Le
ciel est bleu et le soleil brille. À midi, nous sortons faire des courses. Chez
Alteza, sur la calle de Key Muñoz, je découvre des « chayotas », des
fruits d'une dizaine de centimètres, en forme de poire biscornue et
irrégulière, à la peau vert clair rainurée garnie de petites épines douces, qui
appartiennent à la famille des cucurbitacées. La clientèle est au rendez-vous.
Lors de l’attente à la caisse, je regarde deux jeunes garçons séduisants devant
nous dans la file. Guacimara encaisse le montant de nos achats dont deux
avocats mûrs, des champignons émincés et une « Bizcochada tamarindo », une
variante de biscuit de Savoie au tamarin, aux ingrédients libres de conservateurs
et additifs, probablement une fabrication locale. Les six cents grammes de la
bizcochada reviennent à moins de trois euros.
En
sortant du supermarché, Patrick remarque des chapiteaux blancs devant la
mairie. Nous nous approchons. Nous découvrons des étals épars dont la présence
se poursuit sur la calle San Sebastián que nous suivons. Nous nous arrêtons
devant le stand de l’entreprise d'insertion professionnelle Afedes, située sur
le camino el Laurel à Icod, dont le logo « Activando Sueños » [Activons les
rêves] est imprimé sur le devant de la nappe jaune. Au fond du stand, les mots
« Realiza tu compra solidaria » se lisent sur une banderole blanche. Nous
faisons un achat solidaire en choisissant un long pain aux graines de la
Panadería « San Bernardo » à Los Silos. J’opte aussi pour une sorte de sablé
aux amandes. Un garçon et une fille, deux probables bénévoles, s’occupent de la
vente. C’est un plaisir d’être servis par la jeune fille enjouée et souriante.
Après la flânerie, nous retournons chez nous pour déjeuner. Avant d’entrer dans
l’appartement, nous achetons un régime de bananes et une grosse papaye chez
Virce.
Après
le repas, nous décidons d’aller faire connaissance avec la ville de Puerto de
la Cruz. Le ciel est grand bleu et le soleil brille. Une photo du volcan Teide
est prise depuis le parking sur la calle Fray Cristóbal Oramas. Nous arrivons à
destination à quatorze heures trente. Nous garons la voiture sur un parking
gratuit à côté de l’hôtel Maritim qui se dresse sur le littoral, telle une
sentinelle sur un rocher. Nous nous approchons de la « Punta Piedra Gorda »,
des rochers escarpés, majoritairement volcaniques, déchiquetés par les éléments
où les vagues fougueuses viennent s’éclater en écume bouillonnante. L’aplomb
vertigineux domine le littoral et nous offre d’admirer la ville de Puerto de la
Cruz qui devint jadis le port de la ville de La Orotava lorsqu'en 1706 celui de
Garachico fut enseveli par la lave. Par endroits des vagues téméraires prennent
d’assaut les gros blocs de basalte noir qui se silhouettent au bas du magma
rocheux. Nous arpentons les sentiers abrupts et rocailleux en nous approchant
le plus possible du vide.
Après
ces instants riches de beauté, nous marchons sur le trottoir du camino Burgado
qui descend vers la ville. L’entrée du parc marin et zoologique « Loro Parque »
se dessine. La guérite blanche du parking, environnée de murs blancs, est
coiffée d’une coupole en forme de bulbe. Nous atteignons la calle Bencomo 2 et,
soudain, en contrebas, la playa Jardín se dévoile à nos yeux étonnés. Nous
descendons un escalier à plusieurs paliers. Patrick marche dans le sable noir,
très fin, pour prendre des photos au bord de l’eau. La température est élevée.
Nous suivons la promenade aménagée le long de la plage de sable noir, très
étendue, gratifiée de nombreux espaces paysagers où de superbes massifs de
fleurs jaunes retiennent notre attention. Des vacanciers se détendent sur la
plage, d’autres se baignent. Le premier croissant de plage aboutit à une petite
caverne et à un pont de pirate en bois qui enjambe les rochers qui séparent la
plage.
La
promenade s’éloigne un peu des rochers et
traverse un petit parc bordé de hauts palmiers à la riche végétation
exotique où les cactus en fleurs sont à l’honneur. Nous atteignons El Castillo
San Felipe, une ancienne forteresse militaire, vestige des quatre anciens forts
qui défendaient la ville. Je photographie un panneau bleu avec le nom de la
ville. Sous « Puerto de la Cruz » en lettres blanches, je lis les mots « Parte
de ti » [Une partie de toi] en lettres blanches sur un panneau orangé.
Subitement, nos yeux, perplexes, s’étonnent d’admirer une plage zen de galets
empilés qui me font penser à un territoire chamanique devant l’ampleur de
l’énorme entassement de roches qui se superposent pour se diriger vers le ciel
admiratif. Nous slalomons parmi les empilements et les centaines de petits tumulus
de pierres où un monticule équivaut à un désir. Je choisis un galet au sol et
je l’ajoute au sommet d’une petite éminence.
Plus
avant sur la côte, nous parvenons au « Farallón », un ensemble de hauts rochers
coupés verticalement qui font saillie dans la mer. Nous montons sur les
brise-lames où les vagues rugissent contre les blocs imprenables et se brisent
encore et encore. Nous quittons le littoral en suivant la calle Mequinez où trône
un superbe belvédère sur « El Peñon del Fraile », une grande roche volcanique
née de l'éruption du volcan Taoro en 1430. Le belvédère à six colonnes, rénové
au début des années 2000, fut érigé et financé par Don Antonio Perera au milieu
du dix-neuvième siècle en l’honneur de Luis Carlos Lavaggi de Camilli, un
Génois altruiste et philanthrope qui améliora et embellit artistiquement le
port avec ses réformes urbaines et esthétiques.
Une
légende raconte qu’au dix-neuvième siècle le pirate canarien Cara Perro, trapu,
le nez retroussé, les yeux petits et creux, la longue bouche aux dents
séparées, les cheveux noirs et la tête bombée, qui écuma les mers à bord de son
navire « l’Invencible », cacha dans une fissure du « Peñon del Fraile »
une fortune en kilos d'or qui attendent d'être trouvés.
Nous
retournons tranquillement à la voiture en suivant l’avenida de José María del
Campo Llarena où j’admire la décoration florale extérieure du « Floristería
Jardín Del Valle ». Nous foulons l’avenida Francisco Afonso Carrillo, où
Patrick me prend en photo devant une horloge digitale indiquant vingt-quatre degrés.
L’avenue, bordée de résidences touristiques sur la gauche et de végétation
fleurie sur la droite, nous amène à la calle Bencomo 2, d’où nous revenons sur
nos pas jusqu’au parking. Tout comme Agatha Christie en son temps, nous saluons
Puerto de la Cruz et nous retournons chez nous où nous arrivons un peu avant
dix-sept heures, une fois la voiture garée en face du magasin « Frutas Ricardo
» sur l’avenida 25 de Abril, à quelques cinq cents mètres de l’appartement.
La
pause est appréciée. Le blog est actualisé vers dix-neuf heures. Lors du dîner,
je croque une pomme, je savoure un smoothie fraise, banane et datte avec le
sablé aux amandes et une part de Bizcochada. Un temps de lecture précède la
suite de l’épisode d’hier sur le vaisseau Star Trek Discovery…
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| "nos" trois palmiers à 8:55 |
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| Chez Alteza, sur la calle de Key Muñoz |
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| je découvre des « chayotas » |
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| Nous découvrons des étals épars dont la présence se poursuit sur la
calle San Sebastián |
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| un long pain aux graines de la Panadería « San Bernardo » |
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| J’opte aussi pour une sorte de sablé aux amandes |
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| le stand de l’entreprise d'insertion professionnelle Afedes |
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| nous achetons un régime de bananes et une grosse papaye chez Virce |
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| Une photo du volcan Teide est prise depuis le parking sur la calle Fray
Cristóbal Oramas |
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| Nous garons la voiture sur un parking gratuit à côté de l’hôtel Maritim |
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| la « Punta Piedra Gorda », des rochers escarpés... |
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| la « Punta Piedra Gorda » |
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| la « Punta Piedra Gorda » |
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| la « Punta Piedra Gorda » |
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| la « Punta Piedra Gorda » |
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| la « Punta Piedra Gorda » |
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| L’aplomb vertigineux domine le littoral et nous offre d’admirer la ville
de Puerto de la Cruz |
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| la playa Jardín se dévoile à nos yeux étonnés |
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| Patrick sur la playa Jardín |
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| de superbes massifs de fleurs jaunes retiennent notre attention |
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| Le premier croissant de plage aboutit à une petite caverne et à un pont
de pirate |
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| La promenade s’éloigne un peu des rochers et traverse un petit parc bordé de hauts
palmiers à la riche végétation exotique où les cactus en fleurs sont à
l’honneur |
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| les cactus en fleurs sont à
l’honneur |
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| une plage zen de galets empilés qui me font penser à un territoire
chamanique |
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| je lis les mots « Parte de ti » [Une partie de toi] |
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| nous parvenons au « Farallón », un ensemble de hauts rochers [...] Nous montons sur les brise-lames où
les vagues rugissent contre les blocs imprenables |
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| « El Peñon del Fraile » au 19ème siècle |
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| un superbe belvédère sur « El Peñon del Fraile » |
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| l’avenida Francisco Afonso Carrillo bordée de
résidences touristiques sur la gauche... |
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| ...et de végétation fleurie sur la droite |
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| la calle Bencomo 2, d’où nous revenons sur nos pas jusqu’au parking |
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| Patrick me prend en photo devant une horloge digitale indiquant
vingt-quatre degrés |
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| ...et de végétation fleurie sur la droite |
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| Trajet à pied |
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| Trajet en voiture |
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| nous arrivons un peu avant dix-sept heures, une fois la voiture garée en
face du magasin « Frutas Ricardo » |
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