lundi 18 mars 2019

Appel de Chantal G…


    Les ablutions et le petit déjeuner se succèdent avec bonne humeur. Un beau croissant en forme de crabe, acheté à l’aurore par Patrick, remplace les oléagineux. Lors de ma présence sur le balcon, le soleil brille. Le vent tourmente les nuées qui se sauvent. Quand je regarde le disque solaire, j’imagine l’espace d’un instant sept milliards de regards dirigés vers la source de vie dans un remerciement du cœur pour ses innombrables bienfaits. Les neuf heures quarante-cinq n’osent imaginer la subite métamorphose humaine suite à cette improbable vision. Je consulte les messageries et les blogs de Patrick. Après dix heures, j’envoie par mail au Texas nos remerciements affectueux aux vœux chaleureux de notre ami Ken pour la fête de Patrick et pour mon anniversaire. Une vingtaine de minutes plus tard, je valide mes propositions sur le site du granddebat.fr. La page de samedi est actualisée sur le blog avant midi trente. En lisant le récit de cette journée, Patrick éclate de rire à propos du rasoir acheté samedi. Je regarde les quelque deux cents photos prises hier.

            Des courses sont effectuées chez Monsieur Virce dont un yaourt et deux prunes jaunes. Nous passons à la boulangerie avant de retourner à l’appartement. Durant le déjeuner, je savoure avec quelques chips la chair fondante d’un gros avocat mûr de Tenerife qui dévoile un goût d’amande. D’une consistance crémeuse proche du beurre, il mesure une petite quinzaine de centimètres. Un gros quignon de pain de seigle, coupé en deux et tartiné de beurre, accompagné de fromage au lait frais, complète mon repas. Les treize heures quarante-cinq sourient quand je m’installe devant l’ordinateur. Je poursuis le récit de la journée d’hier tout en me promenant sur la toile Internet. Après seize heures trente, un appel de Chantal G. me comble de joie. Je bavarde plaisamment avec mon amie de longue date, connue au début de la création de l’association « Stop à la détresse morale », qui appelle pour me souhaiter mon anniversaire le lendemain pour éviter de me déranger le jour même ; quelle délicatesse quand on sait que le téléphone portable peut nous surprendre dans n’importe quelle circonstance. Elle vit maintenant avec son mari Gilles dans un petit village du département de Lot-et-Garonne. Dans un échange atemporel, nous conversons pendant une quinzaine de minutes et nos pulsions cardiaques suivent nos émotions.

            La pause-détente me permet de relâcher mon attention dans l’univers des mots. Le cacao au lait de riz est siroté lentement avec un carreau de chocolat. Une promenade au centre-ville s’offre à nous. La place Andrès devient notre destination préférée dans Icod. Le ballet des oiseaux se produit à nouveau dans un magique déploiement de leurs ailes. Ils évoluent en quadrilles qui tourbillonnent et s'entrelacent dans une danse aérienne dont la chorégraphie se répète pour la troisième fois. Après ces instants de beauté, nous allons effectuer des courses chez Alteza où la blonde Maricelis nous accueille à la caisse. En retournant chez nous,  je m’approche d’une dame chargée de commissions qui tente d’entrer chez elle sur la calle Infanta Isabel. Quand elle comprend mon dessein, son visage s’illumine. Je lui tiens la porte ouverte. Elle entre ses sachets dans le hall sans plus se préoccuper du battant récalcitrant, identique à celui de la porte de notre immeuble. Elle me gratifie ensuite d’un grand sourire en me tendant la main. Je la serre en lui adressant un beau sourire.
           


       Après dix-huit heures quarante, je reprends la narration de la journée d’hier. Patrick se détend avec la série « Everything Sucks ! ». Lors du dîner, je croque une demi-pomme. Je savoure un yaourt à la saveur noix de coco que j’ai mélangé dans l’après-midi à la pulpe des deux prunes très mûres. Des rondelles de banane et une barre chocolat banane Naturjube complètent la collation. Au salon, confortablement installé à côté de Patrick, je retourne dans l’univers de Sophie grâce à la magie de la lecture. Elle trouve fortuitement une lettre posthume écrite par sa mère à son attention avant sa mort. Deux épisodes de la série « The Good place », toujours aussi farfelue, se déroulent en apnée et égaient la suite de la soirée…









 


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