samedi 9 mars 2019

Enterrement de la sardine à Icod…


    Lors du yoga des yeux sur le balcon, le vent s’engouffre dans la ramure des arbres. Ce puissant souffle taquin s’amuse à jouer au blizzard. Le soleil brille et les nuées se sont envolées. Je me concentre lors de la lecture de quelques paragraphes de Nietzsche. Les neuf heures quarante-cinq frissonnent au sifflement du vent tumultueux. Je consulte les blogs de Patrick et les messageries. Je reprends la fin de la narration du retour de Santa Cruz. La page de la journée de mercredi est actualisée sur le blog avant onze heures. La valse des mots continue sur le chronojournal. En fin de matinée, nous effectuons des courses pour le déjeuner. Monsieur Virce, fidèle à lui-même, arrondit à dix euros le montant de dix euros quatre-vingt affiché sur le cadran digital de la caisse. Un énorme régime de bananes fait partie de nos emplettes.

            Le repas nous offre d’apprécier le nouveau beurre acheté hier. La chair de l’avocat fond dans la bouche. Celle d’un des tamarillos, habituellement  rouge violacé, est orange. L’après-midi se déroule dans une ballade littéraire dans l’univers des mots qui ont la faculté de pouvoir changer ceux qui les lisent et d’émouvoir celui qui les écrit. Leur magie, leur capacité à bouleverser l’âme, à favoriser l’introspection, m’entraînent dans une fascinante et réjouissante créativité. Des escapades sur le web ponctuent l’ouvrage et offre de voyager vers d’autres destinations grâce aux fils de la toile Internet tissés à l’infini. Patrick se détend avec un épisode de la série « Champions ». La pause-détente s’intercale sur la trame des minutes qui s’écoulent agréablement.

            Vers dix-huit heures, nous allons nous promener. Au bas de la rue, nous croisons deux jeunes filles en vêtements de carnaval. Dans la calle San Agustín, l’exploitant de « Redi Movil » joue au ballon sur la chaussée avec son jeune fils devant le magasin dont la porte est grande ouverte. Les clients sont rares en ce jour spécial. Un air de fête s’est emparé de la rue après l’enterrement de la sardine. Nous atteignons la place de la mairie où le char du gros poisson aux écailles grises est immobilisé devant les commerces. Une animation bonne enfant bat son plein dans la musique et la bonne humeur. Des citadins sont grimés en habits de carnaval. Les perruques de couleur décorent les têtes. Des veuves en noir pleurent la mort de la sardine. Je prends des photos tout en slalomant entre les personnes. D’élégants messieurs en veste, pantalon et chapeau, blanc et rouge, une canne avec un pommeau argenté dans la main, se dandinent en fredonnant. Je reconnais un costume des carnavals d’Icod et de Santa Cruz. Je presse le pas devant le restaurant « Agustín Y Rosa » sur la calle San Sebastián, où une musique très forte accompagne les personnes qui font la fête. Un homme est déguisé en danseuse de flamenco. Sa robe rouge à petits pois noirs attire le regard. Plus avant, nous flânons sur la place Andrés. Nous retournons chez nous en suivant tour à tour l’avenue de Canarias et l’avenue de 25 de Abril.
            


            Le dîner, similaire à celui d’hier, un temps de lecture et de cinéma, avec la série « Please like me », terminent cette journée majoritairement narrative. Un orchestre défile en contrebas de la rue. Des feux d’artifice explosent dans le ciel d’Icod quand nous entrons au pays des rêves…















 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire