Les
rites, le petit déjeuner et le yoga des yeux se suivent agréablement. Sur le
balcon, le soleil brille dans un ciel où les nuées vagabondent. J’entends les
doux trilles d’une tourterelle. Les chaises sur le parvis de la chapelle
attendent les fidèles. Je prends trois photos qui couvrent la vision alentour. Les dix heures
quinze prennent un bain de soleil. Nietzsche aborde la volubilité de
l’écrivain. Je consulte les blogs de Patrick. Je reprends la narration de la
journée de vendredi qui est publiée sur le blog à onze heures quinze. Celle de
la journée de samedi commence. Vers midi trente, le blog actualisé est à jour.
Nous
sortons pour aller déjeuner au centre-ville. Aucune trace de la fête d’hier ne
subsiste devant la mairie. Nous nous installons à la terrasse du restaurant «
Casa de comidas La Parada » en contrebas de la plaza Andrés. Sur la table, le
drapeau de Cuba flotte dans un petit pot composé de la pomme rouge de Blanche-Neige,
d’une banane jaune et d’un maraca noir et rouge. Melania prend notre commande à
treize heures. Le « Queso asado con mojo », les « champiñones al ajillo » et
les « papas arrugadas con mojos » sont apportés ensemble sur la table. Nous
apprécions les mets, toujours aussi savoureux. Un jeune couple anglophone vient
prendre place à la table voisine. Des papas leur sont servies en entrée. La
terrasse se remplit et toutes les tables sont occupées. Sur l’addition, je
remarque que les prix affichés sur la carte sont « impuestos » [hors-taxes].
Elles se montent à un peu plus de six pour cent. Après le repas, Melania nous
gratifie d’un grand sourire quand nous la remercions.
Les
quatorze heures s’annoncent dans une dizaine de minutes. Nous allons nous promener
dans le parc Andrés. Un couple bavarde sur un banc devant un superbe arbuste
buissonnant, originaire d’Australie, à la floraison remarquable. J’admire à
chacune de nos venues les longues étamines rouge vif à l'extrémité des rameaux
du callistemon laevis, communément appelé « rince-bouteilles » en raison de ses
inflorescences qui ressemblent à des
écouvillons ou à des goupillons. J’ai lu dans un article de presse que la plaza
Andrés serait la plus belle de l’île avec, notamment, ses variétés d’arbres, de
plantes et de fleurs. Un monsieur promène deux chiens tout en pianotant sur un
smartphone en marchant. Derrière l’église, je remarque pour la première fois le
nom d’un arbre vénérable, à la cime arrondie, au tronc penché et à l'écorce
lisse, supporté par un tuteur, que nous admirons souvent. Il s’agit d’un
dombeya x cayeuxii, souvent ombragé par le mur de l’église. Entourées par la
ramure exubérante, les fleurs qui pendent s’organisent en ravissantes ombelles.
Elles se ramifient en plusieurs tiges centrifuges qui forment un bouquet de
grappes aux pétales en nuances de rose orangé.
Après
ces instants de beauté, nous retournons chez nous. En quittant la place, nous
entrons chez Lekkery où nous achetons quelques douceurs pour le dîner. Je
remarque dans la vitrine un beau gâteau d’anniversaire blanc nappé en jaune,
décoré de fleurs en pâte d’amande, où les mots « Feliz cumpleaños Ariana », à
l’écriture déliée en chocolat, souhaitent un joyeux anniversaire à Ariana. Plus
avant sur la rue, je vois une affichette sur la vitrine d’un commerce. La «
Día del Padre » [Fête des pères] est annoncée pour le mardi 19 mars. Patrick
lit sur un mug blanc, qui participe au graphisme attrayant, les mots « El mejor
papá del mundo » [Le meilleur papa du monde].
Après
quatorze heures trente, nous ressortons pour une promenade. Nous descendons
l’avenida 25 de Abril. Patrick photographie pour moi avec le zoom une superbe
villa bleue que je regarde souvent à distance dans le paysage côtier. Les
poules caquettent et les coqs chantent en contrebas du muret qui longe le
trottoir ; une basse-cour sauvage inopportunément baignée des détritus jetés
par-dessus bord par les passants. Nous continuons sur la calle Francisco
Miranda. Nous passons à proximité du restaurant Pizzería Family, vanté sur
Internet avant notre départ et pourtant toujours fermé depuis notre arrivée sur
l’île. Nous suivons le camino de Alzola qui plonge dans les bananeraies. Une
vue panoramique nous offre de contempler un océan de bananiers. Je m’attarde un
instant devant les délicats pétales bleu lavande d’une celestina [dentelaire du
Cap]. Un peu plus bas, nos regards sont interpellés par une masure en ruine qui
cache son désarroi dans la végétation envahissante. Au travers d’une porte en
bois fatiguée, je vois le sol jonché de feuilles de palmier séchées. En face de
la maison délabrée, j’admire les fleurs jaunes d’un aloe vera qui s’élancent en dessus
de fleurs tropicales violines. Plus avant, d’autres fleurs ravissent le regard.
Nous voyons le Roque de Garachico à distance. Dans les plantations, nous
apercevons des toitures ; les maisons sont cachées par les hautes feuilles des
bananiers. Au bas du chemin, je pose mon regard sur une superbe villa en
terrasses, aux balustrades blanches et aux façades terre de sienne. Les régimes
de bananes nous entourent, certains protégés dans des fourreaux en plastique
bleu. Deux choix s’offrent à nous pour continuer la promenade. À gauche, nous
pouvons aller à El Guincho, un hameau de Garachico. Nous prenons à droite. Nous
suivons le camino Cuatro Caminos, nous passons devant la « Casa Camillo ». De
jolies maisons bordent le chemin. Je suis sous le charme d’une habitation dont
les murs enduits de plâtre blanc laissent apparaître par endroits la pierre
brute. Des résidences, à l’accès interdit, dévoilent des maisons originales aux
couleurs variées. Les entrées des plantations, photographiées de temps à autre,
sont également interdites d’accès.
Le chemin aboutit au camino las Barandas. Nous prenons à gauche pour nous approcher du littoral. Une agréable perspective donne l’impression que le camino plonge dans l’océan. Les bananes par milliers continuent de nous entourer. L’entrée de certaines propriétés, le long de notre trajet, est protégée par de hautes portes munies d’un système d’alarme, relié parfois à la police. Sur un portail impressionnant, je vois la représentation de la gueule d’un chien qui montre les crocs. Je m’interroge sur la nécessité de toutes ces protections dans un lieu isolé inondé de bananeraies. Comme devant le musée des poupées, j’observe les trompettes orange des lianes aurore qui accaparent la végétation au-dessus d’un mur en pierres. En contrebas du chemin, nous sommes tout surpris de découvrir la plage de San Marcos où nous sommes allés le samedi 9 février. Des bananeraies en terrasses se dévoilent sur les coteaux qui surplombent la plage. Un bassin circulaire presque vide montre des fresques sur la partie intérieure ; une acrobatie pour effectuer ces réalisations. Le chemin plonge entre les plantations en sinuant jusqu’au littoral. Les vagues, infatigables, continuent inlassablement d’assaillir les récifs. Nous décidons de revenir sur nos pas pour éviter de devoir regrimper la pente. Le soleil darde de chauds rayons et nous sommes tout transpirants. Nous sommes étonnés de voir que le camino las Barandas passe avantageusement sous la route TF 42 pour joindre le rond-point à l’entrée d’Icod. Je photographie les deux panneaux suspendus au travers de la route, dont celui indiquant la sortie pour Icod, suivie quand nous revenons de La Orotava. Nous atteignons la calle Francisco Miranda. Sur un toit-terrasse en contrebas de la rue, une dame étend son linge.
Le chemin aboutit au camino las Barandas. Nous prenons à gauche pour nous approcher du littoral. Une agréable perspective donne l’impression que le camino plonge dans l’océan. Les bananes par milliers continuent de nous entourer. L’entrée de certaines propriétés, le long de notre trajet, est protégée par de hautes portes munies d’un système d’alarme, relié parfois à la police. Sur un portail impressionnant, je vois la représentation de la gueule d’un chien qui montre les crocs. Je m’interroge sur la nécessité de toutes ces protections dans un lieu isolé inondé de bananeraies. Comme devant le musée des poupées, j’observe les trompettes orange des lianes aurore qui accaparent la végétation au-dessus d’un mur en pierres. En contrebas du chemin, nous sommes tout surpris de découvrir la plage de San Marcos où nous sommes allés le samedi 9 février. Des bananeraies en terrasses se dévoilent sur les coteaux qui surplombent la plage. Un bassin circulaire presque vide montre des fresques sur la partie intérieure ; une acrobatie pour effectuer ces réalisations. Le chemin plonge entre les plantations en sinuant jusqu’au littoral. Les vagues, infatigables, continuent inlassablement d’assaillir les récifs. Nous décidons de revenir sur nos pas pour éviter de devoir regrimper la pente. Le soleil darde de chauds rayons et nous sommes tout transpirants. Nous sommes étonnés de voir que le camino las Barandas passe avantageusement sous la route TF 42 pour joindre le rond-point à l’entrée d’Icod. Je photographie les deux panneaux suspendus au travers de la route, dont celui indiquant la sortie pour Icod, suivie quand nous revenons de La Orotava. Nous atteignons la calle Francisco Miranda. Sur un toit-terrasse en contrebas de la rue, une dame étend son linge.
Les
seize heures se protègent du soleil quand nous arrivons chez nous. Selon les
indications de l’application « cœur » de l’iPhone, nous avons parcouru à pied
aujourd’hui plus de six kilomètres, soit plus de neuf mille pas pour un
dénivelé équivalant à une trentaine d’étages. Nous sommes quelque peu fourbus
après cette agréable balade sous les rayons intenses du soleil. Les photos sont
chargées et la narration de la journée commence. Après la pause-détente,
Patrick se détend avec une aventure de la série « Champions ».
Lors
du dîner, après la pomme, je savoure avec des rondelles de banane le sablé aux
amandes et le croquant, aux brisures d’amandes, enrobé de chocolat aux
extrémités. Patrick parle des coulisses de l’Eurovision et des dérapages de
certains pays dont l’Italie. La soirée nous offre de nous détendre avec la
lecture et le cinéma. Sophie et Xavier, Anaïs et son amoureux vont se promener à
Balsièges et à l’ermitage de Saint-Chaoussou où, selon la légende… un certain Chaoussou vint expier une vie de
débauches à l’époque où d’autres partaient en croisade. Je commence la
lecture du livre « Les Portes de la perception » d’Aldous Huxley qui écrit : « Nous vivons ensemble, nous agissons et
réagissons les uns sur les autres ; mais toujours, et en toutes circonstances,
nous sommes seuls »… L’aventure vécue sur le vaisseau Star Trek Discovery
se montre palpitante et passionnante. Des discussions sur la religion,
l’évolution et l’interventionnisme ponctuent le sauvetage d’une planète dans le
quadrant Beta rendu possible grâce au moteur sporique…
Second appareil photo :
Second appareil photo :

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