Une
fois le blog actualisé, sous sortons. Les onze heures s’annoncent. Le ciel est
grand bleu. Les oiseaux babillent dans les arbres. L’astre de vie brille à nouveau.
Un coq claironne dans le lointain. Nous descendons la rue pour effectuer un
retrait d’espèces à la banque Cajamar qui fait l’angle avec la calle San
Agustín. Nous pouvons sélectionner les coupures de notre choix, toutefois une
commission de un euro quatre-vingt-cinq freine notre ardeur pour un second
retrait ultérieur. Nous partons pour le sud de l’île. Un arrêt sur la route TF5
permet de prendre en photo une vue panoramique d’Icod. Nous traversons « El
Tanque » qui souhaite la « Benvenidos » aux voyageurs dans le rond-point à
l’entrée du village. Plus loin, du côté de la montagne, des genêts coiffent les
escarpements rocheux des talus. La route grimpe en lacets. Nous traversons tour
à tour le village de Ruigómez et la bourgade de Erjos. Nous atteignons le point
culminant du trajet, Puerto de Erjos qui culmine à 1117 mètres. La route TF82
est belle et le bitume est lisse. Nous nous arrêtons pour prendre des photos.
Les nuages cachent le volcan du Teide. Un écriteau illustré donne envie de
découvrir la réserve naturelle du « Parque Rural del Teno » à quatre kilomètres
à vol d’oiseau. L’océan se distingue nettement à l’horizon avec peut-être l’île
de la Gomera couronnée de nuées blanches. Nous reprenons la route qui descend
en lacets et, cinq minutes plus tard, nous arrivons à Santiago del Teide, un
village très animé. Le marché qui bat son plein devant l’église de Santiago del
Teide et l’artisanat local expliquent peut-être le nombre élevé de touristes
dont les véhicules sont garés loin le long de la route.
Quelques
kilomètres plus bas, nous arrivons sur l’autoroute TF1 qui encercle les parties
orientales et méridionales de l'île. L’île de la Gomera se laisse entrevoir sur
la droite sous sa couronne de nuées avant de traverser le tunnel jumeau d'El
Bicho, mis en service il y a environ quatre ans, qui traverse la montagne Hoia
sur un kilomètre. Dès la sortie du tunnel et jusqu’à notre arrivée à la commune
d’Arona, durant une vingtaine de minutes, d’immenses serres au faîtage plat et
aux bâches brunes presque opaques envahissent le paysage des deux côtés de la
route. Proche de notre destination, sur la commune d’Adeje, située à flanc de
montagne, nous remarquons nombre de résidences en cascade qui couvrent les
coteaux.
Quelques
kilomètres plus tard, nous arrivons à destination à la station balnéaire huppée
de la côte sud-ouest de Tenerife. Nous nous arrêtons sur la calle Llanos de
Troya où je photographie le panneau qui annonce « Playa de las Americas ».
Nous voyons dans le paysage désertique et volcanique le centre culturel « Magma
Art & Congress », une vaste structure aux lignes et aux diverses structures
géométriques et asymétriques qui émergent du sol tel un vaisseau des sables
digne des Goa'ulds. L’immense toiture spectaculaire, à la géométrie alambiquée,
cherche à ressembler à une vague déchiquetée par le vent. Nous garons la
voiture à midi trente dans un parking gratuit sur l’avenue Arquitecto Gómez
Cuesta, repéré par Patrick sur Internet. Nous foulons l’avenue Santiago Puig,
bordée de restaurants de chaque côté, agrémentée de terre-pleins plantés de
magnifiques palmiers. Nous décidons de déjeuner chez « Ilili » où des galettes
au za’atar sont au menu. Un jeune Libanais, au bras gauche musclé joliment
tatoué de motifs en nuances de gris, prend la commande qui se composent
de manakeesh zaatar, de falafels, d’un
mouhamara aux poivrons rouges,
pignons de pin et mélasse de grenade, de riz libanais aux ramillons de nouilles
et d’un tabuleh au persil, oignon et
tomate. Une petite bouteille d’eau gazeuse accompagne les mets dont le prix est
trois fois plus élevé qu’à Icod. Cinq convives russes prennent place à une
table voisine le long du trottoir ; elles sont bruyantes et rient pour un oui
ou pour un non. Une des deux dames, en élégante robe de toile, montre une
chevelure couleur fuchsia, retenue en chignon fantaisie. Le serveur vient
m’annoncer la rupture de za’atar en cuisine. Je suis désappointé car j’apprécie
grandement ce mélange d’épices connu en 2010 à Dubaï. Les aliments sont
savoureux et le riz bien cuit, contrairement à celui servi dans les restaurants
chinois.
Les
quatorze heures s’annoncent. Nous nous dirigeons vers le littoral en suivant le
paseo san Salvador. Telle une haie d'honneur, le sentier bordé de palmiers
géants nous emmène sur la calle Francisco Andrade Fumero qui longe le littoral.
Nous descendons sur la plage, les talons s’enfoncent dans les gravillons
sableux ocre brun, les galets ronds crissent sous les pas, nous approchons des
vagues. Fougueuses, elles s’étourdissent sur les plaques de lave durcie que
nous foulons pour tremper les doigts dans l’eau ; la température se révèle
presque tiède. La marée en se retirant a laissé par endroits de petits lagons
étendus où se mirent les palmiers du bord de mer. Tel un artiste passionné, le
sel a sculpté sur les plaques de lave chevauchées par les marées des arabesque
aux formes uniques, comme se plaît à le faire la vie. Quelques baigneurs et
surfeurs se dessinent à la surface des flots qui suivent à perte de vue la
douce déclivité du sol.
Nous
marchons le long du rivage bordé d’une infinité de boutiques, de cafés et de
restaurants. Les tables au bord de la jetée-promenade empierrée sont toutes
occupées. Les tarifs des marchandises, proposées aux touristes, jouent au yoyo.
Je m’interroge devant les prix exorbitants de certains articles. J’entre dans
un magasin de chaussures. Une paire de sandales à scratch, un modèle similaire
acheté vingt euros l’été dernier à Genève, revient ici à cinquante euros après
une remise de 50%!... Les complexes hôteliers, dont certains me rappellent ceux
de Disney, se succèdent avec leurs bungalows qui donnent sur l’océan. Avec les multiples
résidences « Santiago » en arrière-plan, des sculptures en fer
corrodé se remarquent sur les chemins réalisés en planches de bois
imputrescible qui succèdent à la chaussée pavée. Nous suivons ensuite le paseo
Francisco Andrade Fumero qui aboutit à la Playa de Las Vistas, une plage
artificielle au sablé doré, à la fréquentation familiale. Nous nous aventurons
sur une jetée de lave empierrée, interdite à la promenade, pour prendre des
photos avec du recul. Une jeune fille, assise sur un rocher plat, s’est isolée
pour lire. Des surfeurs, à plat ventre sur leur planche, attendent la vague
hawaiienne. Un drakkar noir s’approche de la côte. Deux goélands scrutent les
alentours sur les rochers. Une énorme structure en cours de construction sur les
hauteurs retient le regard.
Nous
revenons sur la berge, nous suivons la calle las pirámides où s’imposent sur la
droite les balcons blancs à colonnade du Cleopatra Palace. Nous atteignons
l’avenida las Américas bordée d’une créativité commerciale étonnante. Soudain,
une impressionnante pyramide escortée dans le ciel par des dizaines de Cupidons
androgynes aux ailes imaginaires, prêts à lancer leur flèche ardente, me donne
légèrement le tournis et l’impression de fouler le « Strip » à Las Vegas. La «
Pirámide de Arona », un auditorium intégré dans le complexe touristique « Mare
Nostrum Resort », où des concerts et des spectacles de flamenco sont donnés
parmi d’autres représentations, abrite le Hard Rock Cafe qui s’étonne de son
environnement gigantesque. En prenant une photo, je vois un véhicule électrique
bleu roi à deux places, destiné aux personnes avec handicap, qui passe devant
l’entrée à l’entablement monumental. Nous entrons dans le café pour guigner la
décoration, quelque peu décevante au regard de sa grandiose façade. Des disques
d’or entourent l’adage du gourou indien Sathya Sai Baba « Love All, Serve All
», devenue la devise du Cafe, qui pourrait se traduire par : Aime l’autre, Sert
l’autre. Plus loin sur l’avenue, l’obélisque du centre commercial Americas
Plaza, attire l’attention. Quelques gouttes de pluie s’échappent des nuages qui
se promènent dans le ciel. Nous nous rapprochons du parking en suivant le paeso
chinyero.
Sur
l’avenida Antonio Dominguez, Patrick remarque un Hyper Dino Express. J’entre et
j’achète des mûres pour le dîner. Dans une cour intérieure à proximité du
magasin, je découvre un patio de type marocain aux attrayantes couleurs bleue,
ocre et jaune, surplombé d’une tourelle carrée. Nous rejoignons la rue où nous
avons déjeuné en prenant à droite sur l’avenida Rafael Puig Lluvina où l’hôtel
quatre étoiles « La Siesta » a oublié d’être esthétique. En chemin, sur le
trottoir opposé au restaurant, Patrick remarque un palmier-dattier. Deux
régimes de dattes, dont un desséché, témoignent de l’abondance, de la beauté et
de la créativité de Gaia qui nous invite à partager ses richesses l’espace de
notre courte vie, en harmonie avec les autres êtres humains.
En
quittant la station balnéaire, nous passons devant l’entrée de l'immense parc
aquatique « Siam Park » réputé pour ses toboggans et ses vagues artificielles,
dont nous voyons régulièrement les nombreuses publicités sur l’île. Je prends
le volant pour le retour. La circulation est fluide et je peux rouler à cent
vingt kilomètres à l’heure sur l’autoroute TF1. Une fois sur la TF82, je
ralentis l’allure car la route sinue pour monter en altitude. Après Santiago
del Teide, nous nous arrêtons, comme nombre de touristes, pour photographier le
« Pico del Teide ». La température est descendue au-dessus de dix degrés. La
neige a fondu sur le pic où se déchirent les nuées roses vagabondes qui
flirtent trop près avec le volcan. En contrebas dans la vallée, une étonnante
maison rose, coiffée d’une petite dizaine de toits à quatre pans, trône au milieu
de vastes cultures inconnues. Au retour, sur la route TF5, un très large tunnel
présente une double voie, inhabituelle en France ; Patrick pense à un possible
refuge en cas d’éruption volcanique. Nous sommes de retour à Icod vers dix-sept
heures. La voiture est garée en épis en reculant sur la calle los Chorros qui
côtoie l’autre côté de la chapelle.
Le soleil inonde la
chambre de ses rayons généreux. Je sirote un cacao au lait de riz noisette.
Patrick apprécie un jus d’orange réalisé sur l’instant. Une fois les photos
chargées sur l’ordinateur, je prends plaisir à commencer la narration de notre
balade tout en flirtant avec le web selon la fantaisie née des découvertes
inopinées de la journée. Une sauvegarde est effectuée lors du dîner où
j’apprécie une pomme, un smoothie banane et mûres, rendu possible grâce à la
générosité de Gaia. Un gâteau à la carotte et une madeleine Al Campo terminent
la collation. La lecture précède la détente avec la « Sex Education » où Eric,
confronté à ses peurs, vit douloureusement sa soirée d’anniversaire pendant
qu’Otis et Maeve enquêtent sur l'identité de la personne responsable de l’envoi
de la photo d'un vagin sur le réseau social de l'école…
 |
| un retrait d’espèces à la banque Cajamar qui fait l’angle avec la calle
San Agustín |
 |
| Nous partons pour le sud de l’île |
 |
| Trajet pour le sud de l’île |
 |
| Un arrêt sur la route TF5 permet de prendre en photo une vue panoramique
d’Icod |
 |
| L’océan se distingue nettement à l’horizon avec peut-être l’île de la
Gomera couronnée de nuées blanches |
 |
| Nous atteignons Puerto de Erjos qui
culmine à 1117 mètres... Nous
nous arrêtons pour prendre des photos |
 |
| L’île de la Gomera se laisse entrevoir sur la droite sous sa couronne de
nuées avant de traverser le tunnel jumeau d'El Bicho |
 |
| centre culturel « Magma Art & Congress », une vaste structure aux
lignes et aux diverses structures géométriques et asymétriques |
 |
| Nous garons la voiture à midi trente dans un parking gratuit sur
l’avenue Arquitecto Gómez Cuesta |
 |
| Nous décidons de déjeuner chez « Ilili »... |
 |
| Repas libanais |
 |
| Marche à la Playa de las Americas |
 |
| le sentier paseo san Salvador bordé de
palmiers géants |
 |
| Nous marchons le long du rivage bordé d’une infinité de boutiques |
 |
| Les vagues fougueuses s’étourdissent sur les plaques de lave
durcie |
 |
| Tel un artiste passionné, le sel a sculpté sur les plaques de lave chevauchées
par les marées des arabesque aux formes uniques |
 |
| de petits lagons étendus où se mirent les palmiers du bord de mer |
 |
| Avec les multiples résidences « Santiago » en arrière-plan,
des sculptures en fer corrodé se remarquent sur les chemins |
 |
| la Playa de Las Vistas au sablé doré, à la
fréquentation familiale |
 |
| le paseo Francisco Andrade Fumero depuis la jetée |
 |
| nous nous aventurons sur une jetée de lave empierrée pour prendre des photos |
 |
| Un drakkar noir s’approche de la côte |
 |
| La « Pirámide de Arona », un auditorium intégré dans le complexe
touristique « Mare Nostrum Resort » |
 |
| un véhicule électrique bleu roi à deux places, destiné aux personnes
avec handicap, passe devant l’entrée à l’entablement monumental |
 |
| des dizaines de Cupidons androgynes aux ailes imaginaires, prêts à
lancer leur flèche ardente |
 |
| l’obélisque du centre commercial Americas Plaza, attire l’attention |
 |
| Sur l’avenida Antonio Dominguez, Patrick remarque un Hyper Dino Express |
 |
| un patio de type marocain aux attrayantes couleurs,
surplombé d’une tourelle carrée |
 |
| Patrick remarque un palmier-dattier |
 |
| le pic où se déchirent les nuées roses vagabondes qui flirtent trop près
avec le volcan |
 |
| une étonnante maison rose, coiffée d’une petite dizaine de toits à
quatre pans |
 |
| La voiture est garée en épis en reculant sur la calle los Chorros qui
côtoie l’autre côté de la chapelle |
 |
| Notre trajet sur l'île de Tenerife |
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire