Dans
un rêve… je me baigne dans une crique
avec des poissons, des animaux dont deux éléphanteaux qui barrissent en
m’éclaboussant avec facétie… Une fois le petit déjeuner apprécié, je sors
sur le balcon. Le manteau nuageux cache le soleil et la luminosité est faible.
Un léger vent plutôt froid souffle. Les arbres bruissent doucement dans le parc
de la chapelle dont les réverbères s’éteignent automatiquement durant le yoga
des yeux. Les petits bruits familiers se promènent dans l’air pur. Des
policiers municipaux en gilets jaunes bavardent au bas de la rue. Leur
présence, liée aux festivités du carnaval, a pour but de fermer l’accès au
centre-ville, en filtrant les véhicules qui approchent. La narration de la
journée d’hier commence après le chargement des photos. Vers onze heures, notre
rue grouille d’enfants en habits de carnaval. Les rires et les joyeux éclats de
voix montent jusqu’au balcon où nous prenons des photos. Les enfants attendent
de pouvoir défiler dans les rues. L’impulsion initiale du cortège est donnée
une vingtaine de minutes plus tard.
Nous
effectuons des courses chez Monsieur Virce. À la boulangerie, Tamara encaisse
les soixante centimes du pain de seigle un peu avant treize heures. Un léger
crachin tombe. Nous déjeunons dans l’appartement. Tamarillos, avocat bien mûr,
chips, pain de seigle tartiné de beurre crémeux et bandelettes de fromage
composent la partition de mon menu. Le blog est actualisé vers quatorze heures
trente. Entre quinze heures et seize heures, nous sommes chez Soraya. Avant de
partir, je lui offre le livre « Le Petit Prince » en langue
espagnole. Elle est touchée et émue. Elle se lève et vient me faire une
étreinte. Elle me demande d’écrire une dédicace au début du livre et écrit
son adresse mail sur un Post-it. Plus tard, nous effectuons des courses chez Alteza
où Guacimara nous accueille à la caisse. Des gouttes de pluie nous escortent
jusqu’à l’appartement. Je m’installe devant l’ordinateur. Deux cartes postales
sont écrites. Patrick se presse un jus d’orange. Je sirote un cacao au lait de
riz noisette tout en suçant du chocolat noir. Après la pause-détente, Patrick regarde
un épisode de la série « Champions ». De mon côté, je réponds au mail de Ken.
Les ricochets de mes propos me conduisent à la journée du mercredi 3 décembre
2008. Je lis, sur le blog de l’époque, la narration de Patrick de cette journée
à Las Palmas à Gran Canaria. Il écrivait une allégorie.
«
Vivre c’est prendre chaque instant comme un instant neuf. Par exemple, si nous
mangeons une chose pour la première fois, un carreau de chocolat, nous allons
découvrir un nouveau goût. Ce goût est plaisant au palais, nous voulons
retrouver cette sensation agréable, et à ce moment-là nous sommes morts.
Retrouver le même goût, avoir la certitude d’obtenir le même résultat, avoir la
sécurité psychologique participent à notre aveuglement. Nous créons une
illusion et de la souffrance. Cette douleur vient du conflit entre ce qui est,
le réel et ce que nous espérons, l’illusion. Vivre, c’est manger chaque carreau
de chocolat sans attente comme si c’était la première fois. Chaque fois, le
goût est différent. Faites en l’expérience avec toute votre attention et toute
votre lucidité, vous verrez la différence. Là, vous aimerez réellement le
chocolat. »
Après
dix-huit heures, une réponse est envoyée au mail de Faina. Telle une fée, j’écris
des vœux chaleureux pour la vie à venir de son arrière-petit-fils Jacob. Une réponse
est envoyée à Thérèse. Nous effectuons des achats sur un site Internet suite à
la réception d’une alerte. Je consulte les blogs de Patrick avant le dîner. Une
pomme est croquée avant de savourer la dernière tranche de datiles Tunecinos avec
un biscuit d'épeautre La Granja et des rondelles de bananes. Dans « Le chemin
de Rocailles », Sophie passe une semaine dans son village natal où elle
retrouve son amie d’enfance Marcelle. Dans la série « The Good place »,
les aventures toujours aussi déjantées d’Eleanor, Chidi, Tahani, Jason et
Michael se poursuivent…

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