jeudi 7 février 2019

Plaza Andrés de Lorenzo-Cáceres et Ossuna…


      Un rêve agréable s’est prolongé durant la nuit :  « Marié à un Prince de la couronne anglaise, je mène une vie de rêve après notre mariage ». Le soleil brille dans le ciel bleu. J’œuvre sur l’ordinateur dans la matinée. Des emplettes sont effectuées chez Virce et à la boulangerie pour déjeuner dans l’appartement. Du pain à la farine complète accompagne les mets, dont un avocat très mûr. Après le repas, je continue mon ouvrage sur l’ordinateur. Après un temps de nettoyage, vers quinze heures trente, Patrick se détend avec la vidéo « The end of the fuck world » où, entre ombre et poésie, un couple d'ados désabusés vit le charme d'un road-trip bancal. Le blog est actualisé. Lors de la pause-détente, je teste un carreau de chocolat noir bio à 70% de cacao de chez Al Campo en sirotant le cacao au lait de riz noisette.

            Nous allons nous promener. À la librería papelería « El Estudiente », j’achète à dix-huit heures une jolie carte illustrée d’un flamant rose. Nous prenons la direction du square au kiosque tout en flânant. Je découvre le nom du square, il s’agit de la plaza Andrés de Lorenzo-Cáceres et Ossuna. Don Andrés, né dans la maison familiale à Icod le mercredi 7 décembre 1842 et mort chez lui à Icod soixante-cinq ans plus tard le samedi 11 janvier 1908, fut le mécène de cette place au cœur de la ville. Il contracta deux mariages. Le premier, à Santa Ana (Garachico) le 16 avril 1868 avec Dona Catalina de Monteverde, et le second, à Puerto de la Cruz le 6 août 1898 avec Guadalupe del Hoyo-Solórzano y Nieves. Don Andrés, et ses descendants après lui, participèrent activement à la création de cette place, en réalisant notamment à leurs frais les deux escaliers monumentaux.

            Le monde végétal verdoyant et les nombreux arbres vénérables de la place regardent les visages des passants, écoutent leurs voix, suivent leurs regards, murmurent des légendes aux visiteurs attentifs qui prennent le temps de respirer, d’admirer les mille ornements, les compositions florales colorées qui se succèdent autour du kiosque animé, sur les bords des marches, sur les fontaines aux figures léonines et autour des bustes célèbres. Tout un décor éblouissant, magnifique et séducteur, s’entoure des superbes abalaustrados [balustrades] blanches qui ceinturent la place, bordée de rues escarpées, édifiée sur une éminence dans une originalité née des amphores à masques qui couronnent les pilastres. Comme nous le constatons à chacune de nos venues, cette place représente le lieu de rencontre et de détente des adolescents, des lecteurs, des habitués de la cafetería El Kiosko, des amis qui rient et discutent avec animation, des enfants qui jouent dans l’espace ludique qui leur est réservé. Plantés par Don Andrés et son fils, les magnifiques lauriers indiens et les ficus d’origine australienne, aux troncs fantasmagoriques et noueux durs comme le roc, qui observent et abritent avec complicité depuis des lustres les sentiments partagés des premières rencontres, prodiguent l’ombre accueillante de leur ramure dans ce lieu attachant où se reposent les émois authentiques des amoureux d’antan. Nous voyons des touristes qui marchent distraitement dans ce square centenaire sans prendre le temps de contempler les merveilles qui s’offrent aux regards. Proche de l’église de San Marcos en rénovation, la pergola, située dans l’un des angles de la place, qui abrita maintes déclarations d’amour, offre des vues magnifiques sur le légendaire Drago milenario, la fierté des Icodiens et de tout Tenerife. La flore variée m'invite à découvrir des « daturas suaveolens » dont les trompettes orangées, qui pendent gracieusement, annoncent la fin de la floraison.

            Lors de notre retour, nous rencontrons Penelope et son mari dans la rue. Nous bavardons un instant. La pastelería panadería San Bernardo propose l’achat de quatre pains pour un euro. Nous achetons chez Rocasa, un éplucheur à légumes à deux euros, une seconde casserole pour le dôme et un coussin jaune pour la seconde chaise de jardin. Toujours souriante, Natalia nous accueille à la caisse à dix-huit heures quarante-trois. Une fois chez nous, Patrick enfourne la tarte aux pommes préparée dans la matinée. Je charge les photos et je commence la narration de la journée, tout en surfant sur le web. Lors du dîner, nous savourons la tarte aux pommes dont la pâte croustillante révèle sa saveur. Un temps de lecture précède les aventures de Josh dans la série « Please like me »...










les trompettes orangées, qui pendent gracieusement, annoncent la fin de la floraison


des superbes abalaustrados [balustrades] blanches qui ceinturent la place, bordée de rues escarpées




 
Le volcan Teide depuis la place Don Andrés



place Don Andrés

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