrête mon regard sur la façade d’une belle bâtisse noir et blanc, aux portes et fenêtres en bois ouvragé, qui présente des pots de fleurs sur la toiture plate. Nous passons devant la station Disa où nous avons effectué le plein de carburant. Plus loin, au-dessus de la boucherie « Carlo's Carnicería », un grand magasin liquide tout à moins cinquante pour cent avant fermeture. L’église blanche de San Andrés se remarque sur la gauche avec sa forme et ses toitures originales. Une maison blanche entourée d’une terrasse à la balustrade blanche, à la toiture en tuiles orange, se dessine sur un coteau de verdure. Nous atteignons un hypermarché Dino non remarqué ce matin au bord de la route lors de notre trajet vers La Orotava. L’opportunité est belle ; nous entrons pour découvrir le grand magasin. Nous effectuons quelques emplettes dont du lait de riz, d’une marque inconnue, aux ingrédients libres de tous additifs. Une employée qui ouvre sa caisse nous fait signe. Le montant de nos achats est réglé à dix-huit heures vingt. Nous rebroussons chemin pour rentrer chez nous. A un moment donné, le coucher de soleil nous fait signe. Patrick enlève les courses de son sac à dos, les pose sur un support opportun, sort l’appareil photo et prend un cliché du ciel baigné de nuances abricot.

            De retour à l’appartement, j’œuvre sur l’ordinateur avant le repas. Lors du dîner, après la pomme, je savoure un des escargots aux raisins avec un smoothie moras, banane et dattes. Nous étrennons le nouveau téléviseur avec un épisode de la série « Sex Education ». Otis, impayable dans son activité de thérapeute sexuel «clandestin », Maeve, Eric, Adam, Jackson et les autres personnages rivalisent de naturel dans leur rôle respectif. La mère d’Otis reprend confiance en elle pour écrire un nouveau livre, suite à la rupture avec son mari, grâce à un réparateur perspicace venu chez elle qui l’invite à « Fuck fear » [à emmerdez la peur]…


Sur l’avenida Príncipe de España, nous faisons le premier plein de carburant chez « Disa ». 

Nous arrivons un peu avant treize heures au centre commercial La Villa. 

Nous optons chacun pour un wook végétarien... 

...à la sauce teriyaki avec du riz blanc Basmati « al dente », du poivron rouge et vert, des oignons sautés, des tomates cerises, des asperges…

Foster’s Hollywood

Nous retournons chez Conforama

...la positionner devant le magasin afin de charger notre achat dans le coffre 

téléviseur LED SS-5007 de la marque espagnole Sogo

L’installation du nouveau téléviseur se déroule en quelques minutes grâce la dextérité de Patrick 

bientôt le sigle Netflix apparaît sur l’écran

La lettre de Ron est postée au bas de la rue

j’entre dans la panaderia [boulangerie] Altesa 

façade d’une belle bâtisse noir et blanc

Nous passons devant la station Disa 

au-dessus de la boucherie « Carlo's Carnicería », un grand magasin liquide tout

L’église blanche de San Andrés se remarque sur la gauche avec sa forme et ses toitures originales

Une maison blanche entourée d’une terrasse à la balustrade blanche, à la toiture en tuiles orange

Nous atteignons un hypermarché Dino non remarqué ce matin 

Patrick enlève les courses de son sac à dos...

...les pose sur un support opportun

un cliché du ciel baigné de nuances d’abricot

Trajet de la promenade...


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