samedi 26 janvier 2019

Playa de las Americas…

            Une fois le blog actualisé, sous sortons. Les onze heures s’annoncent. Le ciel est grand bleu. Les oiseaux babillent dans les arbres. L’astre de vie brille à nouveau. Un coq claironne dans le lointain. Nous descendons la rue pour effectuer un retrait d’espèces à la banque Cajamar qui fait l’angle avec la calle San Agustín. Nous pouvons sélectionner les coupures de notre choix, toutefois une commission de un euro quatre-vingt-cinq freine notre ardeur pour un second retrait ultérieur. Nous partons pour le sud de l’île. Un arrêt sur la route TF5 permet de prendre en photo une vue panoramique d’Icod. Nous traversons « El Tanque » qui souhaite la « Benvenidos » aux voyageurs dans le rond-point à l’entrée du village. Plus loin, du côté de la montagne, des genêts coiffent les escarpements rocheux des talus. La route grimpe en lacets. Nous traversons tour à tour le village de Ruigómez et la bourgade de Erjos. Nous atteignons le point culminant du trajet, Puerto de Erjos qui culmine à 1117 mètres. La route TF82 est belle et le bitume est lisse. Nous nous arrêtons pour prendre des photos. Les nuages cachent le volcan du Teide. Un écriteau illustré donne envie de découvrir la réserve naturelle du « Parque Rural del Teno » à quatre kilomètres à vol d’oiseau. L’océan se distingue nettement à l’horizon avec peut-être l’île de la Gomera couronnée de nuées blanches. Nous reprenons la route qui descend en lacets et, cinq minutes plus tard, nous arrivons à Santiago del Teide, un village très animé. Le marché qui bat son plein devant l’église de Santiago del Teide et l’artisanat local expliquent peut-être le nombre élevé de touristes dont les véhicules sont garés loin le long de la route.

            Quelques kilomètres plus bas, nous arrivons sur l’autoroute TF1 qui encercle les parties orientales et méridionales de l'île. L’île de la Gomera se laisse entrevoir sur la droite sous sa couronne de nuées avant de traverser le tunnel jumeau d'El Bicho, mis en service il y a environ quatre ans, qui traverse la montagne Hoia sur un kilomètre. Dès la sortie du tunnel et jusqu’à notre arrivée à la commune d’Arona, durant une vingtaine de minutes, d’immenses serres au faîtage plat et aux bâches brunes presque opaques envahissent le paysage des deux côtés de la route. Proche de notre destination, sur la commune d’Adeje, située à flanc de montagne, nous remarquons nombre de résidences en cascade qui couvrent les coteaux.

            Quelques kilomètres plus tard, nous arrivons à destination à la station balnéaire huppée de la côte sud-ouest de Tenerife. Nous nous arrêtons sur la calle Llanos de Troya où je photographie le panneau qui annonce « Playa de las Americas ». Nous voyons dans le paysage désertique et volcanique le centre culturel « Magma Art & Congress », une vaste structure aux lignes et aux diverses structures géométriques et asymétriques qui émergent du sol tel un vaisseau des sables digne des Goa'ulds. L’immense toiture spectaculaire, à la géométrie alambiquée, cherche à ressembler à une vague déchiquetée par le vent. Nous garons la voiture à midi trente dans un parking gratuit sur l’avenue Arquitecto Gómez Cuesta, repéré par Patrick sur Internet. Nous foulons l’avenue Santiago Puig, bordée de restaurants de chaque côté, agrémentée de terre-pleins plantés de magnifiques palmiers. Nous décidons de déjeuner chez « Ilili » où des galettes au za’atar sont au menu. Un jeune Libanais, au bras gauche musclé joliment tatoué de motifs en nuances de gris, prend la commande  qui se composent de manakeesh zaatar, de falafels, d’un mouhamara aux poivrons rouges, pignons de pin et mélasse de grenade, de riz libanais aux ramillons de nouilles et d’un tabuleh au persil, oignon et tomate. Une petite bouteille d’eau gazeuse accompagne les mets dont le prix est trois fois plus élevé qu’à Icod. Cinq convives russes prennent place à une table voisine le long du trottoir ; elles sont bruyantes et rient pour un oui ou pour un non. Une des deux dames, en élégante robe de toile, montre une chevelure couleur fuchsia, retenue en chignon fantaisie. Le serveur vient m’annoncer la rupture de za’atar en cuisine. Je suis désappointé car j’apprécie grandement ce mélange d’épices connu en 2010 à Dubaï. Les aliments sont savoureux et le riz bien cuit, contrairement à celui servi dans les restaurants chinois.

            Les quatorze heures s’annoncent. Nous nous dirigeons vers le littoral en suivant le paseo san Salvador. Telle une haie d'honneur, le sentier bordé de palmiers géants nous emmène sur la calle Francisco Andrade Fumero qui longe le littoral. Nous descendons sur la plage, les talons s’enfoncent dans les gravillons sableux ocre brun, les galets ronds crissent sous les pas, nous approchons des vagues. Fougueuses, elles s’étourdissent sur les plaques de lave durcie que nous foulons pour tremper les doigts dans l’eau ; la température se révèle presque tiède. La marée en se retirant a laissé par endroits de petits lagons étendus où se mirent les palmiers du bord de mer. Tel un artiste passionné, le sel a sculpté sur les plaques de lave chevauchées par les marées des arabesque aux formes uniques, comme se plaît à le faire la vie. Quelques baigneurs et surfeurs se dessinent à la surface des flots qui suivent à perte de vue la douce déclivité du sol.

            Nous marchons le long du rivage bordé d’une infinité de boutiques, de cafés et de restaurants. Les tables au bord de la jetée-promenade empierrée sont toutes occupées. Les tarifs des marchandises, proposées aux touristes, jouent au yoyo. Je m’interroge devant les prix exorbitants de certains articles. J’entre dans un magasin de chaussures. Une paire de sandales à scratch, un modèle similaire acheté vingt euros l’été dernier à Genève, revient ici à cinquante euros après une remise de 50%!... Les complexes hôteliers, dont certains me rappellent ceux de Disney, se succèdent avec leurs bungalows qui donnent sur l’océan. Avec les multiples résidences « Santiago » en arrière-plan, des sculptures en fer corrodé se remarquent sur les chemins réalisés en planches de bois imputrescible qui succèdent à la chaussée pavée. Nous suivons ensuite le paseo Francisco Andrade Fumero qui aboutit à la Playa de Las Vistas, une plage artificielle au sablé doré, à la fréquentation familiale. Nous nous aventurons sur une jetée de lave empierrée, interdite à la promenade, pour prendre des photos avec du recul. Une jeune fille, assise sur un rocher plat, s’est isolée pour lire. Des surfeurs, à plat ventre sur leur planche, attendent la vague hawaiienne. Un drakkar noir s’approche de la côte. Deux goélands scrutent les alentours sur les rochers. Une énorme structure en cours de construction sur les hauteurs retient le regard.

            Nous revenons sur la berge, nous suivons la calle las pirámides où s’imposent sur la droite les balcons blancs à colonnade du Cleopatra Palace. Nous atteignons l’avenida las Américas bordée d’une créativité commerciale étonnante. Soudain, une impressionnante pyramide escortée dans le ciel par des dizaines de Cupidons androgynes aux ailes imaginaires, prêts à lancer leur flèche ardente, me donne légèrement le tournis et l’impression de fouler le « Strip » à Las Vegas. La « Pirámide de Arona », un auditorium intégré dans le complexe touristique « Mare Nostrum Resort », où des concerts et des spectacles de flamenco sont donnés parmi d’autres représentations, abrite le Hard Rock Cafe qui s’étonne de son environnement gigantesque. En prenant une photo, je vois un véhicule électrique bleu roi à deux places, destiné aux personnes avec handicap, qui passe devant l’entrée à l’entablement monumental. Nous entrons dans le café pour guigner la décoration, quelque peu décevante au regard de sa grandiose façade. Des disques d’or entourent l’adage du gourou indien Sathya Sai Baba « Love All, Serve All », devenue la devise du Cafe, qui pourrait se traduire par : Aime l’autre, Sert l’autre. Plus loin sur l’avenue, l’obélisque du centre commercial Americas Plaza, attire l’attention. Quelques gouttes de pluie s’échappent des nuages qui se promènent dans le ciel. Nous nous rapprochons du parking en suivant le paeso chinyero.

            Sur l’avenida Antonio Dominguez, Patrick remarque un Hyper Dino Express. J’entre et j’achète des mûres pour le dîner. Dans une cour intérieure à proximité du magasin, je découvre un patio de type marocain aux attrayantes couleurs bleue, ocre et jaune, surplombé d’une tourelle carrée. Nous rejoignons la rue où nous avons déjeuné en prenant à droite sur l’avenida Rafael Puig Lluvina où l’hôtel quatre étoiles « La Siesta » a oublié d’être esthétique. En chemin, sur le trottoir opposé au restaurant, Patrick remarque un palmier-dattier. Deux régimes de dattes, dont un desséché, témoignent de l’abondance, de la beauté et de la créativité de Gaia qui nous invite à partager ses richesses l’espace de notre courte vie, en harmonie avec les autres êtres humains.

            En quittant la station balnéaire, nous passons devant l’entrée de l'immense parc aquatique « Siam Park » réputé pour ses toboggans et ses vagues artificielles, dont nous voyons régulièrement les nombreuses publicités sur l’île. Je prends le volant pour le retour. La circulation est fluide et je peux rouler à cent vingt kilomètres à l’heure sur l’autoroute TF1. Une fois sur la TF82, je ralentis l’allure car la route sinue pour monter en altitude. Après Santiago del Teide, nous nous arrêtons, comme nombre de touristes, pour photographier le « Pico del Teide ». La température est descendue au-dessus de dix degrés. La neige a fondu sur le pic où se déchirent les nuées roses vagabondes qui flirtent trop près avec le volcan. En contrebas dans la vallée, une étonnante maison rose, coiffée d’une petite dizaine de toits à quatre pans, trône au milieu de vastes cultures inconnues. Au retour, sur la route TF5, un très large tunnel présente une double voie, inhabituelle en France ; Patrick pense à un possible refuge en cas d’éruption volcanique. Nous sommes de retour à Icod vers dix-sept heures. La voiture est garée en épis en reculant sur la calle los Chorros qui côtoie l’autre côté de la chapelle.

            Le soleil inonde la chambre de ses rayons généreux. Je sirote un cacao au lait de riz noisette. Patrick apprécie un jus d’orange réalisé sur l’instant. Une fois les photos chargées sur l’ordinateur, je prends plaisir à commencer la narration de notre balade tout en flirtant avec le web selon la fantaisie née des découvertes inopinées de la journée. Une sauvegarde est effectuée lors du dîner où j’apprécie une pomme, un smoothie banane et mûres, rendu possible grâce à la générosité de Gaia. Un gâteau à la carotte et une madeleine Al Campo terminent la collation. La lecture précède la détente avec la « Sex Education » où Eric, confronté à ses peurs, vit douloureusement sa soirée d’anniversaire pendant qu’Otis et Maeve enquêtent sur l'identité de la personne responsable de l’envoi de la photo d'un vagin sur le réseau social de l'école…


un retrait d’espèces à la banque Cajamar qui fait l’angle avec la calle San Agustín

Nous partons pour le sud de l’île

Trajet pour le sud de l’île

Un arrêt sur la route TF5 permet de prendre en photo une vue panoramique d’Icod


L’océan se distingue nettement à l’horizon avec peut-être l’île de la Gomera couronnée de nuées blanches

Nous atteignons Puerto de Erjos qui culmine à 1117 mètres... Nous nous arrêtons pour prendre des photos


L’île de la Gomera se laisse entrevoir sur la droite sous sa couronne de nuées avant de traverser le tunnel jumeau d'El Bicho


centre culturel « Magma Art & Congress », une vaste structure aux lignes et aux diverses structures géométriques et asymétriques 

Nous garons la voiture à midi trente dans un parking gratuit sur l’avenue Arquitecto Gómez Cuesta

Nous décidons de déjeuner chez « Ilili »... 

Repas libanais 

Marche à la Playa de las Americas

 le sentier paseo san Salvador bordé de palmiers géants 

Nous marchons le long du rivage bordé d’une infinité de boutiques

Les vagues fougueuses s’étourdissent sur les plaques de lave durcie

Tel un artiste passionné, le sel a sculpté sur les plaques de lave chevauchées par les marées des arabesque aux formes uniques

de petits lagons étendus où se mirent les palmiers du bord de mer

Avec les multiples résidences « Santiago » en arrière-plan, des sculptures en fer corrodé se remarquent sur les chemins 

la Playa de Las Vistas au sablé doré, à la fréquentation familiale

le paseo Francisco Andrade Fumero depuis la jetée 

nous nous aventurons sur une jetée de lave empierrée pour prendre des photos 

Un drakkar noir s’approche de la côte

La « Pirámide de Arona », un auditorium intégré dans le complexe touristique « Mare Nostrum Resort » 

un véhicule électrique bleu roi à deux places, destiné aux personnes avec handicap, passe devant l’entrée à l’entablement monumental

des dizaines de Cupidons androgynes aux ailes imaginaires, prêts à lancer leur flèche ardente

l’obélisque du centre commercial Americas Plaza, attire l’attention

Sur l’avenida Antonio Dominguez, Patrick remarque un Hyper Dino Express

un patio de type marocain aux attrayantes couleurs, surplombé d’une tourelle carrée

Patrick remarque un palmier-dattier
 
le pic où se déchirent les nuées roses vagabondes qui flirtent trop près avec le volcan

une étonnante maison rose, coiffée d’une petite dizaine de toits à quatre pans

La voiture est garée en épis en reculant sur la calle los Chorros qui côtoie l’autre côté de la chapelle

Notre trajet sur l'île de Tenerife



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