Les
rites matinaux et le petit déjeuner se succèdent. Lors du yoga des yeux sur le
balcon, j’effectue la salutation au soleil. La brume couvre l’océan aux confins.
Durant la matinée, je regarde sur le web des informations concernant la série «
Sex Education ». Le blog est actualisé vers onze heures trente. Je consulte les
blogs de Patrick et les boîtes de messagerie. Un mail m’annonce la signature d’une
caution solidaire par une personne proche pour garantir le paiement du loyer d’un
cousin par alliance. La porte est ouverte aux conséquences. Je sais, par nombre
d’expériences au sein de l’association « Stop à la détresse morale », que le
locataire, au courant de l’existence de la caution, finit par ne plus payer son
loyer. La personne qui a cautionné entre alors dans les problèmes financiers car
sa signature l’engage juridiquement. Elle devra payer le loyer à la place du
locataire en cas de défaillance de sa part. C'est un engagement lourd. La
personne concernée se rend-elle bien compte de toutes les conséquences de son engagement
? Les personnes qui l’ont poussée à s’engager ont-elles fait le bon choix ?
La
carte aux papillons est écrite. Midi vingt passent. Nous partons à La Orotava
pour effectuer des courses. Nous arrivons sur place à treize heures. Nous
longeons la façade ensoleillée du centre commercial « La Villa » pour
aller déjeuner chez Foster’s Hollywood. Le ciel est grand bleu. José apporte
deux « veggie burger », de l’eau gazeuse et une camomille. Nous
sortons du restaurant vers quatorze heures. Nos pas nous conduisent à la librairie
« Agapea – libros urgentes » où deux livres « El Principito » de
Saint-Exupéry sont achetés pour Soraya et Monsieur Virce. La jeune femme qui
nous amène devant le rayon prend plaisir à parler quelques mots en français. Le
Petit Prince semble être un succès mondial car partout lors de nos voyages nous
avons pu l’obtenir dans la langue du pays. Le rayon présente nombre d’ouvrages
dont un avec les textes conjoints en français et en espagnol. Antoine a écrit «
Le Petit Prince » à Eaton's Neck dans l’état de New York. Il fut publié en 1943
avec ses propres aquarelles chez Reynal & Hitchcock, en version anglaise et
française. La publication en France interviendra deux ans après la mort du
rêveur. Le beau Julio nous accueille à la caisse.
Une
demi-heure plus tard, nous réglons des courses chez El Campo sur le paseo de El
Teide. Les allées et places du centre portent des noms de l’île. Dans le centre
commercial, un peu partout, des affiches invitent à participer à un tirage au
sort, à partir de cinq euros d’achat. Le gagnant partira en weekend, en
amoureux pour fêter la Saint Valentin, au « Gran Meliá Palacio de Isora » dans
la station balnéaire de Alcalá à Tenerife. Nous retournons ensuite à Icod.
Nous
arrivons après quinze heures trente. La voiture est garée sur la calle Fray
Cristóbal Oramas, à cinq cents mètres de l’appartement. En chemin, proche de
l’appartement, je photographie un grand panneau surplombant l’avenida 25 de
Abril qui indique les directions dans Icod. Après l’envoi d’un mail à propos de
la caution, j’écris une carte postale pour des amis aux Estados Unidos de
America : Ken et Mary Jane, Sophie, Faina et Ellis. La pause est appréciée. Je
sirote un cacao et Patrick s’offre un jus d’orange. Nous allons nous promener
au centre-ville vers dix-huit heures. La réfection du local, situé dans la rue
à quelques pas de l’entrée de l’appartement, est terminée. La « Cofradía
Santíssimo Cristo Rescatalado del Calvario » [La fraternité du Christ Saint
sauvé du calvaire] va ouvrir. Les cartes sont postées. Chez Redi Movil, un
raccordement femelle-femelle est acheté pour trois euros à la compagne de Caja.
Le blender est rapporté chez Xiel Deco Hogar dans la calle San Agustín. Nous
sommes accueillis par deux dames charmantes et efficaces qui nous échangent le
moteur spontanément. Je suis enchanté du service et je l’apprécie pleinement en
tant qu’ancien commerçant. Nous cheminons vers le square pour admirer les
environs et prendre des photos. Deux sablés aux amandes, peut-être les mêmes
achetés dans le stand solidaire, sont emportés chez « Lekkery -mas que pan [
plus que du pain]». Autour du kiosque, un monsieur barbu au visage chaussé de
lunettes lit sur un banc, un autre se détend dans un farniente sur un banc
voisin, les yeux dans le vague, son sac à dos posé à sa droite. Deux amoureux
se content fleurette sur un troisième banc public. Sur un quatrième, deux
hommes regardent en souriant avec tendresse, tout comme moi, une fillette courir
pour se jeter dans les bras de sa maman qui s’est agenouillée pour l’accueillir
dans une étreinte empreinte d’éternité. Une brume vaporeuse transparente
enveloppe le volcan Teide. Une brumaille de beau temps, auréolée des reflets
dorés du soleil couchant, recouvre l’océan à peine visible.
Nous
revenons sur nos pas et, vers la mairie, nous suivons la calle Key Muñoz pour
effectuer des emplettes chez Alteza. Guacimara
nous sourit à la caisse. De temps à autre, Patrick entend parler
français dans la rue. Plus avant, dans la calle San Agustín, nous entrons à «
La casita de chocolate » où la jeune Mariola, à la chevelure blonde, qui porte
le prénom d’une célèbre soprano espagnole, s’active à démêler les cœurs roses du
rideau de porte à lanières fantaisie utilisé l’année dernière pour la Saint
Valentin. Nous lui achetons un Genoa cake anglais aux fruits de la marque
Waitrose, en lui souhaitant bon courage pour son ouvrage de patience. Un régime
de bananes est acheté chez Virce. Nous sommes de retour chez nous quelques
minutes plus tard.
Les
photos du jour sont chargées. La narration de la journée se continue sur le
chronojournal. Le dîner me regarde croquer une pomme, savourer les rondelles d’une
banane avec le sablé et une part de bizcochada. Je reprends la lecture du livre
« Dieu par la face nord » d’Hervé Clerc, commencé à Borly, avant d’embarquer
sur le vaisseau Star Trek Discovery qui se trouve projeté dans un univers
parallèle...
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| un tirage au sort |
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| un restaurant devant l'entrée du centre commercial |
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| José apporte deux « veggie burger », |
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| librairie « Agapea – libros urgentes » |
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| El Campo sur le paseo de El Teide |
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| La voiture est garée sur la calle Fray Cristóbal Oramas, à cinq cents
mètres de l’appartement. |
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| un grand panneau surplombant l’avenida 25 de Abril qui indique les
directions dans Icod |
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| La « Cofradía Santíssimo Cristo Rescatalado del Calvario » |
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| Deux sablés aux amandes, peut-être les mêmes achetés dans le stand
solidaire, sont emportés chez « Lekkery -mas que pan [ plus que du pain]». |
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| Une brume vaporeuse transparente enveloppe le volcan Teide |
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| Une brumaille de beau temps, auréolée des reflets dorés du soleil
couchant, recouvre l’océan à peine visible |
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| Autour du kiosque, un monsieur barbu au visage chaussé de lunettes lit
sur un banc |
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| nous entrons à « La casita de chocolate » où la jeune Mariola... |
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| Un régime de bananes est acheté chez Virce |
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| Le dîner me regarde croquer une pomme, savourer les rondelles d’une
banane avec le sablé et une part de bizcochada. |
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