Le
soleil brille dans le ciel bleu azur. J’écris des mots pour une carte
d’anniversaire, venus à mon esprit suite à une lecture d’un paragraphe de
Nietzsche. À dix heures trente, j’envoie une réponse au sms de Suzanne. J’écris
que c'est agréable de recevoir un retour après l'envoi d'une carte postale. Je
lui transmets l'adresse du blog de notre voyage qu’elle pourra suivre avec
Annie. La narration de la journée d’hier se poursuit. De la chicorée au lait de
riz est sirotée.
Nous
partons déjeuner vers midi et demi. Nous nous rendons à la « Playa de San
Marcos ». La plage d’Icod se situe à un peu plus de trois kilomètres de chez
nous. Sur la TF 414, à l’angle de la calle Cecilio Montes, mon regard est
captivé par une superbe maison en terrasse, entièrement construite sur des
pilotis ronds en béton gris, coiffée d’un belvédère. Patrick gare la voiture
sur un vaste parking gratuit le long du paseo las Americas. Je marche vers le
haut du parking pour admirer des bâtisses blanches aux superbes chaînages
d’angle en relief. Les appartements « La Luna » avec balcons et terrasses en
toiture, aux balustrades, encadrements de fenêtres et œils-de-bœuf marron
foncé, se louent sur… Booking. Pour descendre à la plage, nous empruntons un
passage bordé de larges murets arrondis en pierre qui sinue dans la végétation.
Nous apercevons le rocher de Garachico à l’horizon. Notre regard surplombe la
terrasse d’une vaste maison devant la plage où un couple âgé profite du soleil.
L’accès à l’entrée principale se fait par une rampe inclinée. Je photographie
le panneau de bienvenue à San Marcos qui réclame une rénovation. Après un
trottoir en pente bordé de bacs de fleurs en terrasse, nous descendons un
chemin incliné, côtoyé d’escaliers en terrasse, qui mène à deux restaurants
avec vue sur le littoral. Nous dépassons le restaurant « Italia in Bocca »,
nous admirons la séduisante chapelle San Juanito aux façades bleu ciel et nous
prenons place dans la terrasse couverte au restaurant « Amarca ». Les tables
restantes sont vite occupées.
Noelia,
souriante, vive et alerte, s’occupe du service. Des tables disposées sur la
promenade aux damiers rouge et blanc offrent une vue plongeante sur la baie.
Une dame face au soleil profite pleinement des chauds rayons en savourant
lentement son repas. Le set de table blanc présente une carte de l’île en bleu
avec les points d’intérêts. Un cadre fournit les distances vers quatre sites
majeurs depuis une trentaine de villes et villages tout autour de l’île, dont
Icod et Garachico. Nous optons pour des papas arrugadas con mojo, deux
tortillas española, une ensaladilla [une salade russe au thon] en forme de pâté
pour Patrick et du pain chaud au beurre et à l'ail. Noelia apporte une
camomille et de l’eau gazeuse « Pirinea ».
Selon
une légende, les Pyrénées seraient nées de l'amour entre Héraclès, fils de Zeus
et d’Alcmène, et la nymphe Pyrène. Elle fut séduite par Héraclès, hôte du roi
Bébryx, alors qu’il se dirigeait vers les contrées du monstre géant Gerión.
Pour démontrer sa bravoure et réaliser un de ses douze travaux, Héraclès vola
le bétail de Gerión lequel prétendait aussi à l'amour de la belle Pyrène. Le
géant, furieux contre Héraclès, mit le feu à la forêt où se cachait la belle
effrayée. Il lui causa des blessures qui causèrent sa mort. Héraclès, fou de
douleur, mit fin à la vie de Gerión pour se venger et empila d’énormes roches
sur le tombeau de Pyrène, érigeant ainsi la chaîne pyrénéenne au travers de laquelle
coule la source « Pirinea », née des larmes de la bien-aimée d’Héraclès.
Des
convives russes s’installent à une table voisine. La fillette d’un couple,
habillée en rose et blanc, un chapeau en toile blanche sur la tête, trottine
sur la promenade, tantôt escortée de son père ou de sa mère. Des touristes
attendent que des tables se libèrent. Contre les murs du couloir qui mène aux
toilettes, des cadres montrent nombre de photos des clients venus se restaurer
à l’Amarca. Je prends deux photos dont celle d’un jeune couple sans savoir de
quand peut dater le cliché. Quel âge a-t-il aujourd’hui dans le flot du temps ?
Après
quatorze heures trente, nous allons nous promener autour de la plage. Patrick
descend un escalier à côté du restaurant, s’éloigne en crapahutant sur les
galets noirs pour prendre des photos du panorama. Sur la plage de sable noir,
des baigneurs s’aventurent dans l’eau, d’autres se font bronzer, d’autres grignotent, parlotent ou se détendent. Nous contournons la plage dont les vagues
scintillent au soleil. Après la petite Marina, nous atteignons le bout de la
voie sans issue qui se termine par une paroi rocheuse, flanquée sur la gauche
d’une masse de rochers sauvages et sur la droite d’un long escalier raide qui
s’élève pour joindre le plat où une superbe résidence à vérandas et terrasses,
orange et blanche, domine les flots. Patrick grimpe sur de gros rochers pour se
rapprocher de l’eau et prendre des photos. Son regard capte la présence de
nombreux crabes entre les roches. Je me contente de le suivre sur les premières
pierres relativement plates pour admirer le paysage et m’imprégner de la beauté
de l’instant présent. Patrick voit plusieurs pitons escarpés qui avancent dans
l’océan. Les vagues tourbillonnent autour dans une valse écumeuse. La pointe du
volcan Teide se remarque quand nous revenons sur nos pas. Le couple sur sa
terrasse s’est éclipsé devant les ardents rayons du soleil.
Les
quinze heures se sont éloignées quand nous retournons chez nous. La voiture est
garée en face du restaurant Jardin de Oro. Sous le pare-brise de la petite Fiat
blanche garée devant le capot de la voiture, un billet comporte le message :
« Estoy averiado, gracias » [Je suis endommagé, merci]. L’après-midi se
poursuit dans le confort de l’appartement entre un temps d’écriture sur
l’ordinateur, une pause-détente, des jeux, de la lecture et d’autres activités
selon les intérêts de chacun. Le blog est actualisé.
Lors du dîner, la pomme croquée, je savoure
un smoothie banane et figues d’Espagne hydratées dans du lait de riz. Une barre
El Almendro et un bonbon à la figue « Calabacita » terminent mon repas. La
lecture précède la suite des aventures du vaisseau Star Trek Discovery
prisonnier dans un univers parallèle où les Humains, commandés par une
impératrice impitoyable, dominent la galaxie…
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| Nous partons déjeuner vers midi et demi |
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| Les appartements « La Luna » avec balcons et terrasses en toiture |
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| aux balustrades, encadrements de fenêtres et oeils-de-boeuf marron foncé |
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| nous empruntons un passage bordé de larges murets arrondis en pierre qui
sinue dans la végétation |
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| Nous apercevons le rocher de Garachico à l’horizon |
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| Playa de San Marcos… |
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| Playa de San Marcos… |
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| un trottoir en pente bordé de bacs de fleurs en terrasse |
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| Je photographie le panneau de bienvenue à San Marcos qui réclame une
rénovation |
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| L’accès à l’entrée principale se fait par une rampe inclinée |
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| nous admirons la séduisante chapelle San Juanito aux façades bleu ciel |
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| nous prenons place dans la terrasse couverte au restaurant « Amarca » |
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| Le set de table blanc présente une carte de l’île en bleu avec les
points d’intérêts |
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| papas arrugadas con mojo, une ensaladilla [une
salade russe au thon] en forme de pâté |
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| deux tortillas española |
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| les murs du couloir qui mène aux toilettes, des cadres montrent nombre
de photos des clients |
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| Quel âge a-t-il aujourd’hui dans le flot du temps ? |
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| La fillette d’un couple, habillée en rose et blanc, un chapeau en toile
blanche sur la tête, trottine sur la promenade, tantôt escortée de son père ou
de sa mère |
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| la promenade et le restaurant au premier plan |
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| Playa de San Marcos… |
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| Patrick descend un escalier à côté du restaurant, s’éloigne en
crapahutant sur les galets noirs |
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| Playa de San Marcos… |
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| Patrick grimpe sur de gros rochers pour se rapprocher de l’eau et
prendre des photos |
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| Playa de San Marcos… |
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| passage bordé de larges murets arrondis en pierre |
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| Playa de San Marcos… |
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| nous descendons un chemin incliné, côtoyé d’escaliers en terrasse |
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| une paroi rocheuse, flanquée sur la gauche d’une masse de rochers
sauvages et sur la droite d’un long escalier raide qui s’élève pour joindre le
plat où une superbe résidence à vérandas et terrasses |
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| Son regard capte la présence de nombreux crabes entre les roches |
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| pitons escarpés qui avancent dans l’océan. Les vagues tourbillonnent
autour dans une valse écumeuse |
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| une superbe maison en terrasse, entièrement construite sur des pilotis
ronds en béton gris |
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| Plage de San Marcos |
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| Trajet en voiture |
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| un billet comporte le message : « Estoy averiado, gracias » [Je
suis endommagé, merci] |
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