samedi 16 mars 2019

Feria del Descuento en Icod…


    Dans les rêves… bien qu’il soit mort, je rencontre Gilbert qui se promène avec Arlette, toujours vivante. Les rites et le petit déjeuner se regardent plaisamment avec les yeux de la routine. Lors de ma présence sur le balcon, je me joins à l’arbre majestueux pour suivre le mouvement de la vie. Les dix heures s’intéressent à Nietzsche quand je lis la phrase : « Notre vie à nous aussi doit finir par triompher à nos propres yeux ! » [« Le Gai savoir » - paragraphe 99 - page 150 ]. Je consulte les messageries et les blogs de Patrick. Un mail de Thérèse se dévoile. Un sms est envoyé à Monique. Je lis dans un tweet la phrase : « Un manque de communication ça peut tellement gâcher tant de bonnes choses ». La narration de la journée de jeudi se poursuit. Le blog est actualisé à onze heures quarante-cinq. Le récit de la journée d’hier est confié au chronojournal après le chargement des photos.

            Avant le déjeuner, nous effectuons quelques courses chez Monsieur Vircé qui arrondit une fois de plus en notre faveur la somme à lui payer. Nous intégrons la file d’attente de la boulangerie pour acheter un pain de seigle. Durant le repas, j’apprécie les derniers tamarillos achetés chez El Campo, gardés dans le frigo. Plus que mûrs, ils restent savoureux. Un fruit ou un légume étonnant !

            Quand les quatorze heures sonnent, nous marchons sur la calle San Agustín où la « Feria del Descuento » [Foire à la remise] bat son plein dans la rue. Nous avançons entre les chapiteaux blancs installés par les commerçants. Devant les banques et autres établissements fermés, d’autres chapiteaux apportent de la nouveauté. La boulangerie pâtisserie San Bernardo, qui propose régulièrement l’achat de quatre pains pour un euro, étoffe son offre sur un comptoir. Un orchestre joue à l’angle de la calle El Tigre. Le batteur s’en donne à cœur joie. Une animation bon enfant entoure l’orchestre. Nous flânons. La foire se poursuit sur la Calle San Sebastián, après la place de la mairie. Sur un stand, devant « notre » banque où nous effectuons un retrait d’espèces, nous repérons des douceurs protégées par un voile transparent en toile crème légèrement ajourée. Nous arrivons au parc Andrés où nous prenons plaisir à nous promener. Des enfants jouent au ballon. La beauté du site nous enchante à chacune de nos visites et les yeux trouvent toujours à se poser sur de nouvelles découvertes. La pancarte des travaux à côté de la porte de l’église a été enlevée ; les photos deviennent plus esthétiques. Nous flânons comme les promeneurs. Nous montons plus haut sur la plaza de la Pila, peut-être la plus ancienne de la ville. Je pose mon regard sur les racines aériennes du vénérable laurier indien. La « pila » [source d'eau potable] de la fontaine, au centre de la place, se souvient des hôtels particuliers et des maisons à l'architecture canarienne typique édifiés au dix-septième siècle.

            Nous revenons sur nos pas. Nous achetons trois douceurs sur le stand repéré à l’aller. Le prix total, inférieur à quatre euros, surprend par sa modicité. Sur un autre étal, de séduisants calepins retiennent l’attention. Nous achetons pour moins de deux euros un modèle où un globe terrestre décore la couverture qui s’inspire de l’astronomie. La fillette du vendeur, les cheveux à la Fifi Brindacier, mignonne dans un sweat rose bonbon à capuche, assise de dos devant une petite table bleue, s’amuse dans son univers. Un tabouret rond jaune à sa droite semble venir du dôme. Sur la calle San Agustín, nous entrons chez Calzados Campos où j’essaie une paire de sandales en cuir fauve fabriquée en Espagne, inadaptée pour la marche dans les grimpettes. En face du magasin, le guitariste barbu au chapeau de cow-boy continue de jouer. Il chante un air de bluegrass. Je pense à Ken, notre ami texan, chez qui nous avons découvert avec son épouse Barbara, décédée depuis, cette branche de la musique country. Je dépose une pièce. Plus avant, nous entrons dans le magasin Inside où deux « camisetas » sont achetées en promotion à Candelaria. Je les photographie sur le cintre avant de partir. Les mots « Think less, Live more » [Penser moins, Vivre plus] se dévoilent au bas de la face avant de mon tee-shirt. Une quinzaine de minutes plus tard, nous sommes chez Xiel Deco-Hogar où nous regardons les rasoirs au travers d’une vitrine. Le patron s’approche et la déverrouille spontanément pour permettre de choisir plus facilement un modèle. Patrick opte pour un « afeitadora » [rasoir] de la marque Braun acheté pour une trentaine d’euros. Nous retournons ensuite nonchalamment à l’appartement.

            Les quinze heures trente s’annoncent quand je reprends la narration d’hier. Patrick met en charge le rasoir Braun. Après la pause-détente, Patrick se détend avec les deux premiers épisodes de la série « Everything Sucks ! ». J’œuvre sur l’ordinateur. Lors du dîner, après la pomme, nous nous partageons deux des douceurs artisanales, dont une sans sucre agrémentée de petits morceaux de pomme. Je savoure chaque moitié avec des rondelles de banane. La lecture sur le canapé à côté de Patrick, qui embellit le début de la soirée, laisse place au cinéma. Nous regardons les trois derniers épisodes de la série « Please like me ». Le premier épisode, enchanteur et original, se déroule dans un grand restaurant où Josh et ses parents savourent les quinze plats d’un menu dégustation en se remémorant des souvenirs et en exprimant leurs émotions. A un moment donné, Alan se lève et mime la démarche d'un émeu en se déplaçant dans la salle sous les rires de Josh et Rose. Leur « cuenta » se monte à neuf cents dollars canadiens. Les deux derniers épisodes, tristes et décevants, voient la mort de Rose et l’emménagement de Josh dans un loft sans charme acheté à un million de dollars suite à la vente de la maison de sa mère qui s’est suicidée. Quand la caméra s’éloigne de la dernière scène, Josh et Tom, tous les deux esseulés du cœur, passent une soirée privée de joie…


































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