lundi 7 janvier 2019

San Juan de la Rambla…



            Le dernier exercice de yoga des yeux se déroule sur le balcon et une salutation au Soleil est effectuée avec joie.

            À onze heures nous partons pour le centre commercial El Trompo à La Orotava. Le ciel est bleu ; des nuées expressives se dessinent dont certaines s’apparentent à des rideaux de théâtre. Nous arrivons à destination une quarantaine de minutes plus tard. L’hôtel Las Aguilas domine dans le paysage en haut de la colline ; il surplombe la ville de Puerto-de-la-Cruz. Nous effectuons des emplettes chez El Campo ; la taille de l’hypermarché reste impressionnante. Nous récidivons dans le choix des bananes produites aux Canaries dont le tarif est incroyablement bas ; trois bananes bien charnues pour cinquante centimes d’euro. La culture de la banane dans les îles Canaries [plátanos de Canarias] est traditionnelle et réalisée par de petits producteurs. Libre du contrôle des grandes multinationales, la culture de la banane des Canaries fédère plus de huit mille producteurs indépendants qui développent la culture sur plus de neuf mille hectares dans les six îles des Canaries. Le climat subtropical et doux des îles confère aux fruits une saveur sucrée et un arôme inégalables. Nous achetons à nouveau les savoureuses pommes Golden Südtirol qui proviennent des vallées alpines du  Sud-Tyrol, le plus important site de production de pommes en Europe. Des dattes Medjool King Solomon sont en promotion à dix euros le kilo. Yanira nous accueille à la caisse. À treize heures, une fois les courses portées dans le coffre de la voiture, nous prenons place en terrasse au restaurant italien « Ragazzi » dans la galerie commerciale. Nous commandons à Camila un risotto aux champignons pour deux personnes. Durant la vingtaine de minutes nécessaire à la préparation du mets, j’observe les convives des tables voisines. La fillette d’un couple, qui porte un sweat blanc marqué du mot « Hello » dans un cercle, s’est assise sur la table pour participer pleinement au repas en picorant dans l’assiette de ses parents. Un jeune couple à ma gauche commande deux pizzas. Le jeune homme se régale tout en mettant de côté le bord des parts découpées avec symétrie. Une famille avec trois enfants, tous porteurs de lunettes de vue, s’installe à la table devant nous. Le fiston assis à côté de son père le martèle régulièrement de petits coups sur le dos pour attirer son attention tout en élevant la voix. Le père le décourage du regard par deux fois mais l’enfant persiste. Finalement, il obtient une tendre et souriante étreinte de son père. Nous nous régalons avec le risotto crémeux cerné de paprika sur le pourtour de l’assiette Rosenthal. Les tables se libèrent et sont tout de suite occupées par de nouveaux convives. Des amis remplacent le couple à ma gauche ; une des trois dames est enceinte. La naissance semble proche. Elle caresse fréquemment son ventre. Nous quittons la table à 14 :30. Une visite est effectuée à magasin « Sport Zone », en face du restaurant, en promotion à moins soixante pour cent. Une file d’attente est constituée devant les caisses. Nous quittons ensuite le centre commercial pour nous rendre au village de San Juan de la Rambla situé sur le littoral à une dizaine de kilomètres. Nous parvenons à destination à 15 :10. La voiture est garée sur l’avenida José Antonio devant une maison de charme au superbe balcon-loggia en encorbellement à la structure en bois ouvragé. Nous nous promenons dans le village. Nous descendons la calle Martin Rodriguez bordée sur la droite de maisons jumelées en enfilade. Plus loin, un chat noir et blanc se délasse sur un muret en pierre. Sa respiration s’accélère quelque peu durant notre présence. Au niveau de la calle Antonio Ruiz Cedres, nous découvrons fortuitement une crique de roches volcanique aménagée par l’homme nommée Charco de la Laja. Nous descendons plus d’une centaine de marches aménagées en roche et pierre noire volcanique. Un petit paradis volcanique aux formes capricieuses se dévoile majestueusement. Un bassin pour la baignade, aux eaux cristallines, enclavé dans les roches volcaniques escarpées, est chahuté par les vagues écumeuses rugissantes qui tentent de s’engouffrer. Le spectacle est magnifique. Je m’assieds les pieds dans le vide au bord de l’anse abritée par les roches accidentées. Les minutes s’écoulent agréablement, les oreilles baignées de la mélodie du mouvement des flots. Quatre garçons se détendent sur les rochers. Une famille russe arrive. La mamie potelée se baigne avec de petits cris à son entrée dans l’eau. Nous arpentons d’autres roches et nous rencontrons un gros crabe qui se repose sur un gros galet. Nous quittons le village un peu avant dix-sept heures et nous retournons chez nous à Icod.

            Une pause boisson chaude s’offre à nous. Je sirote du cacao au lait de riz avec un carreau de chocolat noir bio Pérou 85% de cacao Auchan. Une application sur l’iPhone offre de connaître diverses informations sur la journée ; nous aurions parcouru plus de quatre kilomètres à pied, soit plus de six mille pas. La température moyenne aujourd’hui était de vingt degrés, Celsus cela va sans dire.


            Les photos de la journée sont chargées sur l’ordinateur et la narration commence. Patrick m’invite à 18 :30 à contempler le coucher de soleil depuis le balcon. Depuis la baie vitrée de la chambre, nous admirons le ciel aux braises rougeoyantes qui embrasent l’horizon. Lors du dîner à vingt heures, je savoure une banane des Canaries, une pomme du Sud-Tyrol, deux dattes d’Israël et deux gâteaux espagnols tendres et savoureux aux carottes « La Granja ». La soirée nous emmène dans l’espace avec Star Trek Discovery…

Charco de la Laja vue du ciel

pommes Golden Südtirol 

dattes Medjool King Solomon 

la taille de l’hypermarché Al Campo reste impressionnante

L’hôtel Las Aguilas domine la ville de Puerto-de-la-Cruz

risotto crémeux aux champignons cerné de paprika 

restaurant italien « Ragazzi » 

Entrée du village de San Juan de la Rambla

la calle Martin Rodriguez bordée sur la droite de maisons jumelées en enfilade

le littoral volcanique

un chat noir et blanc se délasse sur un muret en pierre

Nous descendons plus d’une centaine de marches aménagées en roche et pierre noire volcanique. 

Charco de la Laja

Charco de la Laja

Charco de la Laja

Charco de la Laja

Patrick photographie depuis le Charco de la Laja

Charco de la Laja

Terrasse avant la descente au Charco de la Laja

Avenida José Antonio 




La voiture est garée sur l’avenida José Antonio devant une maison de charme au superbe balcon-loggia en encorbellement 

le centre historique du village







un gros crabe qui se repose sur un gros galet

gâteaux espagnols tendres et savoureux aux carottes « La Granja »

Coucher de soleil depuis le balcon
le ciel aux braises rougeoyantes embrasent l’horizon






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