lundi 28 janvier 2019

Promenade à Garachico…


              Lors du petit déjeuner, je découvre joyeusement en arrivant en cuisine deux croissants à la farine complète, en forme de gros crabe, que Patrick vient d’acheter chez le boulanger. J’en savoure un avec des rondelles de bananes, des dattes et des arachides.


            Nous sortons vers midi quarante-cinq. Une fois dans la rue, je monte à l’épicerie pour apporter les vingt centimes dus. Le patron me remercie avec un franc sourire, me fait une tape amicale sur l’épaule et me dit « hasta luego » [à la prochaîne ou à bientôt]. Les minutes suivantes nous accompagnent à Garachico. Dans une ruelle, je vois un sachet transparent contenant un pain accroché à la poignée d’une porte fermée. La confiance semble de mise dans le village. Je m’attarde devant une autre porte en bois dont le portillon à balustres me séduit. Le restaurant « Candelaria La Cocinera » est fermé le lundi. Nous allons déjeuner à la « Tasca del Vino ».


            L’accueil se montre aussi chaleureux que le jour de notre première venue. La seule table libre est celle du précédent repas. Lors de la commande, notre charmante hôtesse, à la probité spontanée, repousse notre troisième choix en secouant la tête négativement, le mouvement des bras accompagnant son opposition dépouillée d'intérêt financier. Je prends quelques photos durant la préparation des plats dont des photos anciennes et des objets usuels qui décorent le dessus d’une corniche. Le plat de « garbanzos » est déposé sur la table ; les pois chiches castillans sont agrémentés de rondelles de chorizo. Je teste le saucisson espagnol, fabriqué à partir d'un mélange de porc assaisonné avec du sel et du « pimentón », une variété de paprika très doux, fumé au bois de chêne, qui lui confère un goût légèrement fruité et une couleur rouille. De l’eau gazeuse et de la « manzanilla » accompagnent la nourriture. Nous nous partageons le ragoût dont le bouillon de cuisson s’avère excellent. Les deux « tortillas españolas » arrivent fumantes des cuisines.


            Une légende raconte que le général Tomás de Zumalacárregui, lors du siège de Bilbao en 1835, inventa l'omelette aux pommes de terre en tant que plat simple, rapide et nutritif pour nourrir les quatorze bataillons qui tentèrent d’assiéger la ville.


            Deux morceaux de tomate et des lamelles de salade verte en sauce escortent les tortillas. Les bouchées d’omelette aux pommes de terre, crémeuses par endroits, ravissent les papilles. Toutefois, devant le diamètre confortable de l’épaisse omelette, la faim pleinement satisfaite, nous renonçons à terminer la spécialité espagnole… contrairement à un convive, au ventre rebondi, présent à une table voisine avec son fils et une jeune femme à la longue chevelure noire assise de dos. Les trois vacanciers ont dégusté en entrée des tranchettes de fromage et de jambon avec nombre de petites biscottes carrées. Chacun a un métabolisme différent. À quel moment les besoins nutritionnels sont-ils comblés ? Comment faire la différence entre la faim physiologique et la faim psychologique ? J’imagine que les manifestations de la faim diffèrent d’une personne à l’autre.


            Nous sortons du restaurant à quatorze heures vingt après un pourboire donné à notre hôtesse, expressive et attentionnée, qui avait vu juste en renonçant à prendre la commande du troisième choix. Nous nous rendons chez « Le Pâtissier ». En chemin, un superbe balcon en bois sombre et un heurtoir de porte, bronze et or, représentant une tête de lion sont admirés. Nous achetons des barres à la banane et une part de cake artisanal au chocolat pour le dîner. Nous nous promenons ensuite dans le village. Nous passons devant la boutique « Artesanía Garachico ». Une enseigne sculptée en bois représente le campanile de la proche église Santa Ana.


            Depuis les hauteurs, sur la « Transversal Mencey Caconaymo », nous admirons d’autres perspectives du village. Des fleurs aux pétales jaune citron nous charment. Dans une étreinte spontanée, j’entoure de mes bras le tronc d’un eucalyptus qui termine sa mue. En contrebas, la circulation est alternée sur la route au bord du littoral. Une voiture rouge menace de tomber en panne. La couleur du pelage d’un chat pelotonné se confond avec les roches d’où il nous regarde. La peinture, qui fut peut-être de couleur émeraude, d’un charmant petit cabanon en bois, abritant un petit bateau, termine de s’écailler. Des cactus et des figuiers de barbarie bordent la route. Patrick glisse entre les pages de son calepin une feuille sèche de géranium rose et or, de taille inhabituelle. Des bougainvilliers orange et roses se penchent dans le vide. De retour au centre bourg, nous détaillons sur un mur ocre rouge en retrait du flux touristique une seconde carte des îles Canaries en céramique entourée de blasons. Cette fois, contrairement à celle découverte il y a une huitaine de jours, tous les blasons sont présents autour de la carte. Je photographie ceux des villes et villages visités, dont celui d’Icod et de Garachico. Patrick pense que les blasons disparus de l’autre carte ont été décollés par des touristes. Sur la plaza Ramon Arocha, un coq noir à la crête rouge vif se remarque dans le massif arboré d’un arbre au tronc multiple. Nous retournons à la voiture en suivant l’avenida Tomé Cano. Deux ouvriers garnissent artisanalement un muret avec des pierres volcaniques.


            Nous sommes de retour à seize heures à Icod. Une place se libère devant l’appartement à l’instant où nous entrons dans la calle del Calvario. Le fait d’avoir laissé passer courtoisement trois voitures sur la calle Francisco Miranda a favorisé ce synchronisme très apprécié. J’œuvre sur l’ordinateur. Un entracte m’offre de siroter un cacao au lait de riz à la noisette avec un carreau de chocolat noir. Patrick apprécie un jus d’orange. À dix-huit heures, le blog est actualisé. La narration de la journée commence.

            Lors du dîner, après une pomme, je savoure un smoothie banane, datte et cerises, avec du cake au chocolat partagé avec Patrick. Après un temps de lecture, nous prenons plaisir à nous détendre avec deux épisodes de « The Good Place » où Eleanor finit par se dénoncer…

je découvre joyeusement en arrivant en cuisine deux croissants à la farine complète


un sachet transparent contenant un pain accroché à la poignée d’une porte fermée

une autre porte en bois dont le portillon à balustres me séduit

des photos anciennes...

...et des objets usuels qui décorent le dessus d’une corniche

Le plat de « garbanzos » est déposé sur la table

Les deux « tortillas españolas » arrivent fumantes des cuisines
  
Nous sortons du restaurant à quatorze heures vingt

un superbe balcon en bois sombre et...

...un heurtoir de porte, bronze et or, représentant une tête de lion sont admirés


Nous nous rendons chez « Le Pâtissier »

Une enseigne sculptée en bois représente le campanile de la proche église Santa Ana
 
Depuis les hauteurs, sur la « Transversal Mencey Caconaymo », nous admirons d’autres perspectives du village

le tronc d’un eucalyptus qui termine sa mue

nous admirons d’autres perspectives du village

charmant petit cabanon en bois, abritant un petit bateau

Des cactus bordent la route

Des figuiers de barbarie bordent la route
    
Des fleurs aux pétales jaune citron nous charment

La couleur du pelage d’un chat pelotonné se confond avec les roches

une feuille sèche de géranium rose et or, de taille inhabituelle


carte des îles Canaries en céramique entourée de blasons

Blason d’Icod


Sur la plaza Ramon Arocha, un coq noir à la crête rouge vif se remarque


Deux ouvriers garnissent artisanalement un muret avec des pierres volcaniques

Nous retournons à la voiture en suivant l’avenida Tomé Cano

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