samedi 9 février 2019

Playa de San Marcos…


      Le soleil brille dans le ciel bleu azur. J’écris des mots pour une carte d’anniversaire, venus à mon esprit suite à une lecture d’un paragraphe de Nietzsche. À dix heures trente, j’envoie une réponse au sms de Suzanne. J’écris que c'est agréable de recevoir un retour après l'envoi d'une carte postale. Je lui transmets l'adresse du blog de notre voyage qu’elle pourra suivre avec Annie. La narration de la journée d’hier se poursuit. De la chicorée au lait de riz est sirotée.

            Nous partons déjeuner vers midi et demi. Nous nous rendons à la « Playa de San Marcos ». La plage d’Icod se situe à un peu plus de trois kilomètres de chez nous. Sur la TF 414, à l’angle de la calle Cecilio Montes, mon regard est captivé par une superbe maison en terrasse, entièrement construite sur des pilotis ronds en béton gris, coiffée d’un belvédère. Patrick gare la voiture sur un vaste parking gratuit le long du paseo las Americas. Je marche vers le haut du parking pour admirer des bâtisses blanches aux superbes chaînages d’angle en relief. Les appartements « La Luna » avec balcons et terrasses en toiture, aux balustrades, encadrements de fenêtres et œils-de-bœuf marron foncé, se louent sur… Booking. Pour descendre à la plage, nous empruntons un passage bordé de larges murets arrondis en pierre qui sinue dans la végétation. Nous apercevons le rocher de Garachico à l’horizon. Notre regard surplombe la terrasse d’une vaste maison devant la plage où un couple âgé profite du soleil. L’accès à l’entrée principale se fait par une rampe inclinée. Je photographie le panneau de bienvenue à San Marcos qui réclame une rénovation. Après un trottoir en pente bordé de bacs de fleurs en terrasse, nous descendons un chemin incliné, côtoyé d’escaliers en terrasse, qui mène à deux restaurants avec vue sur le littoral. Nous dépassons le restaurant « Italia in Bocca », nous admirons la séduisante chapelle San Juanito aux façades bleu ciel et nous prenons place dans la terrasse couverte au restaurant « Amarca ». Les tables restantes sont vite occupées.

            Noelia, souriante, vive et alerte, s’occupe du service. Des tables disposées sur la promenade aux damiers rouge et blanc offrent une vue plongeante sur la baie. Une dame face au soleil profite pleinement des chauds rayons en savourant lentement son repas. Le set de table blanc présente une carte de l’île en bleu avec les points d’intérêts. Un cadre fournit les distances vers quatre sites majeurs depuis une trentaine de villes et villages tout autour de l’île, dont Icod et Garachico. Nous optons pour des papas arrugadas con mojo, deux tortillas española, une ensaladilla [une salade russe au thon] en forme de pâté pour Patrick et du pain chaud au beurre et à l'ail. Noelia apporte une camomille et de l’eau gazeuse « Pirinea ».

            Selon une légende, les Pyrénées seraient nées de l'amour entre Héraclès, fils de Zeus et d’Alcmène, et la nymphe Pyrène. Elle fut séduite par Héraclès, hôte du roi Bébryx, alors qu’il se dirigeait vers les contrées du monstre géant Gerión. Pour démontrer sa bravoure et réaliser un de ses douze travaux, Héraclès vola le bétail de Gerión lequel prétendait aussi à l'amour de la belle Pyrène. Le géant, furieux contre Héraclès, mit le feu à la forêt où se cachait la belle effrayée. Il lui causa des blessures qui causèrent sa mort. Héraclès, fou de douleur, mit fin à la vie de Gerión pour se venger et empila d’énormes roches sur le tombeau de Pyrène, érigeant ainsi la chaîne pyrénéenne au travers de laquelle coule la source « Pirinea », née des larmes de la bien-aimée d’Héraclès.

            Des convives russes s’installent à une table voisine. La fillette d’un couple, habillée en rose et blanc, un chapeau en toile blanche sur la tête, trottine sur la promenade, tantôt escortée de son père ou de sa mère. Des touristes attendent que des tables se libèrent. Contre les murs du couloir qui mène aux toilettes, des cadres montrent nombre de photos des clients venus se restaurer à l’Amarca. Je prends deux photos dont celle d’un jeune couple sans savoir de quand peut dater le cliché. Quel âge a-t-il aujourd’hui dans le flot du temps ?

            Après quatorze heures trente, nous allons nous promener autour de la plage. Patrick descend un escalier à côté du restaurant, s’éloigne en crapahutant sur les galets noirs pour prendre des photos du panorama. Sur la plage de sable noir, des baigneurs s’aventurent dans l’eau, d’autres se font bronzer, d’autres grignotent, parlotent ou se détendent. Nous contournons la plage dont les vagues scintillent au soleil. Après la petite Marina, nous atteignons le bout de la voie sans issue qui se termine par une paroi rocheuse, flanquée sur la gauche d’une masse de rochers sauvages et sur la droite d’un long escalier raide qui s’élève pour joindre le plat où une superbe résidence à vérandas et terrasses, orange et blanche, domine les flots. Patrick grimpe sur de gros rochers pour se rapprocher de l’eau et prendre des photos. Son regard capte la présence de nombreux crabes entre les roches. Je me contente de le suivre sur les premières pierres relativement plates pour admirer le paysage et m’imprégner de la beauté de l’instant présent. Patrick voit plusieurs pitons escarpés qui avancent dans l’océan. Les vagues tourbillonnent autour dans une valse écumeuse. La pointe du volcan Teide se remarque quand nous revenons sur nos pas. Le couple sur sa terrasse s’est éclipsé devant les ardents rayons du soleil.

            Les quinze heures se sont éloignées quand nous retournons chez nous. La voiture est garée en face du restaurant Jardin de Oro. Sous le pare-brise de la petite Fiat blanche garée devant le capot de la voiture, un billet comporte le message : « Estoy averiado, gracias » [Je suis endommagé, merci]. L’après-midi se poursuit dans le confort de l’appartement entre un temps d’écriture sur l’ordinateur, une pause-détente, des jeux, de la lecture et d’autres activités selon les intérêts de chacun. Le blog est actualisé.
           


            Lors du dîner, la pomme croquée, je savoure un smoothie banane et figues d’Espagne hydratées dans du lait de riz. Une barre El Almendro et un bonbon à la figue « Calabacita » terminent mon repas. La lecture précède la suite des aventures du vaisseau Star Trek Discovery prisonnier dans un univers parallèle où les Humains, commandés par une impératrice impitoyable, dominent la galaxie…

Nous partons déjeuner vers midi et demi

Les appartements « La Luna » avec balcons et terrasses en toiture

aux balustrades, encadrements de fenêtres et oeils-de-boeuf marron foncé

nous empruntons un passage bordé de larges murets arrondis en pierre qui sinue dans la végétation

Nous apercevons le rocher de Garachico à l’horizon

Playa de San Marcos…

Playa de San Marcos…

un trottoir en pente bordé de bacs de fleurs en terrasse

Je photographie le panneau de bienvenue à San Marcos qui réclame une rénovation

L’accès à l’entrée principale se fait par une rampe inclinée


nous admirons la séduisante chapelle San Juanito aux façades bleu ciel

nous prenons place dans la terrasse couverte au restaurant « Amarca »

Le set de table blanc présente une carte de l’île en bleu avec les points d’intérêts

papas arrugadas con mojo, une ensaladilla [une salade russe au thon] en forme de pâté

deux tortillas española

les murs du couloir qui mène aux toilettes, des cadres montrent nombre de photos des clients

Quel âge a-t-il aujourd’hui dans le flot du temps ?

La fillette d’un couple, habillée en rose et blanc, un chapeau en toile blanche sur la tête, trottine sur la promenade, tantôt escortée de son père ou de sa mère

 la promenade et le restaurant au premier plan

Playa de San Marcos…

Patrick descend un escalier à côté du restaurant, s’éloigne en crapahutant sur les galets noirs

Playa de San Marcos…

Patrick grimpe sur de gros rochers pour se rapprocher de l’eau et prendre des photos

Playa de San Marcos…

passage bordé de larges murets arrondis en pierre
 
Playa de San Marcos…

nous descendons un chemin incliné, côtoyé d’escaliers en terrasse

une paroi rocheuse, flanquée sur la gauche d’une masse de rochers sauvages et sur la droite d’un long escalier raide qui s’élève pour joindre le plat où une superbe résidence à vérandas et terrasses

Son regard capte la présence de nombreux crabes entre les roches

pitons escarpés qui avancent dans l’océan. Les vagues tourbillonnent autour dans une valse écumeuse

une superbe maison en terrasse, entièrement construite sur des pilotis ronds en béton gris

Plage de San Marcos

Trajet en voiture
 
un billet comporte le message : « Estoy averiado, gracias » [Je suis endommagé, merci]

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