mercredi 6 mars 2019

De Santa Cruz à Icod…


    Lors de notre venue au restaurant, nous intégrons une petite file d’attente car toutes les tables du petit déjeuner sont occupées. Une fois assis à une table ronde, dressée en un tournemain après le départ des précédents clients, j’effectue une sélection similaire à celle d’hier. Une part de cake à la farine complète et aux graines est savourée avec des dattes ; absentes du buffet, elles m’ont été fournies dans une coupelle par une jeune employée attentive et efficace. En première page du journal « The Times of London », une photo de Kylie Jenner, version Daenerys Targaryen, devenue milliardaire à vingt et un ans, attire mon attention. Kylie a grandi devant les caméras de l’émission familiale « L'Incroyable Famille Kardashian » créée en 2007. Ses prouesses sur YouTube, sur Instagram et les fabuleux bénéfices de sa société de cosmétiques la propulsent sur le devant de la scène car elle est devenue la plus jeune femme milliardaire au monde, devant le fondateur de Facebook en son temps. Durant la collation, j’admire la célérité du personnel qui dresse en moins d’une minute les tables débarrassées.

            Nous regagnons la chambre. Je pratique le yoga des yeux. Les dix heures pianotent sur la trame de la matinée quand j’écris sur le chronojournal la suite du récit lié à notre escapade à La Laguna. À midi, à la réception, nous restituons à un beau jeune homme les cartes magnétiques de la chambre. Nous réglons par carte de crédit à l’automate les vingt-quatre euros pour les deux jours de stationnement. Patrick prend le volant. En quittant le parking, pour lever la barrière, j’introduis le ticket de sortie dans la fente, trop éloignée de la portière du conducteur. Un synchronisme profite agréablement à une dame qui arrive au parking. La portière de sa voiture est également trop éloignée du distributeur. Je prends le ticket à sa place pour le lui donner. Elle me remercie avec un large sourire amusé. Le long du trajet vers Icod, je repère une « Estación de bomberos » [caserne de pompiers] facilement reconnaissable sur l’île avec ses couleurs rouge sang et bleu intense. Celle d’Icod, devant laquelle nous passons régulièrement, est magnifique dans son écrin de verdure. Un avion de ligne en descente survole la route et approche dans une vision spectaculaire.

            Nous nous arrêtons à La Orotava pour effectuer des courses chez Al Campo. Je choisis une douzaine de tamarillos, deux kiwis mûrs pour le dîner et deux plaques de chocolat noir à 85%, à nouveau disponibles. Au rayon fruits secs, une dame munie d’une petite pelle en plastique trie avec précision ce qu’elle désire dans un bac au contenu varié. J’attends la fin de son trifouillage pour pouvoir prendre des noix du Brésil. Nous déjeunons chez Foster’s Hollywood. José et Carmen sont à nos petits soins. La nature de nos boissons est connue. Je récidive avec un « Fried Mac Cheese ». Patrick choisit un « Veggie burger ». Un mail de Sonia se dévoile sur l’iPhone durant la préparation du repas. Une mamie avec ses deux petits-fils passe un agréable moment à la table derrière moi. Le smartphone de la dame leur offre des instants ludiques ; des photos sont regardées. Après leur départ, je regarde le menu pour enfants resté sur la table dont la couverture colorée est attrayante. Des héros de comics entourent les mots « Star Kids ». Les mets, toujours bien présentés, sont savourés tranquillement. Nous reprenons la route après le repas.

            Nous arrivons à Icod vers quinze heures. J’arrête la voiture vers l’appartement et j’allume les feux de détresse le temps de décharger le coffre. Je gare ensuite l’auto en haut de la rue. En revenant chez nous, devant le « Centro Infantil Piolin », je m’attarde devant le dessin géant d’un clown dessiné par les enfants pour le carnaval. Le contenu des bagages est rangé, l’ordinateur est allumé, les mots naissent sur le chronojournal. Leur valse qui tisse la narration de notre voyage est interrompue lors de la pause-détente où le cacao au lait de riz et le chocolat noir offrent leur saveur aux papilles. Nous allons nous promener. Les trois palmiers regardent l’océan où le ciel hésite entre une robe de bure et une robe céruléenne. Nous allons nous promener. La dame assise sur le trottoir surélevé du commerce porte aujourd’hui une doudoune bleu clair et un pantalon bleu pétrole. Ses vêtements suivent les variations de température, plus décousues en ce moment. Chez Redil Movil, nous achetons une nouvelle coque munie d’une fenêtre pour protéger l’iPhone. La jeune commerçante asiatique, un bébé dans les bras aux cheveux noirs tout ébouriffés, nous guide parmi les centaines de modèles vers ceux adaptés à notre appareil. Le modèle choisi, à huit euros, coloré comme la peluche sur la table de l’appartement, porte les mots « Never give up » [N'abandonne jamais]. Après la mairie, un retrait d’espèces est effectué à la CaixaBank. Sur la place Andrés, des fleurs jaunes fraîchement écloses, aux pétales perlés de gouttes de pluie, frissonnent sous la caresse du vent. En quittant la place, le regard de Patrick est attiré par une nouvelle vitrine chez Ale-Hop où des enceintes audio se présentent sous diverses formes, ludiques pour certaines. Des informations visuelles les concernant défilent sur un écran vertical. Devant le magasin, la vache noir et blanc, la tête sous un parapluie transparent, regarde les pavés en pierre et les dalles gris souris mouillés de pluie où se reflètent les reliefs des façades de la rue. Une coccinelle jaune vif circule à vive allure dans un souffle sur la chaussée aux nuances de gris. Nous sommes de retour de la promenade un peu avant dix-neuf heures. Les trois palmiers sourient aux nuances de rose venues colorer les nuages.

            La page de lundi est actualisée sur le blog une quarantaine de minutes plus tard. Lors du dîner, je croque une pomme, je savoure une banane et deux kiwis bien mûrs. Un temps de lecture avec Sophie et Melvin précède le premier épisode de la seconde saison de Star Trek Discovery. Le capitaine Pyke, venu à bord de l’USS Entreprise, prend les commandes du Discovery. Les graphismes sidéraux, très élaborés et éclatant de couleur, me séduisent…



















                                 Second appareil photo :



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