Le
souvenir d’un rêve flotte à la surface de la conscience au lever… où il est question d’un premier prix remporté par Hervé, le frère de
Patrick, pour la publication de son livre sur le Maroc. Les rites et le petit
déjeuner se portent garant du bon déroulement de la journée. Lors du
yoga des yeux sur le balcon, un homme et une femme bavardent plaisamment sur un
banc dans le parc de la chapelle. Le soleil brille, les nuées se promènent sous
le léger souffle du vent devenu tiède. Les neuf heures quarante arrivent sur la
pointe des pieds. Après quelques propos concis de Nietzsche, je consulte les
blogs de Patrick et les messageries. Je reprends la narration du carnaval à
Santa Cruz.
Nous
effectuons des courses chez Virce avant de déjeuner chez nous. Un pain de
seigle, un cake aux amandes et aux noix sont achetés à la boulangerie pour un
euro soixante. Je regarde Patrick pour voir si j’ai bien compris la somme à
payer. Les deux jeunes employées, toujours souriantes et enjouées, rayonnent
dans le cœur des clients. Des tamarillos, un avocat mûr et des chips, du pain
tartiné de beurre crémeux et du fromage de chèvre frais ravissent mes papilles
lors du repas. Je reprends la narration du carnaval un peu avant quatorze
heures. La relecture du récit se termine vers quinze heures. Le format des
quelque cent cinquante photos à publier sur le blog est réduit automatiquement
par PhotoFiltre. Une trentaine de minutes plus tard, le blog du voyage s’actualise
avec la page de mardi grâce à la magie de la toile Internet. Patrick, en face
de moi, un casque sur les oreilles, écoute sur son ordinateur une émission sur
la représentation gay dans les vidéos. Je charge les photos des deux derniers
jours. Je commence la narration de la journée d’avant-hier. Patrick se détend
avec un épisode de la série « Champions ».
Lors
de la pause-détente, le cacao au lait de riz et le chocolat noir à 85%
apportent un bien-être après ces instants de concentration. Nous allons prendre
l’air. Nos pas nous emportent vers le centre-ville. Sur un présentoir, dans le
commerce où des cartes d’anniversaire ont été achetées précédemment, je photographie
une affiche qui annonce la « Feria del Descuento » à Icod le samedi 16 mars. Plus
avant, nous entrons chez « Xiel Deco Hogar » sur la calle San Agustín où
nous achetons à dix-huit heures dix une ampoule de forte puissance, à deux
euros quarante, pour éclairer le palier du premier étage de notre habitation.
Nous apparaissons en direct sur le grand écran à l’entrée du magasin. Je nous
photographie dans cette émission en direct. Une webcam cachée aux yeux
globuleux, performante et rigolote dans sa forme, capture les silhouettes des
clients qui entrent. Sur la plaza Andrés, nous apprécions la promenade romantique
et agréable. Les trompettes des daturas continuent de me séduire. L’entrée de
la Casa del Drago est satisfaite de garder son cadre de fleurs décoratives. Un
gamin au K-way rouge regarde en direction de l’océan depuis la pergola.
Derrière l’église, nous foulons l’allée pavée, ombragée, baignée de silence,
bordée de réverbères en fonte à une lanterne, qui surplombe d’anciennes
toitures. Sur le toit-terrasse au carrelage grenat d’une petite maison, du
linge sèche mollement sur un étendoir. Une feuille jaune ovale nervurée de
vert, d’une quinzaine de centimètres de longueur, tombe délicatement sur ma
tête. Je l’attrape et je l’emporte. Je salue une jeune fille assise sur un muret
en haut des escaliers qui donnent sur la belle bâtisse ocre jaune du restaurant
Carmen. Elle me fait un sourire et un timide signe de la main. Patrick voit que
la Casa del Plátano est ouverte aujourd’hui. Avant de quitter la place, je
regarde en contrebas la calle San Sebastián où un grand masque de carnaval
bleu, blanc, rouge, flotte en travers de la rue entre la pâtisserie Lekkery et
le magasin Ale-Hop. Un magnifique pandanus s’épanouit en largeur vers la
sortie. Nous allons effectuer des courses chez Alteza en bas de la mairie. Nous
achetons du beurre traditionnel des Asturies. Daida Maria nous accueille à la
caisse à dix-huit heures quarante.
De
retour chez nous une vingtaine de minutes plus tard, Patrick change l’ampoule
du palier. Je retourne dans le royaume des mots qui créent les univers
imaginaires et narratifs. La partition du dîner est similaire à celle d’hier. Dans la soirée, durant le temps de lecture, je lis dans le livre « Le
Contact Divin » de Melvin Morse que le médecin canadien Michael Persinger a
réussi à stimuler le lobe temporal droit avec un équipement électromagnétique,
ce qui a permis à ses étudiants de vivre une expérience hors du corps physique.
De son côté, sur le causse, Sophie tombe amoureuse de Xavier, un beau jeune
homme blond. Je retrouve ensuite avec joie les attachants protagonistes de la
série « La sorcière éternelle »…
Second appareil photo :
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