Nous
partons d’Icod de los Vinos vers dix heures trente. Une heure plus tard, nous
garons la voiture dans le quatrième sous-sol du parking Ramón y Cajal à Santa Cruz de Tenerife. Dès la sortie du parking,
privé d’ascenseur, nos regards sont attirés par le campanile blanc à la
structure en pierre de volcan de l’église Nuestra
Señora de la Concepción. Nous nous approchons en
suivant la rue piétonne Calle Antonio Domínguez Alfonso. Construite au début du
seizième siècle par les conquistadors espagnols, sa tour carrée semble la plus
haute de la capitale. Nos pas nous conduisent ensuite sur la Plaza de España. Je reconnais soudain la
Poste principale où nous entrâmes le lundi 4 février 2008 pour acheter des
timbres lors de la croisière sur le msc Orchestra. Nous bavardâmes dans la file
d’attente avec une famille résidant à Anthy-sur-Léman, en croisière à bord du
Costa Serena, amarré en prolongement de notre paquebot. Devant le Monumento a Los Caídos, deux colosses
nus montrent leurs fesses bien galbées. Je caresse un galbe plus haut que moi.
Les nuées en vadrouille se mirent dans l’eau cristalline du vaste bassin
circulaire situé à proximité de l’Office du tourisme où nous emportons une
carte du centre-ville.
Plus
avant, sur la Plaza de la Candelaria,
nous nous attardons devant l’obélisque dédié à la Vierge de Candelaria, la
patronne des Îles Canaries. Le monument en marbre fut sculpté à Gênes au
dix-huitième siècle. Nous découvrons ensuite, sur la calle Emilio Calzadilla,
une école Montessori. Plus haut, sur le trottoir de la calle de Valentin Sanz,
nous apercevons une grosse boule de sapin de Noël blanche, décorée de motifs
dorés, qui rappelle les fêtes. Dans la rue du Pilar, à l’angle de la calle
Suárez Guerra, se dresse, tel le symbole d’un âge d'or passé, le bâtiment de
style éclectique, aux couleurs chaudes, de la fabrique de tabac La Lucha, fondée en 1900 par Manuel
López Luis. Nous atteignons le Parque
García Sanabria où nous flânons avant le repas. Le parc fut nommé en
hommage au maire à l’origine de sa création. Une horloge fleurie, au mécanisme
suisse, un cadeau du consul du Danemark offert l’année de la naissance de
Daniel, nous rappelle celle de Genève. Une fontaine centrale, aux nombreux jets
d’eau, retient l’attention. Une œuvre originale et séduisante captive les
regards ; je me contente de l’admirer sans chercher à interpréter son
apparence. Le parc s’apparente à un petit jardin botanique avec nombre de
fleurs et plantes endémiques inconnues de ses admirateurs ; une création jaune
retient l’objectif de Patrick. Des oiseaux du paradis, découverts pour la
première fois à Brisbane le dimanche 19 février 2017, charment les regards. Un
groupe de quatre sculptures, tels quatre totems, créées par Federico Assler,
apportent une note de mystère dans le parc riche de nombreuses œuvres. Un
bassin agrémenté d’une enfilade de jets d’eau, telle une haie d’honneur aux
visiteurs, se dévoile. Une jeune femme blonde assise sur les lames en bois de
la terrasse créative ondulante se détend sur son smartphone.
Après
la visite du parc, nous découvrons fortuitement sur la calle la Luna le
restaurant Znak’s qui propose des
saveurs de l’Asie. Manoj Lakhani, le patron, nous accueille pour le choix du
menu. Nous nous installons à la terrasse. J’apprécie dans le dos les chauds
rayons solaires. Je quitte mes chaussures devant la chaleur presque estivale. Nous
nous partageons des dhals aux cinq lentilles et du Gobi bhagi de choux-fleurs
cuisiné avec des pommes de terre. Des nans faits maison accompagnent les mets.
Un thé vert et une infusion de menthe poivrée, servis dans de petites tasses
transparentes sans anse, terminent le délicieux repas, achevé vers quatorze
heures.
Nous
reprenons la promenade dans la ville. Nous traversons la boule de Noël géante,
nous entrons sur la plaza Principe de Asturias où des sculptures étonnent. Je
bavarde en dehors du temps avec un personnage en bronze à l’histoire unique
comme celle de chaque être humain. Plus loin, sur la plaza del Chicharro, c’est
la sculpture d’un chinchard, un poisson indissociable de l'image de Santa Cruz,
qui surprend sur son support en pierre de basalte. Deux amies entre deux âges
se retrouvent devant la sculpture, s’étreignent et s’embrassent avant de
papoter. Plus loin, sur la plaza Santo Domingo, nous croisons une Aguadora, une
porteuse d’eau qui, voici fort longtemps, recueillait l’eau des sources
publiques pour la porter au domicile de celles et ceux qui la sollicitaient.
Vêtue du tablier typique du métier de dessalinisateur des deux siècles passés,
elle porte sur sa tête un récipient cubique contenant l’eau de vie. Calme, elle
observe le va-et-vient des piétons qui se croisent. Le rôle des Aguadoras fut
important lors des périodes de sécheresse et durant la guerre anglo-espagnole
de 1585 à 1604.
Environ
cinq cents mètres plus loin, nous arrivons au n°51 de l'Avenida de San
Sebastián où se situe le marché de Notre-Dame d'Afrique « La Recova » qui ouvrit
ses portes voici bientôt quatre-vingts ans. Le marché abrite nombre de produits
canariens. Le marché se termine, les étals et les petites épiceries ferment.
Nous arpentons les nombreuses allées. Je m’attarde devant un étal de fruits et
légumes qui témoignent de l’abondance de Gaia. Nous reviendrons un matin pour
nous imprégner de l’atmosphère en pleine activité. Devant l’entrée, nous apprenons
que les habitants de Santa Cruz de Tenerife s’appellent Los Chicharreros, une appellation qui remonte au seizième siècle.
Une réplique d’un bateau de pêche de l’époque rend hommage aux générations de
pêcheurs qui se sont succédé sur l’île. Une laitière vendeuse de lait, coulée
en bronze, s’est figée dans une minute de temps. Outre les pots à lait qu’elle
tient posés sur sa tête dans un panier en osier, elle porte dans sa main gauche
une petite boille à lait.
En
face du marché nous pénétrons dans l’Espacio
de las Artes où une impressionnante
bibliothèque a pris place. Nous entrons. De nombreux étudiants consultent des
ouvrages, s’instruisent et potassent. Je suis impressionné par la conception du
lieu, lumineux et futuriste. Nous remarquons la présence de l’exposition à deux
voix « Cebrián Poldo Cebrián : Deux générations (1949-2019) ». Nous
décidons de découvrir des œuvres anthologiques de Poldo et de son père. Nous
voyageons durant soixante-dix ans de photographies au travers d'une centaine
d'œuvres des deux artistes.
À
la sortie, les minutes sont passées et nous retournons tranquillement au
parking. Sur la plaza Weyler, une fontaine en marbre de carrare blanc nous
offre de contempler des enfants. Au sommet, deux bambins s’amusent avec une
guirlande de fleurs. Dans la partie centrale de l’œuvre, quatre « gavroches »
s’amusent à verser par la bouche d’un petit dauphin de l’eau qui cascade dans
une coquille située en contrebas. Sur l’avenue Ángel Guimerá, un beau jeune
homme en bronze, assis gracieusement sur les ailes d’un phénix, agite le bras.
Nous admirons l’impressionnante sculpture « Unión y el Fénix » avant
de retourner chez nous à Icod de los Vinos…
 |
| En route pour Santa Cruz de Tenerife |
 |
| Nous nous approchons de l’église Nuestra
Señora de la Concepción en
suivant la rue piétonne Calle Antonio Domínguez Alfonso. |
 |
| Les nuées en vadrouille
se mirent dans l’eau cristalline |
 |
| Nous découvrons ensuite,
sur la calle Emilio Calzadilla, une école Montessori |
 |
| sur le trottoir de la
calle de Valentin Sanz, nous apercevons une grosse boule de sapin de Noël
blanche |
 |
| Une horloge fleurie, au
mécanisme suisse, un cadeau du consul du Danemark |
 |
| Un bassin agrémenté
d’une enfilade de jets d’eau |
 |
| Le parc s’apparente à un
petit jardin botanique |
 |
| nous découvrons
fortuitement sur la calle la Luna le restaurant Znak’s |
 |
| Nous nous installons à
la terrasse |
 |
| Nous nous partageons des
dhals aux cinq lentilles et du Gobi bhagi de choux-fleurs |
 |
| Plus loin, sur la plaza
Santo Domingo, nous croisons une Aguadora, une porteuse d’eau |
 |
| Une laitière vendeuse de
lait devant l'entrée du marché de Notre-Dame
d'Afrique « La Recova » |
 |
| un étal de fruits et
légumes qui témoignent de l’abondance de Gaia |
 |
| De nombreux étudiants
consultent des ouvrages, s’instruisent et potassent. |
 |
| Je suis impressionné par
la conception du lieu, lumineux et futuriste |
 |
| exposition à deux voix
« Cebrián Poldo Cebrián : Deux générations (1949-2019) » |
 |
| la rue piétonne Calle
Antonio Domínguez Alfonso autrefois... avec l’église Nuestra Señora
de la Concepción en toile de fond |
 |
| nous pénétrons dans
l’Espacio de las Artes |
 |
| Nous décidons de
découvrir des œuvres anthologiques de Poldo et de son père |
 |
| Devant le Monumento a
Los Caídos, deux colosses nus montrent leurs fesses bien galbées |
 |
| Dans la rue du Pilar, à
l’angle de la calle Suárez Guerra, se dresse la fabrique de
tabac La Lucha, fondée en 1900 |
 |
| fleur endémique inconnue |
 |
| Une fontaine centrale,
aux nombreux jets d’eau, retient l’attention. |
 |
| Une œuvre originale et
séduisante captive les regards |
 |
| quatre totems créés
par Federico Assler |
 |
| Je bavarde en dehors du
temps avec un personnage en bronze à l’histoire unique |
 |
| plaza del Chicharro, sculpture d’un chinchard |
 |
| Une réplique d’un bateau
de pêche de l’époque rend hommage aux générations de pêcheurs |
 |
| Sur la plaza Weyler, une
fontaine en marbre de carrare blanc nous offre de contempler des enfants |
 |
| Sur l’avenue Ángel
Guimerá, un beau jeune homme en bronze, assis gracieusement sur les ailes d’un
phénix, agite le bras |
 |
| Promenade dans Santa Cruz de Tenerife |
 |
| Promenade dans Santa Cruz de Tenerife |
|
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire