Dans la matinée, nous effectuons des courses au supermercado Virce au coin de la rue. Une plaque de chocolat fabriquée à Icod, depuis 75 ans déjà, pour réaliser du chocolat chaud, fait partie des emplettes.
Nous déjeunons au restaurant asiatico Tianli sur l’avenida Francisco Miranda
après un crochet en « altitude » au restaurant Guachinche Rincon de Mari sur la
calle Antonio González Glez qui commence seulement le service à 13 :30. Nous
optons pour des tallarines [nouilles] con verduras [aux légumes]. Nous nous
partageons de la carne vegetal agridulce [viande végétale aigre-douce].
Après
le repas, nous nous dirigeons vers la Plaza de la Pila où nous nous attardons
pour diverses photos. À proximité, une œuvre créée en 2008 par le sculpteur
Javier Huerta figure un être humain métamorphique dans de simples courbures.
Nous allons ensuite découvrir le « Parque del Drago » situé à
quelques pas. Nous réglons à 14 :30 cinq euros par personne pour entrer. Le
parc s’annonce très étendu avec de multiples terrasses empierrées. Un peu
partout, des poules en pleine forme musardent, déambulent en picorant
distraitement. Des coqs chantent et plastronnent. Nous nous approchons du
vénérable Drago dont l’âge oscille autour de mille ans. De près, le tronc
noueux et tortueux, telles des veines saillantes, à la base proéminente et
gibbeuse, montre une envergure impressionnante. Plus loin, je m’assieds sur un
muret en pierre pour observer deux jeunes russes qui tentent d’approvisionner
les grands lézards endémiques des Canaries au long corps fuselé en les appâtant
avec de la banane dont ils raffolent de la chair sucrée. Les fruits,
partiellement épluchés, présentés aux interstices des pierres irrégulières,
disjointes et crevassées d’un vieux mur, voient les reptiles alertes pointer
leur nez et se régaler de leur langue bifide avec la chair amylacée au goût
suave.
Autre
part, après la descente d’un escalier aux longues marches en pierre, le parc s’apparente à un jardin botanique. Les yeux s’émerveillent des
formes et des couleurs des fleurs, des graminées et autres végétaux. Des
abeilles en nombre butinent un peu partout. Une structure originale vitrée en
bois, en devenir, surplombe une partie du parc. Sur un chemin bordé de roches,
une poule et ses poussins grattent le sol à la recherche d'insectes. Plus loin,
un coq au poitrail vigoureux noir et or parade avec éclat. Nous descendons des
marches en pierre et nous découvrons un jardin de diverses cultures où des
bananiers présentent des régimes en mûrissement. J’ai un coup de cœur pour ces
plantes au charme séducteur. Des plants de cannelle, de curry, de coton, de chicorée…
jalonnent le parcours. Des feuilles de palmiers se mirent dans une séduisante
mare à l’eau cristalline bordée de roches sableuses.
À
une extrémité du parc, une oasis de cactus nous transporte dans le désert. Plus
avant, le tronc d’un palmier, né au pied d’un mur en pierres, semble ramper
avant de s’élancer vers le ciel. Dans le paysage, je suis séduit par une maison
cubique peinte en bleu roi, à la toiture en terrasse, aux balustres blancs et aux fenêtres arquées.
Nous traversons un pont au ravin baigné de roches et de palmiers. Des aires de
pique-nique, destinées aux yeux aguerris, se nichent dans la végétation
luxuriante. Une terrasse au faîte du parc offre un panorama sur l’océan.
Ailleurs
dans le parc, nous pénétrons dans une grotte où des rites funéraires furent
pratiqués dans le passé. La visite se termine devant la « Casa del Drago »
où nous flânons dans les boutiques de souvenirs superbement approvisionnées.
Devant l’entrée côté parc, un canard dresse son cou vers le ciel pour
ingurgiter. Il secoue son gosier maintes fois ; une fantaisie de la
création pour un processus plutôt longuet. Des « oiseaux du paradis »
embellissent la Casa où il fait bon se détendre au soleil. La sortie donne sur
la Plaza de la Pila. Les seize heures heures sont passées. Nous prenons le
chemin du retour. Un arrêt à la pâtisserie La
Tentación offre d’acheter deux douceurs pour le dîner.
Dans
la chambre, les rayons du soleil caressent mon dos. Je reste debout quelques
instants pour profiter de la chaleur bienfaitrice de l’astre. Une Pause boisson
chaude offre un thé à Patrick et un cacao au lait de riz avec un carreau de
chocolat noir pour moi.
Une
recherche sur Internet me permet d’apprendre que les plus grands lézards des
Canaries, friands d’insectes, vivent sur l’île de Grand Canarie, qui côtoie celle de Tenerife, dans les dunes de Maspalomas. Patrick
m’annonce que se déroule aujourd’hui la soirée des demi-finales des
représentants de la France au concours de l’Eurovision.
La
soirée nous emporte en Australie grâce à la magie du cinéma…
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| Courses au supermercado Virce au coin de la rue dans la matinée |
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| Une plaque de chocolat fabriquée à Icod, depuis 75 ans déjà, pour réaliser du chocolat chaud |
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| restaurant asiatico Tianli |
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| tallarines con verduras et carne vegetal agridulce |
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| œuvre créée en 2008 par le sculpteur Javier Huerta |
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| Un peu partout, des poules musardent et des coqs chantent |
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| vénérable Drago |
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| tronc noueux et tortueux du Drago |
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| un coq au poitrail vigoureux noir et or parade avec éclat |
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| plants de coton |
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| des bananiers présentent des régimes en mûrissement |
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| Des feuilles de palmiers se mirent dans une séduisante mare à l’eau
cristalline |
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| le vénérable Drago |
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| le vénérable Drago |
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| maison cubique peinte en bleu roi |
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| un canard dresse son cou vers le ciel pour ingurgiter |
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| deux jeunes russes qui tentent d’approvisionner les grands lézards
endémiques des Canaries |
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| une poule et ses poussins grattent le sol |
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| Les yeux s’émerveillent des formes et des couleurs des fleurs |
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| Nous traversons un pont au ravin baigné de roches et de palmiers |
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| le tronc d’un palmier, né au pied d’un mur en pierres, semble ramper
avant de s’élancer vers le ciel |
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| une grotte où des rites funéraires furent pratiqués dans le passé |
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| Des « oiseaux du paradis » embellissent la Casa |
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