mercredi 9 janvier 2019

Santa Cruz de Tenerife…


            Nous partons d’Icod de los Vinos vers dix heures trente. Une heure plus tard, nous garons la voiture dans le quatrième sous-sol du parking Ramón y Cajal à Santa Cruz de Tenerife. Dès la sortie du parking, privé d’ascenseur, nos regards sont attirés par le campanile blanc à la structure en pierre de volcan de l’église Nuestra Señora de la Concepción. Nous nous approchons en suivant la rue piétonne Calle Antonio Domínguez Alfonso. Construite au début du seizième siècle par les conquistadors espagnols, sa tour carrée semble la plus haute de la capitale. Nos pas nous conduisent ensuite sur la Plaza de España. Je reconnais soudain la Poste principale où nous entrâmes le lundi 4 février 2008 pour acheter des timbres lors de la croisière sur le msc Orchestra. Nous bavardâmes dans la file d’attente avec une famille résidant à Anthy-sur-Léman, en croisière à bord du Costa Serena, amarré en prolongement de notre paquebot. Devant le Monumento a Los Caídos, deux colosses nus montrent leurs fesses bien galbées. Je caresse un galbe plus haut que moi. Les nuées en vadrouille se mirent dans l’eau cristalline du vaste bassin circulaire situé à proximité de l’Office du tourisme où nous emportons une carte du centre-ville.

            Plus avant, sur la Plaza de la Candelaria, nous nous attardons devant l’obélisque dédié à la Vierge de Candelaria, la patronne des Îles Canaries. Le monument en marbre fut sculpté à Gênes au dix-huitième siècle. Nous découvrons ensuite, sur la calle Emilio Calzadilla, une école Montessori. Plus haut, sur le trottoir de la calle de Valentin Sanz, nous apercevons une grosse boule de sapin de Noël blanche, décorée de motifs dorés, qui rappelle les fêtes. Dans la rue du Pilar, à l’angle de la calle Suárez Guerra, se dresse, tel le symbole d’un âge d'or passé, le bâtiment de style éclectique, aux couleurs chaudes, de la fabrique de tabac La Lucha, fondée en 1900 par Manuel López Luis. Nous atteignons le Parque García Sanabria où nous flânons avant le repas. Le parc fut nommé en hommage au maire à l’origine de sa création. Une horloge fleurie, au mécanisme suisse, un cadeau du consul du Danemark offert l’année de la naissance de Daniel, nous rappelle celle de Genève. Une fontaine centrale, aux nombreux jets d’eau, retient l’attention. Une œuvre originale et séduisante captive les regards ; je me contente de l’admirer sans chercher à interpréter son apparence. Le parc s’apparente à un petit jardin botanique avec nombre de fleurs et plantes endémiques inconnues de ses admirateurs ; une création jaune retient l’objectif de Patrick. Des oiseaux du paradis, découverts pour la première fois à Brisbane le dimanche 19 février 2017, charment les regards. Un groupe de quatre sculptures, tels quatre totems, créées par Federico Assler, apportent une note de mystère dans le parc riche de nombreuses œuvres. Un bassin agrémenté d’une enfilade de jets d’eau, telle une haie d’honneur aux visiteurs, se dévoile. Une jeune femme blonde assise sur les lames en bois de la terrasse créative ondulante se détend sur son smartphone.

            Après la visite du parc, nous découvrons fortuitement sur la calle la Luna le restaurant Znak’s qui propose des saveurs de l’Asie. Manoj Lakhani, le patron, nous accueille pour le choix du menu. Nous nous installons à la terrasse. J’apprécie dans le dos les chauds rayons solaires. Je quitte mes chaussures devant la chaleur presque estivale. Nous nous partageons des dhals aux cinq lentilles et du Gobi bhagi de choux-fleurs cuisiné avec des pommes de terre. Des nans faits maison accompagnent les mets. Un thé vert et une infusion de menthe poivrée, servis dans de petites tasses transparentes sans anse, terminent le délicieux repas, achevé vers quatorze heures.

            Nous reprenons la promenade dans la ville. Nous traversons la boule de Noël géante, nous entrons sur la plaza Principe de Asturias où des sculptures étonnent. Je bavarde en dehors du temps avec un personnage en bronze à l’histoire unique comme celle de chaque être humain. Plus loin, sur la plaza del Chicharro, c’est la sculpture d’un chinchard, un poisson indissociable de l'image de Santa Cruz, qui surprend sur son support en pierre de basalte. Deux amies entre deux âges se retrouvent devant la sculpture, s’étreignent et s’embrassent avant de papoter. Plus loin, sur la plaza Santo Domingo, nous croisons une Aguadora, une porteuse d’eau qui, voici fort longtemps, recueillait l’eau des sources publiques pour la porter au domicile de celles et ceux qui la sollicitaient. Vêtue du tablier typique du métier de dessalinisateur des deux siècles passés, elle porte sur sa tête un récipient cubique contenant l’eau de vie. Calme, elle observe le va-et-vient des piétons qui se croisent. Le rôle des Aguadoras fut important lors des périodes de sécheresse et durant la guerre anglo-espagnole de 1585 à 1604.

            Environ cinq cents mètres plus loin, nous arrivons au n°51 de l'Avenida de San Sebastián où se situe le marché de Notre-Dame d'Afrique « La Recova » qui ouvrit ses portes voici bientôt quatre-vingts ans. Le marché abrite nombre de produits canariens. Le marché se termine, les étals et les petites épiceries ferment. Nous arpentons les nombreuses allées. Je m’attarde devant un étal de fruits et légumes qui témoignent de l’abondance de Gaia. Nous reviendrons un matin pour nous imprégner de l’atmosphère en pleine activité. Devant l’entrée, nous apprenons que les habitants de Santa Cruz de Tenerife s’appellent Los Chicharreros, une appellation qui remonte au seizième siècle. Une réplique d’un bateau de pêche de l’époque rend hommage aux générations de pêcheurs qui se sont succédé sur l’île. Une laitière vendeuse de lait, coulée en bronze, s’est figée dans une minute de temps. Outre les pots à lait qu’elle tient posés sur sa tête dans un panier en osier, elle porte dans sa main gauche une petite boille à lait.

            En face du marché nous pénétrons dans l’Espacio de las Artes où une impressionnante bibliothèque a pris place. Nous entrons. De nombreux étudiants consultent des ouvrages, s’instruisent et potassent. Je suis impressionné par la conception du lieu, lumineux et futuriste. Nous remarquons la présence de l’exposition à deux voix « Cebrián Poldo Cebrián : Deux générations (1949-2019) ». Nous décidons de découvrir des œuvres anthologiques de Poldo et de son père. Nous voyageons durant soixante-dix ans de photographies au travers d'une centaine d'œuvres des deux artistes.

            À la sortie, les minutes sont passées et nous retournons tranquillement au parking. Sur la plaza Weyler, une fontaine en marbre de carrare blanc nous offre de contempler des enfants. Au sommet, deux bambins s’amusent avec une guirlande de fleurs. Dans la partie centrale de l’œuvre, quatre « gavroches » s’amusent à verser par la bouche d’un petit dauphin de l’eau qui cascade dans une coquille située en contrebas. Sur l’avenue Ángel Guimerá, un beau jeune homme en bronze, assis gracieusement sur les ailes d’un phénix, agite le bras. Nous admirons l’impressionnante sculpture « Unión y el Fénix » avant de retourner chez nous à Icod de los Vinos…


En route pour Santa Cruz de Tenerife

Nous nous approchons de l’église Nuestra Señora de la Concepción en suivant la rue piétonne Calle Antonio Domínguez Alfonso.


Les nuées en vadrouille se mirent dans l’eau cristalline

Nous découvrons ensuite, sur la calle Emilio Calzadilla, une école Montessori

sur le trottoir de la calle de Valentin Sanz, nous apercevons une grosse boule de sapin de Noël blanche

Une horloge fleurie, au mécanisme suisse, un cadeau du consul du Danemark 

Un bassin agrémenté d’une enfilade de jets d’eau

Le parc s’apparente à un petit jardin botanique

nous découvrons fortuitement sur la calle la Luna le restaurant Znak’s 

Nous nous installons à la terrasse

Nous nous partageons des dhals aux cinq lentilles et du Gobi bhagi de choux-fleurs 

Plus loin, sur la plaza Santo Domingo, nous croisons une Aguadora, une porteuse d’eau

Une laitière vendeuse de lait devant l'entrée du marché de Notre-Dame d'Afrique « La Recova » 

un étal de fruits et légumes qui témoignent de l’abondance de Gaia

De nombreux étudiants consultent des ouvrages, s’instruisent et potassent.

Je suis impressionné par la conception du lieu, lumineux et futuriste

exposition à deux voix « Cebrián Poldo Cebrián : Deux générations (1949-2019) »

la rue piétonne Calle Antonio Domínguez Alfonso autrefois... avec l’église Nuestra Señora de la Concepción en toile de fond

nous pénétrons dans l’Espacio de las Artes 

Nous décidons de découvrir des œuvres anthologiques de Poldo et de son père

Devant le Monumento a Los Caídos, deux colosses nus montrent leurs fesses bien galbées

Dans la rue du Pilar, à l’angle de la calle Suárez Guerra, se dresse la fabrique de tabac La Lucha, fondée en 1900

fleur endémique inconnue

Une fontaine centrale, aux nombreux jets d’eau, retient l’attention.

Une œuvre originale et séduisante captive les regards 

quatre totems créés par Federico Assler

Je bavarde en dehors du temps avec un personnage en bronze à l’histoire unique 

plaza del Chicharro, sculpture d’un chinchard

Une réplique d’un bateau de pêche de l’époque rend hommage aux générations de pêcheurs

Sur la plaza Weyler, une fontaine en marbre de carrare blanc nous offre de contempler des enfants

Sur l’avenue Ángel Guimerá, un beau jeune homme en bronze, assis gracieusement sur les ailes d’un phénix, agite le bras

Promenade dans Santa Cruz de Tenerife

Promenade dans Santa Cruz de Tenerife


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